The Prague Post - A Londres, les manifestations anti-immigration inquiètent demandeurs d'asile et habitants

EUR -
AED 4.193314
AFN 74.218449
ALL 93.772369
AMD 418.576664
ANG 2.044306
AOA 1047.04314
ARS 1700.213522
AUD 1.639359
AWG 2.055264
AZN 1.954989
BAM 1.955224
BBD 2.302122
BDT 140.878489
BGN 1.93067
BHD 0.430973
BIF 3400.398053
BMD 1.141814
BND 1.475465
BOB 7.905727
BRL 5.836265
BSD 1.142963
BTN 108.882917
BWP 15.458445
BYN 3.267337
BYR 22379.54574
BZD 2.298823
CAD 1.62246
CDF 2578.214825
CHF 0.922976
CLF 0.026938
CLP 1060.18761
CNY 7.738014
CNH 7.744094
COP 3761.891537
CRC 519.946795
CUC 1.141814
CUP 30.258059
CVE 110.232519
CZK 24.262167
DJF 203.540026
DKK 7.477708
DOP 67.120223
DZD 152.106656
EGP 56.704292
ERN 17.127203
ETB 183.350775
FJD 2.549903
FKP 0.851958
GBP 0.852004
GEL 3.020066
GGP 0.851958
GHS 13.104139
GIP 0.851958
GMD 83.924136
GNF 10025.046063
GTQ 8.72143
GYD 239.099548
HKD 8.949541
HNL 30.599984
HRK 7.536538
HTG 149.585924
HUF 356.006193
IDR 20644.617129
ILS 3.437886
IMP 0.851958
INR 108.849659
IQD 1497.358795
IRR 1569708.189451
ISK 143.45685
JEP 0.851958
JMD 180.596786
JOD 0.809541
JPY 185.550447
KES 147.736469
KGS 99.850223
KHR 4607.642332
KMF 493.263371
KPW 1027.632602
KRW 1711.75028
KWD 0.35346
KYD 0.952519
KZT 538.841227
LAK 25774.405425
LBP 102355.740299
LKR 383.477006
LRD 207.568839
LSL 18.617214
LTL 3.371478
LVL 0.690671
LYD 7.320843
MAD 10.677454
MDL 20.088081
MGA 4900.556023
MKD 61.626841
MMK 2397.199199
MNT 4093.700411
MOP 9.229181
MRU 45.537582
MUR 53.756808
MVR 17.640859
MWK 1982.015988
MXN 20.237475
MYR 4.647421
MZN 72.960341
NAD 18.617214
NGN 1573.328026
NIO 42.057607
NOK 11.169899
NPR 174.212667
NZD 1.972215
OMR 0.439471
PAB 1.142963
PEN 3.882856
PGK 5.102497
PHP 70.161025
PKR 317.72558
PLN 4.32753
PYG 6948.952452
QAR 4.166972
RON 5.237614
RSD 117.345424
RUB 87.504216
RWF 1679.105242
SAR 4.292835
SBD 9.189981
SCR 16.6308
SDG 685.657651
SEK 11.091834
SGD 1.477392
SHP 0.852479
SLE 27.803067
SLL 23943.263592
SOS 653.207529
SRD 42.944175
STD 23633.235341
STN 24.492783
SVC 10.001053
SYP 126.207048
SZL 18.614515
THB 38.00866
TJS 10.578483
TMT 3.996347
TND 3.378604
TOP 2.749213
TRY 53.647536
TTD 7.765712
TWD 36.66763
TZS 3003.215086
UAH 50.849317
UGX 4205.760749
USD 1.141814
UYU 46.08642
UZS 13804.932298
VES 809.324759
VND 29992.587639
VUV 135.88224
WST 3.152435
XAF 655.763775
XAG 0.019075
XAU 0.000278
XCD 3.085808
XCG 2.059993
XDR 0.81556
XOF 655.763775
XPF 119.331742
YER 270.69542
ZAR 18.648671
ZMK 10277.689882
ZMW 20.602929
ZWL 367.6635
  • AEX

    0.8700

    1084.23

    +0.08%

  • BEL20

    -53.6500

    5594.08

    -0.95%

  • PX1

    12.4900

    8338.97

    +0.15%

  • ISEQ

    53.9400

    13884.39

    +0.39%

  • OSEBX

    -8.1500

    1932.39

    -0.42%

  • PSI20

    -17.3400

    9106.84

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -131.2800

    4458.96

    -2.86%

  • N150

    6.2700

    4186.5

    +0.15%

A Londres, les manifestations anti-immigration inquiètent demandeurs d'asile et habitants
A Londres, les manifestations anti-immigration inquiètent demandeurs d'asile et habitants / Photo: Niklas HALLE'N - AFP/Archives

A Londres, les manifestations anti-immigration inquiètent demandeurs d'asile et habitants

Dans la capitale britannique, plusieurs hôtels hébergeant des demandeurs d'asile ont été pris pour cible lors de manifestations anti-immigration, suscitant désormais la crainte de ceux qui y sont logés mais aussi de certains habitants.

Taille du texte:

L'entrée de l'hôtel Thistle Barbican, qui héberge quelque 600 demandeurs d'asile dans le centre de la capitale, est bloquée par des barrières en acier et des planches de bois.

"Je ne me sens pas en sécurité parce que les gens pensent que nous sommes leurs ennemis", déclare l'un d'eux à l'AFP, préférant rester anonyme.

Cet homme originaire d'un pays africain y est logé depuis deux ans, pendant l'examen de sa demande d'asile, en vertu de l'obligation du gouvernement britannique de lui fournir un toit.

Mais "ces deux derniers mois, les gens ont changé", dit-il, ressentant une hostilité croissante après les manifestations de l'été en Angleterre.

Celles-ci ont démarré devant un hôtel d'Epping, au nord-est de Londres, où un demandeur d'asile qui y était hébergé a été accusé d'avoir notamment tenté d'embrasser une adolescente de 14 ans. Il a été condamné pour agressions sexuelles la semaine dernière.

La colère a aussi enflé sur les réseaux sociaux, avec des publications accusant les migrants d'être logés dans des hôtels luxueux et de bénéficier d'avantages dont les Britanniques sont privés.

"Je ne suis pas ici pour m'en prendre aux femmes ou aux enfants, mais pour obtenir une protection", défend le demandeur d'asile interrogé par l'AFP, regrettant que certains manifestants ne les considèrent pas "comme leurs égaux".

Les résidents de l'hôtel ont "très peur maintenant", abonde Mo Naeimi, réfugié iranien de 29 ans qui y a lui-même été hébergé par le passé, et travaille pour une association aidant les demandeurs d'asile.

À l'extérieur de l'hôtel, des manifestants ont peint les couleurs du drapeau de l'Angleterre - une croix rouge sur fond blanc - sur des murs ou des cabines téléphoniques.

Ces dernières semaines, les étendards anglais et britannique ont essaimé dans le pays, une démonstration de patriotisme largement alimentée par l'extrême droite et liée à ces manifestations anti-immigration.

Elles interviennent au moment où le gouvernement de Keir Starmer peine à endiguer les traversées clandestines de la Manche, avec plus de 30.000 arrivées de migrants sur des petits bateaux depuis début janvier.

- "Tension palpable" -

En face du Thistle Barbican, un commerçant d'origine pakistanaise, arrivé à Londres il y a 20 ans, a accroché le drapeau anglais dans sa vitrine.

La raison: il veut protéger son entreprise et ses employés immigrés des manifestants, explique-t-il. "Je ne suis pas blanc, bien sûr que j'ai peur", confie cet homme de 45 ans à l'AFP.

"Ils pourraient venir casser les fenêtres et nous attaquer à la place" des demandeurs d'asile, dit-il, ajoutant que ces derniers n'ont jusque-là posé "aucun problème".

Dans l'est de la capitale, le quartier d'affaires de Canary Wharf a aussi été secoué par des manifestations après l'annonce en juillet que l'hôtel Britannia allait héberger des demandeurs d'asile.

Lorsque Britt-Marie Monks, commerçante de 43 ans vivant à proximité, a appris la nouvelle, son "coeur s'est arrêté", raconte-t-elle à l'AFP.

Cette mère de famille dit aussi bien se méfier des demandeurs d'asile logés que des personnes venant manifester leur colère devant l'hôtel, et elle "évite" désormais la route qui passe à côté.

Andrew Woods, ancien conseiller municipal, juge que la présence de l'hôtel a "divisé" les habitants.

En marge d'une manifestation, des affrontements ont éclaté avec la police dans un centre commercial haut de gamme du quartier d'affaires, conduisant à l'arrestation de quatre personnes.

"C'est le dernier endroit où je m'attendrais que ça arrive", s'étonne Ziaur Rahman, expert en informatique qui vit et travaille à Canary Wharf.

Pour Britt-Marie Monks, il s'agit principalement d'habitants frustrés qui voudraient que le gouvernement s'occupe de leurs problèmes en priorité.

Mais Mo Naeimi craint que les demandeurs d'asile servent de boucs émissaires, à un moment où les conditions de vie se dégradent pour certains Britanniques.

Samedi, l'activiste d'extrême droite Tommy Robinson organise à Londres une grande marche pour la défense de la "liberté d'expression", qui fait craindre que les hôtels hébergeant des demandeurs d'asile soient à nouveau ciblés.

"Ça va s'intensifier", prédit Britt-Marie Monks, qui dit ressentir "une tension palpable" dans l'air.

Q.Fiala--TPP