The Prague Post - 30% de directrices au plus haut niveau, mission quasi réussie pour les grandes entreprises françaises

EUR -
AED 4.342242
AFN 74.489343
ALL 96.428634
AMD 442.901864
ANG 2.116121
AOA 1084.231017
ARS 1626.766715
AUD 1.67151
AWG 2.128262
AZN 2.007786
BAM 1.955367
BBD 2.369475
BDT 143.768145
BGN 1.948124
BHD 0.445829
BIF 3488.841714
BMD 1.182368
BND 1.492976
BOB 8.129199
BRL 6.124429
BSD 1.176439
BTN 106.989294
BWP 15.577548
BYN 3.373567
BYR 23174.413136
BZD 2.366076
CAD 1.61586
CDF 2695.798981
CHF 0.913263
CLF 0.025851
CLP 1020.750018
CNY 8.168685
CNH 8.141892
COP 4371.805743
CRC 561.475591
CUC 1.182368
CUP 31.332752
CVE 110.240573
CZK 24.226307
DJF 209.503579
DKK 7.471112
DOP 72.313977
DZD 153.771611
EGP 56.518597
ERN 17.73552
ETB 183.081734
FJD 2.627517
FKP 0.877135
GBP 0.874225
GEL 3.162867
GGP 0.877135
GHS 12.929135
GIP 0.877135
GMD 86.901049
GNF 10321.712969
GTQ 9.027
GYD 246.095471
HKD 9.242157
HNL 31.124104
HRK 7.534286
HTG 154.205832
HUF 380.261968
IDR 19872.059264
ILS 3.683277
IMP 0.877135
INR 107.28878
IQD 1541.232432
IRR 49807.252908
ISK 144.910824
JEP 0.877135
JMD 183.309383
JOD 0.838297
JPY 182.490209
KES 151.650608
KGS 103.397667
KHR 4730.971743
KMF 494.229769
KPW 1064.141474
KRW 1702.77542
KWD 0.36242
KYD 0.980366
KZT 587.189961
LAK 25208.98791
LBP 105352.801998
LKR 363.993191
LRD 217.061905
LSL 18.95288
LTL 3.491226
LVL 0.715203
LYD 7.442351
MAD 10.78751
MDL 20.205608
MGA 5034.884397
MKD 61.662889
MMK 2483.06461
MNT 4218.363867
MOP 9.470341
MRU 47.105563
MUR 54.637173
MVR 18.279416
MWK 2040.047977
MXN 20.28039
MYR 4.595928
MZN 75.559206
NAD 18.95288
NGN 1583.403223
NIO 43.290591
NOK 11.258992
NPR 171.18307
NZD 1.975341
OMR 0.454628
PAB 1.176439
PEN 3.951841
PGK 5.130885
PHP 68.199375
PKR 328.792348
PLN 4.225115
PYG 7606.314633
QAR 4.28815
RON 5.096127
RSD 117.406815
RUB 90.717606
RWF 1718.219286
SAR 4.435358
SBD 9.512366
SCR 17.281186
SDG 711.200051
SEK 10.674087
SGD 1.495033
SHP 0.887082
SLE 28.96878
SLL 24793.665367
SOS 671.15129
SRD 44.499015
STD 24472.630763
STN 24.494676
SVC 10.293545
SYP 13076.487639
SZL 18.946802
THB 36.632158
TJS 11.14703
TMT 4.138288
TND 3.415743
TOP 2.846859
TRY 51.837021
TTD 7.963101
TWD 37.164169
TZS 3032.550465
UAH 50.921517
UGX 4235.061617
USD 1.182368
UYU 45.649885
UZS 14367.8772
VES 475.112572
VND 30781.177774
VUV 139.994379
WST 3.20945
XAF 655.811689
XAG 0.013585
XAU 0.000229
XCD 3.195409
XCG 2.120294
XDR 0.815619
XOF 655.811689
XPF 119.331742
YER 281.935587
ZAR 18.925993
ZMK 10642.727396
ZMW 22.276064
ZWL 380.722019
  • AEX

    -3.3600

    1014.35

    -0.33%

  • BEL20

    -31.1000

    5623.61

    -0.55%

  • PX1

    -5.9600

    8509.88

    -0.07%

  • ISEQ

    31.2200

    13038.29

    +0.24%

  • OSEBX

    -14.7000

    1869.41

    -0.78%

  • PSI20

    44.5400

    9135.36

    +0.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.0400

    4225.85

    +0.74%

  • N150

    -10.6600

    4090.16

    -0.26%

30% de directrices au plus haut niveau, mission quasi réussie pour les grandes entreprises françaises
30% de directrices au plus haut niveau, mission quasi réussie pour les grandes entreprises françaises / Photo: JOHN THYS - AFP/Archives

30% de directrices au plus haut niveau, mission quasi réussie pour les grandes entreprises françaises

En France, les entreprises de plus de 1.000 salariés devront compter au moins 30% de femmes dans leur plus haute instance de direction à compter du 1er mars, un seuil fixé par la loi et déjà quasiment atteint par les plus grands groupes.

Taille du texte:

Les comités exécutifs et autres instances dirigeantes des groupes du CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris, étaient composés à près de 29% de femmes en 2025, selon une étude publiée lundi par l'observatoire Skema de la féminisation des entreprises. C'est 9,5 points de plus qu'en 2021.

Sur l'ensemble du SBF 120 (les 120 plus grosses capitalisations boursières françaises), la progression a été similaire, passant de 22% en 2021 à 30% en 2025, indiquent l'Institut français des administrateurs et la société Ethics & Boards.

Cette hausse fulgurante s'explique par la promulgation de la loi Rixain en décembre 2021, qui impose un quota de 30% à partir de mars cette année, avant 40% en 2029. Cette loi prévoit des sanctions financières allant jusqu'à 1% de la masse salariale, avec un délai de deux ans pour se mettre en conformité.

"Le premier jalon a été atteint", se félicite auprès de l'AFP la députée Marie-Pierre Rixain (EPR), à l'origine de la loi. "Nous sommes désormais le 4e pays européen pour la féminisation des instances dirigeantes, et devant les Etats-Unis", salue-t-elle.

Si d'autres pays ont instauré des lois sur la mixité des conseils d'administration (Pays-Bas, Allemagne) ou misé sur des objectifs incitatifs comme le Royaume-Uni pour les comités de direction, la France est le seul pays à avoir une loi contraignante, qui va concerner environ 1.500 entreprises.

- Effet d'entraînement -

Parmi les grands groupes qui ont déjà largement féminisé leur instance dirigeante, la banque BNP Paribas est passée de trois femmes dans son comité exécutif en 2020 à sept aujourd'hui (pour 12 hommes), soit une part féminine de 37%.

"Notre progression démontre notre volonté d'agir en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment au sein de nos instances de direction", a indiqué la banque à l'AFP.

Mais pas seulement, promet-elle: "nous veillons à promouvoir cette mixité à tous les niveaux de l'entreprise", par exemple en s'assurant "qu'au moins une femme figure dans la sélection des candidats d'un poste à responsabilités".

Pour les défenseurs de la loi, féminiser le sommet permet d'attirer des talents plus bas dans l'organigramme. "Au moment de candidater, une jeune femme va regarder l'organigramme pour voir son potentiel de progression", affirme Marie-Pierre Rixain.

- Inquiétudes du Medef -

Ces dernières années, beaucoup d'entreprises ont augmenté la part de femmes en élargissant le périmètre de leur instance dirigeante en y ajoutant des postes de directrices, notamment aux ressources humaines ou à la responsabilité sociale et environnementale (RSE).

Mais "en 2025, c'est un peu différent", explique à l'AFP Michel Ferrary, chercheur affilié à l'école de commerce Skema: "le nombre de femmes est resté stable (153), c'est le nombre d'hommes qui a diminué" (de 388 à 378).

Certains secteurs s'inquiètent de l'échéance, à l'image du patron du Medef Patrick Martin, qui alertait en janvier 2025 sur la difficulté de trouver des dirigeantes dans des métiers "genrés", comme dans l'industrie ou le bâtiment.

Argument balayé par Marie-Pierre Rixain. Veolia ou Schneider ont féminisé leur direction, malgré leur secteur d'activité à dominante masculine, souligne la députée.

"Je ne saisis pas comment dans une entreprise de plus de 1.000 personnes, vous n'arrivez pas au bout de cinq ans à trouver une femme compétente pour votre comité de direction de dix personnes", remarque-t-elle.

- Des enjeux de performance -

Malgré un "succès français indéniable", Denis Terrien, président de l'Institut français des administrateurs, nuance: le chemin reste long pour atteindre les postes de présidentes et/ou directrices générales (23 femmes sur 240 postes dans le SBF 120).

Est en cause le fait que "moins d'une femme sur cinq occupe un poste tremplin", tel que la direction financière, "permettant d'accéder au sommet".

Sollicité par l'AFP, le ministère du Travail n'était pas en mesure d'indiquer quelle part des quelque 1.500 entreprises concernées étaient dans les clous des 30%.

D'autres quotas de féminisation existent en France pour les entreprises. La loi Copé-Zimmermann en a instauré en 2011 pour les conseils d'administration. Ils sont très largement respectés aujourd'hui: 46% des administrateurs du CAC 40 étaient des femmes en 2025.

B.Barton--TPP