The Prague Post - Le nombre de féminicides conjugaux en hausse en France en 2024

EUR -
AED 4.226203
AFN 73.071893
ALL 93.960321
AMD 423.724896
ANG 2.060342
AOA 1055.835022
ARS 1653.354187
AUD 1.639764
AWG 2.071386
AZN 1.955326
BAM 1.939252
BBD 2.318912
BDT 141.335156
BGN 1.945814
BHD 0.43396
BIF 3441.95307
BMD 1.15077
BND 1.475013
BOB 7.984862
BRL 5.858341
BSD 1.151375
BTN 108.817416
BWP 15.427352
BYN 3.187599
BYR 22555.092
BZD 2.31564
CAD 1.622315
CDF 2669.786539
CHF 0.919891
CLF 0.025899
CLP 1019.305887
CNY 7.776271
CNH 7.7963
COP 3952.89495
CRC 524.424864
CUC 1.15077
CUP 30.495405
CVE 109.726009
CZK 23.938375
DJF 204.514691
DKK 7.406517
DOP 67.435057
DZD 152.913136
EGP 57.432856
ERN 17.26155
ETB 182.253223
FJD 2.570475
FKP 0.856318
GBP 0.86513
GEL 3.043786
GGP 0.856318
GHS 13.001054
GIP 0.856318
GMD 84.005847
GNF 10100.882542
GTQ 8.776185
GYD 240.844771
HKD 9.016467
HNL 30.722333
HRK 7.534434
HTG 150.366857
HUF 345.978589
IDR 20424.556422
ILS 3.390134
IMP 0.856318
INR 108.528541
IQD 1507.5087
IRR 1582308.749934
ISK 143.07527
JEP 0.856318
JMD 182.096098
JOD 0.815918
JPY 184.425851
KES 149.047935
KGS 100.634562
KHR 4617.456644
KMF 489.077033
KPW 1035.693403
KRW 1739.808883
KWD 0.35455
KYD 0.959512
KZT 561.483746
LAK 25351.462874
LBP 103051.453562
LKR 385.721827
LRD 209.61256
LSL 18.636557
LTL 3.397924
LVL 0.696089
LYD 7.336181
MAD 10.638889
MDL 20.09155
MGA 4833.233941
MKD 61.09051
MMK 2415.980579
MNT 4116.679238
MOP 9.289529
MRU 46.122914
MUR 54.236067
MVR 17.791185
MWK 1997.737016
MXN 19.912233
MYR 4.677655
MZN 73.536625
NAD 18.64468
NGN 1564.034121
NIO 42.129805
NOK 11.063848
NPR 174.106761
NZD 1.992227
OMR 0.442469
PAB 1.151375
PEN 3.927015
PGK 5.049291
PHP 69.475448
PKR 320.257204
PLN 4.197629
PYG 7026.04384
QAR 4.189381
RON 5.186562
RSD 116.309537
RUB 83.973466
RWF 1712.34576
SAR 4.317567
SBD 9.276845
SCR 16.24326
SDG 691.036606
SEK 10.942217
SGD 1.475321
SHP 0.859166
SLE 28.481893
SLL 24131.075732
SOS 657.673717
SRD 42.960576
STD 23818.615605
STN 24.626478
SVC 10.074121
SYP 127.197022
SZL 18.638884
THB 37.439728
TJS 10.673122
TMT 4.039203
TND 3.350755
TOP 2.770778
TRY 53.456132
TTD 7.821258
TWD 36.316578
TZS 3020.774668
UAH 51.564725
UGX 4259.650626
USD 1.15077
UYU 46.483739
UZS 13814.993686
VES 685.900804
VND 30295.17102
VUV 137.232574
WST 3.152781
XAF 650.406808
XAG 0.016857
XAU 0.000269
XCD 3.110014
XCG 2.075074
XDR 0.809794
XOF 650.185256
XPF 119.331742
YER 274.60252
ZAR 18.845855
ZMK 10358.309615
ZMW 20.350342
ZWL 370.54747
  • AEX

    12.6300

    1082.7

    +1.18%

  • BEL20

    39.0900

    5703.72

    +0.69%

  • PX1

    -16.9000

    8430.79

    -0.2%

  • ISEQ

    54.7400

    13738.61

    +0.4%

  • OSEBX

    0.5900

    1951.81

    +0.03%

  • PSI20

    68.5700

    9090.72

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    8.1100

    4276.51

    +0.19%

Le nombre de féminicides conjugaux en hausse en France en 2024
Le nombre de féminicides conjugaux en hausse en France en 2024 / Photo: Ludovic MARIN - POOL/AFP/Archives

Le nombre de féminicides conjugaux en hausse en France en 2024

Le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% entre 2023 et 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, une situation "dramatique" selon les associations qui exhortent l'exécutif à refaire de cette question une priorité nationale.

Taille du texte:

Au total, les forces de l'ordre ont recensé 138 morts violentes au sein du couple l'an dernier, dont 31 hommes (+35% sur un an) selon l'étude nationale annuelle du ministère de l'Intérieur consacrée à cette question.

"En moyenne, un décès est enregistré tous les trois jours", résume l'étude "sur les morts violentes au sein du couple" disponible sur le site du ministère et consultée vendredi par l'AFP.

En outre, en 2024, 403 tentatives d’homicides au sein du couple ont été recensées.

Dans le détail, 90% des féminicides et homicides conjugaux ont été commis au domicile du couple de la victime ou de l'auteur. L'étude fait état de 49 usages d'arme blanche et de 34 usages d'arme à feu.

Trente-et-un pour cent des faits étaient précédés d'une dispute et 16% s'inscrivaient dans le contexte d'une séparation non acceptée. Le département du Var a enregistré le plus de victimes (11).

Le profil type de l’auteur "reste majoritairement masculin, le plus souvent en couple, de nationalité française et n’exerçant pas ou plus d’activité professionnelle", relève le ministère. Il est "majoritairement âgé de 20 à 49 ans" avec "un pic particulièrement important des 70 ans et plus par rapport à 2023".

Concernant les victimes, 47% des femmes "avaient signalé ces violences antérieures aux forces de sécurité intérieure et, parmi elles, 81% avaient déposé une plainte antérieure".

Une victime bénéficiait d’un dispositif "téléphone grave danger", deux victimes d’une ordonnance de protection et un auteur faisait l'objet d’un placement sous contrôle judiciaire, selon l'étude.

Sur X, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a estimé que la situation était "insupportable" et a assuré que la mobilisation des policiers et des gendarmes était "totale". "Nous sommes sur tous les fronts, de la prévention à la répression", a-t-il ajouté.

- "État criminel" -

Pour le collectif Féminicides par compagnons ou ex (FPCE), l'action de l'Etat reste toutefois "largement insuffisante".

"Les hommes ne sont toujours pas suffisamment sanctionnés, ça leur permet de continuer d'agir jusqu'à ce qu'ils portent le coup fatal", déclare à l'AFP une de ses membres, demandant à s'exprimer au nom du collectif.

La situation est "absolument dramatique", souligne de son côté Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, pour qui la lutte contre ces violences n'est "clairement plus une priorité nationale".

"Cette hausse de nous surprend pas, vu les baisses ou les reports de subventions qui affectent directement les associations, qui doivent fermer ou réduire des permanences" et ne "sont plus en capacité" de protéger les femmes victimes, ajoute-t-elle.

La baisse des subventions "est criminelle, l'État et le gouvernement ne sont pas seulement complices de ces féminicides mais bien responsables de leur survenance", abonde Maëlle Noir, du collectif #Noustoutes, "révoltée" par les chiffres de 2024.

Les associations féministes exhortent régulièrement le président Emmanuel Macron, qui a fait à son arrivée au pouvoir de la lutte contre les violences faites aux femmes "une grande cause nationale", à muscler les dispositifs existants et à revaloriser le budget alloué.

Plusieurs rapports officiels (Cour des comptes, Sénat, Assemblée nationale...) ont épinglé "une cause mal dotée" financièrement, déplorant les montants "dérisoires" dédiés.

Face aux critiques, le chef de l'Etat s'est à plusieurs reprises défendu de toute inaction, estimant être "inattaquable" sur ces questions.

L'exécutif met notamment en avant un soutien financier accru à la ligne d'écoute associative 3919 destinée aux femmes victimes de violence, le déploiement des téléphones "grave danger" et des bracelets anti-rapprochement, ou encore l'aide universelle d'urgence.

Mais actuellement, "il n'y a plus de parole politique, or la lutte contre les violences conjugales ce n'est pas seulement agir pendant deux, trois ans, ça doit rester une priorité sur le long terme pour pouvoir produire ses effets", insiste Mme Mailfert, qui appelle à manifester le 22 novembre dans le cadre de la Journée de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Z.Marek--TPP