The Prague Post - Le pétrole s'envole, le pouvoir iranien mobilise ses partisans

EUR -
AED 4.234604
AFN 75.453452
ALL 94.034984
AMD 422.744908
AOA 1058.505761
ARS 1716.64106
AUD 1.640055
AWG 2.076944
AZN 1.961724
BAM 1.965914
BBD 2.322629
BDT 142.402587
BHD 0.434856
BIF 3424.416844
BMD 1.153057
BND 1.485643
BOB 13.57927
BRL 5.865197
BSD 1.153223
BTN 110.282214
BWP 15.758273
BYN 3.37456
BYR 22599.91481
BZD 2.319433
CAD 1.613888
CDF 2634.735473
CHF 0.927801
CLF 0.027223
CLP 1071.397431
CNY 7.801929
CNH 7.779865
COP 3609.437006
CRC 524.292666
CUC 1.153057
CUP 30.556007
CVE 110.835189
CZK 24.203584
DJF 204.92129
DKK 7.475002
DOP 67.115273
DZD 153.032092
EGP 58.886311
ERN 17.295853
ETB 186.139441
FJD 2.553387
FKP 0.867824
GBP 0.856093
GEL 3.020894
GGP 0.867824
GHS 13.475735
GIP 0.867824
GMD 85.32586
GNF 10123.077972
GTQ 8.799268
GYD 241.277525
HKD 9.042791
HNL 30.897954
HRK 7.536355
HTG 150.785714
HUF 362.296198
IDR 20804.662903
ILS 3.534161
IMP 0.867824
INR 110.128058
IQD 1510.67162
IRR 1585741.471806
ISK 142.61021
JEP 0.867824
JMD 182.388293
JOD 0.817455
JPY 183.340082
KES 149.193722
KGS 100.834792
KHR 4637.015895
KMF 495.814258
KRW 1638.217339
KWD 0.35694
KYD 0.961057
KZT 547.088208
LAK 26143.287174
LBP 103272.920228
LKR 387.36278
LRD 208.736556
LSL 19.122676
LTL 3.404677
LVL 0.697472
LYD 7.380971
MAD 10.820566
MDL 20.308742
MGA 4930.514595
MKD 61.838125
MMK 2421.23874
MNT 4146.650533
MOP 9.317857
MRU 46.105187
MUR 54.435819
MVR 17.82629
MWK 1999.739649
MXN 20.011649
MYR 4.715655
MZN 73.691559
NAD 19.122676
NGN 1571.293523
NIO 42.439618
NOK 10.986989
NPR 176.445189
NZD 1.96086
OMR 0.443349
PAB 1.153268
PEN 3.907804
PGK 5.088176
PHP 70.674371
PKR 320.274647
PLN 4.307255
PYG 6892.458113
QAR 4.203927
RON 5.245945
RSD 117.416965
RUB 91.935432
RWF 1697.555122
SAR 4.302823
SBD 9.306957
SCR 15.494452
SDG 692.390762
SEK 10.984539
SGD 1.477959
SLE 27.817454
SOS 659.084933
SRD 43.522085
STD 23865.949363
STN 24.626477
SVC 10.090912
SZL 19.127401
THB 38.468314
TJS 10.649795
TMT 4.04723
TND 3.409741
TRY 54.671156
TTD 7.827506
TWD 37.405738
TZS 3052.721517
UAH 51.449481
UGX 4319.220142
USD 1.153057
UYU 46.388645
UZS 13844.22132
VES 857.062681
VND 30304.06434
VUV 137.826364
WST 3.173816
XAF 659.372
XAG 0.019614
XAU 0.000281
XCD 3.116193
XCG 2.078456
XDR 0.820974
XOF 659.349008
XPF 119.331742
YER 274.802282
ZAR 19.018232
ZMK 10378.896351
ZMW 21.536448
ZWL 371.283844
  • AEX

    11.5900

    1104.69

    +1.06%

  • BEL20

    -72.7400

    5655

    -1.27%

  • PX1

    77.3600

    8485.64

    +0.92%

  • ISEQ

    93.5700

    13654.7

    +0.69%

  • OSEBX

    7.8300

    2014.36

    +0.39%

  • PSI20

    96.8200

    9145.86

    +1.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -113.3500

    4297.09

    -2.57%

  • N150

    20.7900

    4264.05

    +0.49%

Le pétrole s'envole, le pouvoir iranien mobilise ses partisans

Le pétrole s'envole, le pouvoir iranien mobilise ses partisans

La guerre au Moyen-Orient nourrit lundi une flambée des prix pétroliers, l'Iran menant de nouvelles attaques chez ses voisins du Golfe, au lendemain de la désignation de Mojtaba Khamenei pour succéder au poste de guide suprême à son père, tué dans les frappes américano-israéliennes.

Taille du texte:

A Téhéran, le pouvoir et ses partisans ont affiché leur détermination, en dépit du pilonnage du pays depuis 10 jours.

"Dieu est grand", "Mort à l’Amérique", "Mort à Israël", ont scandé lundi des milliers d'Iraniennes et d'Iraniens, vêtus de noir, sur une place centrale de Téhéran, lors d'un rassemblement organisé en soutien au nouveau dirigeant de 56 ans, proche des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

Il n'est pas encore apparu publiquement, alors qu'Israël l'a déjà désigné comme "une cible", et que Donald Trump a prédit qu'un nouveau dirigeant iranien ne tiendrait "pas longtemps" sans son aval.

Sa désignation "a réduit au désespoir les ennemis hostiles et bellicistes" de l'Iran, a déclaré sur X le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani.

Dans le même temps, l'Iran poursuit ses bombardements du territoire israélien, en riposte à l'attaque israélo-américaine lancée le 28 février, mais aussi des infrastructures pétrolières et des installations américaines se trouvant dans les pays du Golfe.

L'embrasement du Moyen-Orient entraîne une flambée des cours de l'or noir qui, si elle se prolonge, pourrait plomber l'économie mondiale et nourrir l'inflation.

- Ormuz restera dangereux -

Vers 13H40 GMT, le baril de Brent grimpait toujours de 10,09% à 102,04 dollars, et le WTI américain de 9,51%, à 100,40 dollars. Les Bourses étaient elles en conséquence en baisse, même si la chute était mesurée lundi.

L'envolée des prix des hydrocarbures provoque un "retour des pressions inflationnistes", ce qui est "l'un des principaux sujets d'inquiétude" des marchés, explique John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Une frappe a encore provoqué un incendie dans le complexe de raffinage d'Al-Maameer, à Bahreïn, selon un média d'Etat. Et l'Arabie saoudite a dû intercepter des drones visant le gisement de pétrole de Shaybah (sud-est), déjà attaqué dimanche.

Ce type d'attaques, associé au blocage du détroit d'Ormuz par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), ont poussé le baril au-dessus de 100 dollars.

Le détroit d'Ormuz restera impraticable, tant que la guerre durera, a averti Ali Larijani sur X.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a accusé l'Iran lundi de chercher à "prendre le monde en otage", tout en assurant qu'Américains et Israëliens étaient en "bonne voie" de "détruire" la capacité de l'Iran à agir ainsi.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a affirmé lundi à Chypre préparer une future mission internationale "purement défensive" pour "rouvrir" le détroit d'Ormuz.

Les ministres des Finances du G7, réunis dans la journée, ont décidé de ne pas puiser dans l'immédiat dans les réserves stratégiques de pétrole, indiquant néanmoins y être "prêts".

Et à Bruxelles, la Commission européenne a assuré qu'il n'y avait pas de risque de "pénurie imminente" de pétrole.

- "Petit prix", selon Trump -

Quant à Donald Trump, il considère que la guerre et ses conséquences sont un "tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité". S'il souhaite la chute du pouvoir iranien, Washington affiche comme objectif de détruire les capacités balistiques du pays et l'empêcher de se doter de la bombe atomique - une intention que Téhéran dément avoir.

A plusieurs milliers de km de l'Iran, au Liban, le Hezbollah pro-iranien a prêté allégeance lundi au nouveau guide suprême. Le président libanais, Joseph Aoun, a accusé le mouvement chiite de vouloir provoquer la fin du Liban pour le compte de Téhéran.

Car en parallèle Israël pilonne sans relâche son voisin, depuis que la formation libanaise a entraîné le pays dans la guerre le 2 mars, avec une frappe sur le territoire israélien. Près de 400 personnes ont depuis été tuées au Liban par les frappes israéliennes, et plus d'un demi-million déplacées, selon les autorités.

Lundi matin, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes sur des succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, après avoir renouvelé son appel à la population à évacuer. Le Hezbollah a lui revendiqué des tirs sur le nord d'Israël.

 

A l'étranger, le président russe Vladimir Poutine, allié de Téhéran, a assuré Mojtaba Khamenei de son "soutien indéfectible".

Pékin s'est limité à décrire une décision "conforme" à la Constitution iranienne.

Dans la nuit, l'armée israélienne a annoncé des frappes en Iran visant des bases de lancement de missiles, des centres de commandement, une usine de moteurs de fusées. Avant faire état d'une attaque "de grande ampleur" sur Téhéran, Ispahan (centre) et le sud du pays.

Des infrastructures pétrolières iraniennes ont aussi été visées par des frappes israélo-américaines. Des dépôts de carburant à Téhéran ont été touchés, provoquant des incendies qui ont plongé dimanche la capitale dans une obscurité apocalyptique.

"L'air est devenu irrespirable", a témoigné une habitante jointe par téléphone depuis Paris dénonçant des frappes destinées à "nous rendre encore plus pauvres que nous ne le sommes déjà".

Un drone iranien a blessé aussi 32 civils, dont quatre grièvement, à Sitra, à Bahreïn, selon le ministère de la Santé.

Un deuxième missile tiré depuis l'Iran a été détruit par l'Otan dans l'espace aérien turc, a annoncé Ankara. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a fustigé des actions "extrêmement inappropriées et provocatrices" qui mettent "en péril l'amitié" entre les deux pays.

burx-dla-alf/cab

I.Mala--TPP