The Prague Post - Le crash du Rio-Paris en 2009 de retour devant la justice

EUR -
AED 4.341277
AFN 76.836594
ALL 96.512291
AMD 444.637556
ANG 2.116059
AOA 1083.988471
ARS 1700.428878
AUD 1.681883
AWG 2.130741
AZN 2.01784
BAM 1.955061
BBD 2.373783
BDT 144.135513
BGN 1.985189
BHD 0.444326
BIF 3492.679666
BMD 1.182103
BND 1.500833
BOB 8.144025
BRL 6.172828
BSD 1.17854
BTN 106.755998
BWP 15.602904
BYN 3.385877
BYR 23169.221363
BZD 2.370274
CAD 1.614723
CDF 2600.626707
CHF 0.917383
CLF 0.025645
CLP 1012.601663
CNY 8.202555
CNH 8.194274
COP 4363.804633
CRC 584.271714
CUC 1.182103
CUP 31.325733
CVE 110.224731
CZK 24.221881
DJF 209.868888
DKK 7.469195
DOP 74.380938
DZD 153.132759
EGP 55.250197
ERN 17.731547
ETB 183.216914
FJD 2.611854
FKP 0.868385
GBP 0.868905
GEL 3.185738
GGP 0.868385
GHS 12.952268
GIP 0.868385
GMD 86.293346
GNF 10345.089256
GTQ 9.039697
GYD 246.579915
HKD 9.236215
HNL 31.131836
HRK 7.533898
HTG 154.391635
HUF 378.004677
IDR 19936.1693
ILS 3.677139
IMP 0.868385
INR 107.063494
IQD 1543.935939
IRR 49796.094569
ISK 144.996599
JEP 0.868385
JMD 184.457929
JOD 0.838087
JPY 185.474314
KES 152.029999
KGS 103.37475
KHR 4756.202018
KMF 495.301274
KPW 1063.881003
KRW 1733.311911
KWD 0.363154
KYD 0.982141
KZT 583.126961
LAK 25326.318793
LBP 105544.261931
LKR 364.620621
LRD 221.569052
LSL 19.013571
LTL 3.490443
LVL 0.715042
LYD 7.463084
MAD 10.819747
MDL 20.094149
MGA 5231.955779
MKD 61.617489
MMK 2481.973149
MNT 4217.587537
MOP 9.484435
MRU 46.600792
MUR 54.447617
MVR 18.263814
MWK 2043.601528
MXN 20.417405
MYR 4.646253
MZN 75.359111
NAD 19.014053
NGN 1612.199264
NIO 43.373604
NOK 11.436694
NPR 170.805263
NZD 1.964035
OMR 0.453225
PAB 1.178569
PEN 3.965551
PGK 5.054111
PHP 69.065499
PKR 329.552638
PLN 4.216272
PYG 7786.990418
QAR 4.295831
RON 5.093798
RSD 117.337132
RUB 90.797552
RWF 1720.127915
SAR 4.433127
SBD 9.525563
SCR 16.370212
SDG 711.033955
SEK 10.647847
SGD 1.502678
SHP 0.886884
SLE 28.902537
SLL 24788.110734
SOS 672.337306
SRD 44.70476
STD 24467.14815
STN 24.490845
SVC 10.312233
SYP 13073.558108
SZL 19.009573
THB 37.019931
TJS 11.043265
TMT 4.143271
TND 3.418151
TOP 2.84622
TRY 51.489343
TTD 7.981084
TWD 37.380115
TZS 3046.510321
UAH 50.622321
UGX 4193.467959
USD 1.182103
UYU 45.553358
UZS 14472.712543
VES 446.8174
VND 30663.16416
VUV 140.886398
WST 3.227981
XAF 655.700806
XAG 0.014578
XAU 0.000236
XCD 3.194693
XCG 2.124124
XDR 0.815481
XOF 655.700806
XPF 119.331742
YER 281.815786
ZAR 18.921629
ZMK 10640.349011
ZMW 21.950424
ZWL 380.636726
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Le crash du Rio-Paris en 2009 de retour devant la justice
Le crash du Rio-Paris en 2009 de retour devant la justice / Photo: - - BRAZILIAN NAVY/AFP/Archives

Le crash du Rio-Paris en 2009 de retour devant la justice

Air France et Airbus sont-ils responsables d'homicides involontaires dans l'affaire du crash de l'avion qui reliait Rio à Paris? Seize ans après cet accident qui a fait 228 morts, la compagnie et le constructeur, relaxés en première instance, sont jugés à partir de lundi en appel pour deux mois.

Taille du texte:

Le 1er juin 2009, l'Airbus parti de Rio de Janeiro pour Paris (vol AF447) s'abîme en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage. A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP se trouvent des personnes de 33 nationalités, parmi lesquelles 72 Français et 58 Brésiliens.

Les boîtes noires ont confirmé le point de départ de l'accident: le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l'avion volait à haute altitude dans la zone météo difficile du "Pot au noir", près de l'équateur.

Pour cet accident aérien, passé à la postérité par la célèbre photo de la dérive tricolore arrachée à l'avion et flottant au milieu de l'océan Atlantique, les deux entreprises sont jugées jusqu'au 27 novembre par la cour d'appel de Paris. Elles encourent jusqu'à 225.000 euros d'amende.

Le 17 avril 2023, après deux mois de débats hautement techniques hachés de moments d'émotion lors des auditions des familles endeuillées, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé sur le plan pénal Airbus et Air France tout en reconnaissant leur responsabilité civile.

Il a considéré que si des "imprudences" et "négligences" avaient été commises, "aucun lien de causalité certain" n'avait "pu être démontré" avec l'accident le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises.

Alors que le ministère public avait requis à l'audience la relaxe des deux entreprises, le parquet général a tout de même fait appel du jugement, "afin de donner leur plein effet aux voies de recours prévues par la loi et soumettre l'affaire à un second degré de juridiction".

Sur les 489 parties civiles constituées lors du procès de première instance, 281 se sont jointes à l'appel dans ce dossier aux 20.000 cotes de procédure s'étalant sur 105 tomes.

"Certaines se sont lassées, ont lâché la rampe, pour essayer de tourner la page. D'autres sont toujours extrêmement combatives et veulent absolument que justice soit rendue et que la vérité soit clairement dite au plan judiciaire", a déclaré à l'AFP Me Alain Jakubowicz, avocat de nombreuses parties civiles.

- Givrage de sondes -

Le transporteur Air France est poursuivi pour ne pas avoir mis en oeuvre une formation de pilotes adaptée aux situations de givrage des sondes Pitot, qui mesurent à l'extérieur de l'avion la vitesse de l'appareil, et procédé à une information suffisante des équipages.

La compagnie "continuera à démontrer, désormais devant la cour d'appel, qu'Air France n'a pas commis de faute pénale à l'origine de cet accident", a-t-elle indiqué dans un communiqué transmis à l'AFP.

Quant au constructeur aéronautique européen Airbus, la justice lui reproche d'avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes anémométriques et de n'avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour en informer d'urgence les compagnies aériennes qui en étaient équipées, ce que le constructeur conteste également.

"Airbus apportera sa pleine contribution au procès en appel (...), afin de continuer à éclairer la compréhension de ce tragique accident, en accord avec l'engagement total de la société en matière de sécurité des vols", a-t-il dit dans un communiqué.

Les premiers débris de l'avion et des corps ont été retrouvés dans les jours suivant le crash. Mais l'épave n'a été localisée que deux ans plus tard, après de longues recherches, à 3.900 mètres de profondeur.

Déstabilisé par les conséquences de la panne des sondes, l'un des copilotes a adopté une trajectoire ascendante et, dans l'incompréhension, les trois pilotes n'ont pas réussi à reprendre le contrôle de l'avion, qui a décroché et heurté l'océan 4 minutes et 23 secondes plus tard.

Selon le calendrier prévisionnel, le premier mois du procès sera consacré à des auditions de témoins et d'experts. Les représentants d'Airbus et Air France devraient être interrogés à partir du 27 octobre.

I.Horak--TPP