The Prague Post - Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions

EUR -
AED 4.212777
AFN 72.835586
ALL 94.512843
AMD 422.248264
ANG 2.053494
AOA 1052.895931
ARS 1680.790338
AUD 1.635257
AWG 2.067368
AZN 1.95436
BAM 1.956354
BBD 2.309354
BDT 140.73988
BGN 1.939347
BHD 0.432422
BIF 3423.630825
BMD 1.146945
BND 1.480319
BOB 7.92328
BRL 5.90941
BSD 1.146625
BTN 108.087801
BWP 15.582008
BYN 3.185903
BYR 22480.122
BZD 2.305963
CAD 1.623185
CDF 2615.035015
CHF 0.925648
CLF 0.026299
CLP 1035.072439
CNY 7.764364
CNH 7.780559
COP 3960.034063
CRC 520.14739
CUC 1.146945
CUP 30.394043
CVE 110.569964
CZK 24.190336
DJF 203.835517
DKK 7.474072
DOP 66.986043
DZD 152.939427
EGP 57.331754
ERN 17.204175
ETB 181.647461
FJD 2.564
FKP 0.867567
GBP 0.866531
GEL 3.039852
GGP 0.867567
GHS 12.874504
GIP 0.867567
GMD 84.304874
GNF 10064.442782
GTQ 8.746478
GYD 239.84901
HKD 8.988436
HNL 30.606273
HRK 7.533254
HTG 149.77244
HUF 351.906109
IDR 20445.785654
ILS 3.394682
IMP 0.867567
INR 108.1919
IQD 1502.49795
IRR 1577049.375404
ISK 143.976448
JEP 0.867567
JMD 181.171337
JOD 0.813229
JPY 185.008009
KES 148.419043
KGS 100.300781
KHR 4599.249852
KMF 492.617229
KPW 1032.250901
KRW 1752.130969
KWD 0.353179
KYD 0.955446
KZT 559.543917
LAK 25295.872375
LBP 102708.92515
LKR 382.668433
LRD 208.916469
LSL 18.815678
LTL 3.386631
LVL 0.693776
LYD 7.311819
MAD 10.580612
MDL 20.248208
MGA 4817.169398
MKD 61.628611
MMK 2408.272435
MNT 4107.54883
MOP 9.256923
MRU 45.947051
MUR 54.881752
MVR 17.720734
MWK 1992.243861
MXN 19.872547
MYR 4.745948
MZN 73.301688
NAD 18.814173
NGN 1560.350288
NIO 41.990088
NOK 11.102662
NPR 172.945006
NZD 1.997675
OMR 0.441554
PAB 1.14663
PEN 3.881306
PGK 5.032508
PHP 69.638491
PKR 319.223511
PLN 4.259467
PYG 7041.056554
QAR 4.175458
RON 5.239364
RSD 117.183799
RUB 83.845404
RWF 1679.12748
SAR 4.299026
SBD 9.24601
SCR 15.693948
SDG 688.744688
SEK 10.98638
SGD 1.482316
SHP 0.85631
SLE 28.387314
SLL 24050.86738
SOS 655.483268
SRD 42.898615
STD 23739.445827
STN 24.544623
SVC 10.032843
SYP 126.774237
SZL 18.814083
THB 37.723444
TJS 10.63456
TMT 4.014308
TND 3.339618
TOP 2.761569
TRY 53.262066
TTD 7.775237
TWD 36.375404
TZS 3017.595134
UAH 51.508996
UGX 4173.182519
USD 1.146945
UYU 45.84299
UZS 13769.075108
VES 695.774297
VND 30176.12295
VUV 136.226685
WST 3.156058
XAF 656.142926
XAG 0.017684
XAU 0.000276
XCD 3.099677
XCG 2.066386
XDR 0.807102
XOF 648.024305
XPF 119.331742
YER 273.665193
ZAR 18.876464
ZMK 10323.885445
ZMW 20.552914
ZWL 369.315822
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions
Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions / Photo: Emma DA SILVA - AFP/Archives

Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions

L'assurance chômage devrait être déficitaire de 2,1 milliards d'euros en 2026, selon les prévisions financières présentées mardi par l'Unédic, qui demande que l'Etat, dans un environnement économique dégradé, cesse de ponctionner le régime.

Taille du texte:

Pour 2027 et 2028, l'Unédic prévoit des excédents de 2,8 milliards et 4,8 milliards d'euros, qui, en l'absence de nouveaux prélèvements de l'Etat, devraient permettre au régime de reprendre sa "trajectoire de désendettement", a précisé l'organisme paritaire dans un communiqué.

La dette de l'Unédic s'est lourdement creusée en 2020 et 2021 en raison du Covid et des mesures protectrices mises en place par l'Etat pour y répondre, atteignant 59,4 milliards d'euros, et 61,5 milliards prévus fin 2026.

Malgré la dégradation actuelle du marché de l'emploi, le nombre de chômeurs indemnisés (actuellement 2,6 millions) resterait stable cette année et l'an prochain avant un léger tassemement à 2,5 millions en 2028.

Une stabilité due à "l’effet des réformes d’assurance chômage mises en oeuvre depuis 2021" avec des indemnités réduites pour les demandeurs d'emploi.

Les dépenses de l'Unédic, évaluées à 45,3 milliards d'euros en 2025, progresseraient à 46,3 milliards en 2026 puis à 46,6 milliards en 2027, avant de retomber à 46,2 milliards en 2028.

Ces prévisions sont assises sur le scénario d'une croissance économique qui, après 1% en 2026, augmenterait légèrement à 1,1% en 2027 puis 1,2% en 2028.

Une trajectoire qui "doit être envisagée avec précaution en raison de divers aléas, liés notamment à la situation politique et géopolitique", nuance l'Unédic.

En 2026, l'Unédic subit un prélèvement de l'Etat de 4,1 milliards qui déséquilibre ses comptes. Sans cette ponction, le solde prévu aurait été positif de 2 milliards d'euros.

Au total, les ponctions de l'Etat sur les recettes de l'Unédic entre 2023 et 2026, prélevées sous forme de "moindre compensations sur les allègements généraux de cotisations patronales", s'élèvent à 12 milliards d'euros.

"Dans un contexte de perspectives économiques assombries, les prélèvements de l’État sur les recettes du régime dégradent mécaniquement sa situation financière : le désendettement est à l’arrêt depuis 2023", relève le communiqué.

- Interdire toute nouvelle ponction -

La situation financière est aussi plus difficile en raison du "démarrage du remboursement de la dette Covid", une contribution au fonctionnement de France Travail qui excède pour la première fois 5 milliards d'euros et de moindres recettes liées à la réforme de la CSG des indépendants, a indiqué lors d'une conférence de presse la présidente de l'organisme paritaire, Patricia Ferrand (CFDT).

Il "devient majeur pour nous que cessent les prélèvements de l'Etat", a-t-elle souligné.

"Il faut que toute nouvelle mesure qui ne correspond pas à la raison d'être initiale de l'Unédic soit interdite", a renchéri le vice-président de l'Unédic Jean-Eudes Tesson (Medef).

L’Unédic doit ainsi contracter de nouveaux emprunts à des taux élevés sur les marchés financiers, notamment pour faire face aux remboursements de la dette Covid, initialement souscrite à taux bas, et que l'Etat lui demander de rembourser. En 2028, la charge de la dette représenterait 1,7% des recettes de l'Unédic, contre moins de 1% jusqu'en 2022.

"Quand on va sortir des années de prélèvements de l'État, si rien ne change d'ici là, les recettes retrouveront le poids qu'elles avaient avant cette période et avant la période Covid, de l'ordre de 1,6% du produit intérieur brut (PIB)", a expliqué la directrice des études de l'Unédic, Lara Muller.

"Les dépenses, elles, sont plutôt sur une tendance décroissante" et comprises entre 1,45% et 1,4% du PIB, a-t-elle ajouté.

Enfin, les effets de l'accord conclu la semaine dernière sur une moindre indemnisation des chômeurs ayant conclu une rupture conventionnelle ne sont pas pris en compte dans ces prévisions.

Cette mesure, qui devra encore passer devant le parlement une fois signée par des organisations patronales et syndicales, n'aura pas d'effets importants à court terme. Elle permettra d'économiser 20 millions d'euros la première année de son application, probablement en 2027, 270 millions la deuxième, 760 la troisième et 940 à partir de la cinquième, en régime de croisière.

Q.Fiala--TPP