The Prague Post - Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, la panique gagne Beyrouth

EUR -
AED 4.233486
AFN 74.919268
ALL 93.997619
AMD 422.576871
AOA 1058.0859
ARS 1716.215776
AUD 1.640956
AWG 2.076118
AZN 1.95325
BAM 1.965132
BBD 2.321706
BDT 142.346002
BHD 0.434642
BIF 3454.9146
BMD 1.152599
BND 1.485053
BOB 13.573875
BRL 5.852854
BSD 1.152764
BTN 110.238392
BWP 15.752011
BYN 3.373219
BYR 22590.934496
BZD 2.318511
CAD 1.615194
CDF 2622.162133
CHF 0.928652
CLF 0.027108
CLP 1066.913913
CNY 7.786093
CNH 7.776462
COP 3605.09821
CRC 524.084333
CUC 1.152599
CUP 30.543866
CVE 111.398885
CZK 24.199733
DJF 204.840016
DKK 7.474579
DOP 67.110097
DZD 152.973244
EGP 58.860336
ERN 17.28898
ETB 186.065476
FJD 2.552372
FKP 0.867479
GBP 0.855977
GEL 3.019936
GGP 0.867479
GHS 13.479663
GIP 0.867479
GMD 85.292242
GNF 10105.40794
GTQ 8.795771
GYD 241.181651
HKD 9.04035
HNL 30.885676
HRK 7.533154
HTG 150.725798
HUF 362.596598
IDR 20798.00959
ILS 3.532707
IMP 0.867479
INR 110.083492
IQD 1510.071339
IRR 1585111.36061
ISK 142.599373
JEP 0.867479
JMD 182.315819
JOD 0.817201
JPY 183.827764
KES 149.111178
KGS 100.795011
KHR 4635.173329
KMF 495.61749
KRW 1641.208246
KWD 0.356902
KYD 0.960675
KZT 546.870816
LAK 26132.898864
LBP 103231.88365
LKR 387.208857
LRD 208.653613
LSL 19.115078
LTL 3.403324
LVL 0.697196
LYD 7.378038
MAD 10.816267
MDL 20.300672
MGA 4928.555403
MKD 61.813553
MMK 2420.276635
MNT 4145.002818
MOP 9.314154
MRU 46.086867
MUR 54.413806
MVR 17.819126
MWK 1998.945032
MXN 20.005885
MYR 4.713786
MZN 73.662449
NAD 19.115078
NGN 1570.669608
NIO 42.422754
NOK 11.000379
NPR 176.375076
NZD 1.964005
OMR 0.443173
PAB 1.15281
PEN 3.906251
PGK 5.086154
PHP 70.740727
PKR 320.147382
PLN 4.305475
PYG 6889.719322
QAR 4.202257
RON 5.244364
RSD 117.384144
RUB 91.898337
RWF 1696.88058
SAR 4.301113
SBD 9.303259
SCR 15.945523
SDG 692.131766
SEK 10.98738
SGD 1.477868
SLE 27.806509
SOS 658.823039
SRD 43.50482
STD 23856.465977
STN 24.616691
SVC 10.086903
SZL 19.1198
THB 38.519645
TJS 10.645563
TMT 4.045621
TND 3.408386
TRY 54.668331
TTD 7.824396
TWD 37.354454
TZS 3051.450907
UAH 51.429037
UGX 4317.503854
USD 1.152599
UYU 46.370212
UZS 13838.720173
VES 856.722118
VND 30292.022702
VUV 137.771597
WST 3.172555
XAF 659.109992
XAG 0.019528
XAU 0.000281
XCD 3.114955
XCG 2.07763
XDR 0.820648
XOF 659.087009
XPF 119.331742
YER 274.693039
ZAR 19.04916
ZMK 10374.768256
ZMW 21.52789
ZWL 371.136311
  • AEX

    11.5900

    1104.69

    +1.06%

  • BEL20

    -72.7400

    5655

    -1.27%

  • PX1

    77.3600

    8485.64

    +0.92%

  • ISEQ

    93.5700

    13654.7

    +0.69%

  • OSEBX

    7.8300

    2014.36

    +0.39%

  • PSI20

    96.8200

    9145.86

    +1.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -113.3500

    4297.09

    -2.57%

  • N150

    20.7900

    4264.05

    +0.49%

Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, la panique gagne Beyrouth
Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, la panique gagne Beyrouth / Photo: Mahmud Hams - AFP

Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, la panique gagne Beyrouth

Donald Trump a estimé jeudi qu'il "devait être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei, au sixième jour d'une guerre au Moyen-Orient qui a semé la panique à Beyrouth et s'étend chaque jour un peu plus.

Taille du texte:

"Le fils de Khamenei n'est pas acceptable", a déclaré le président américain. "Nous voulons quelqu'un qui apporte la paix et l'harmonie à l'Iran", a-t-il ajouté, mentionnant une des personnalités citées pour succéder au guide suprême tué samedi.

L'offensive américano-israélienne sur l'Iran, conçue pour empêcher Téhéran de se doter de l'arme nucléaire, recompose fortement les rapports de force régionaux.

Elle touche les monarchies du Golfe, incite les Occidentaux à dépêcher des forces et suscite des craintes majeures, sur les menaces militaires tous azimuts comme sur l'économie planétaire.

La panique s'est emparée de Beyrouth jeudi, après un appel inédit d'Israël à évacuer le sud de la capitale. Des embouteillages monstres se sont immédiatement formés dans ce bastion du Hezbollah pro-iranien, habité par des centaines de milliers de personnes.

Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 102 personnes ont été tuées et 638 blessées, avec quelque 83.000 déplacés depuis lundi, un bilan susceptible d'augmenter.

"Très bientôt, Dahiyeh (banlieue sud de Beyrouth, NDLR) ressemblera à Khan Younès", a déclaré le ministre israélien des Finances d'extrême-droite Bezalel Smotrich sur Telegram, en référence à la ville de la bande de Gaza dévastée par la guerre entre Israël et le Hamas depuis octobre 2023.

- Téhéran et le Golfe frappés -

A Téhéran, des explosions ont été entendues en début de journée par des journalistes de l'AFP, derrière le ronflement sourd d'avions militaires, tandis que les habitants dégageaient les débris de la veille.

"Nous tournons une page très importante de notre histoire et je n'ai pas peur", a assuré un Iranien de 30 ans. "L'espoir est la seule chose qu'il nous reste aujourd'hui", a-t-il ajouté sans décliner son identité.

Le stade Azadi de Téhéran, l'un des plus iconiques de la région, a été réduit en cendres, comme en témoignent des photos de l'AFP. L'agence officielle Irna évoque un bilan de 1.230 morts depuis samedi, des chiffres que l'AFP n'est pas en mesure de vérifier.

Des déflagrations ont aussi résonné au Qatar et à Bahrein, où une frappe de missile a provoqué un incendie dans la principale raffinerie de pétrole étatique avant d'être maîtrisé. A Abou Dhabi, les autorités ont affirmé répondre à une "menace de missile". Sept employés népalais et pakistanais ont été blessés dans une zone industrielle émiratie.

Des diplomates occidentaux à Ryad ont par ailleurs indiqué à l'AFP avoir été appelés à se mettre à l'abri. Le quartier diplomatique de la capitale saoudienne a été bouclé, selon un témoin.

- "Brutalement massacré" -

Car l'Iran réplique aux frappes américano-israéliennes avec son arsenal de drones et missiles. Il a dit viser jeudi l'aéroport de Tel-Aviv et une base radar du nord d'Israël. Il a ciblé une base américaine au Koweit ainsi qu'Erbil, dans le nord de l'Irak.

"Notre peuple est brutalement massacré alors que les agresseurs ciblent délibérément des zones civiles", a accusé son chef de la diplomatie sur X, Abbas Araghchi.

La République islamique a en revanche démenti avoir visé l'Azerbaïdjan où, selon Bakou, deux personnes ont été blessées par des drones iraniens dans la région de Nakhitchevan.

Bombardée sans relâche, Téhéran présente des allures de ville morte. L'ONU estime que 100.000 personnes ont fui la ville durant les deux premiers jours de la guerre. La capitale est "déserte" et "il y a des contrôles de patrouilles de police partout", a témoigné sur Telegram Abid, un habitant.

La capitale reprenait quelques couleurs jeudi par rapport au début de semaine, avec davantage de circulation, mais des hommes armés contrôlaient aléatoirement les grands axes, a constaté l'AFP.

L'internet ne fonctionne guère qu'"autour de 1% de son niveau habituel", selon l'ONG NetBlocks. Des habitants de Téhéran contactés depuis Paris ont indiqué à l'AFP avoir été avertis que des connections répétées leur vaudrait le blocage de leur ligne et une procédure judiciaire.

- "Continuez, jusqu'au bout" -

L'Europe se mobilise prudemment. Rome envoie des "systèmes de défense aérienne, antidrones et antimissiles" dans le Golfe, et une frégate espagnole accompagnera le porte-avions français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale avec des bâtiments grecs.

Quatre jours après une frappe de drone sur la base britannique d'Akrotiri, Londres a déployé quatre avions de combat Typhoon au Qatar, rejoignant un navire de guerre équipé d'un système de missiles et des hélicoptères antidrones.

Aux antipodes, l'Australie a déployé deux avions militaires. Même le Canada, qui jugeait les frappes contre l'Iran "contraires au droit international", n'exclut plus une participation de ses forces.

Entre panique des marchés, volatilité des cours et ralentissement des flux commerciaux, les milieux d'affaires craignent le grand plongeon. L'économie mondiale est "de nouveau mise à l'épreuve", a averti le Fonds monétaire international (FMI).

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont bloqué le trafic dans le détroit d'Ormuz, par où transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Le détroit, le Golfe et le Golfe d'Oman ont été classés "zone d'opérations de guerre" par le secteur maritime international.

La Maison Blanche a démenti vouloir armer des milices kurdes contre Téhéran mais a confirmé des discussions avec certains de leurs dirigeants.

Aucune volonté d'apaisement n'émerge. Selon le ministre israélien de la Défense, son homologue américain a confirmé son blanc-seing: "continuez jusqu'au bout, nous sommes à vos côtés".

burs-dla/cm

I.Mala--TPP