The Prague Post - Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté

EUR -
AED 4.204303
AFN 74.990062
ALL 93.539672
AMD 416.040903
AOA 1050.932416
ARS 1712.150053
AUD 1.647299
AWG 2.062083
AZN 1.948366
BAM 1.954122
BBD 2.291132
BDT 140.429405
BHD 0.429032
BIF 3398.481516
BMD 1.144807
BND 1.470038
BOB 12.939888
BRL 5.858432
BSD 1.137523
BTN 108.747137
BWP 15.649561
BYN 3.319849
BYR 22438.214931
BZD 2.287835
CAD 1.609129
CDF 2615.883592
CHF 0.933991
CLF 0.027209
CLP 1070.863962
CNY 7.74611
CNH 7.738918
COP 3665.591507
CRC 517.655458
CUC 1.144807
CUP 30.337382
CVE 110.17039
CZK 24.166421
DJF 202.576036
DKK 7.475532
DOP 65.993327
DZD 152.349624
EGP 58.042814
ERN 17.172103
ETB 183.608324
FJD 2.553205
FKP 0.860223
GBP 0.857867
GEL 2.999292
GGP 0.860223
GHS 13.303575
GIP 0.860223
GMD 84.715544
GNF 9986.424046
GTQ 8.679508
GYD 237.955653
HKD 8.979133
HNL 30.477827
HRK 7.531916
HTG 148.732274
HUF 363.365138
IDR 20708.411729
ILS 3.524399
IMP 0.860223
INR 109.599803
IQD 1490.220257
IRR 1574395.667467
ISK 142.596795
JEP 0.860223
JMD 179.80559
JOD 0.811638
JPY 187.252057
KES 148.139947
KGS 100.113417
KHR 4599.050514
KMF 492.266859
KRW 1645.883089
KWD 0.355497
KYD 0.947986
KZT 542.743913
LAK 25794.848385
LBP 101868.519268
LKR 382.161814
LRD 205.90228
LSL 19.074719
LTL 3.380317
LVL 0.692483
LYD 7.293736
MAD 10.672835
MDL 20.128714
MGA 4916.777662
MKD 61.47221
MMK 2403.365942
MNT 4117.67959
MOP 9.189708
MRU 45.479944
MUR 54.046198
MVR 17.698944
MWK 1972.506088
MXN 19.989935
MYR 4.684571
MZN 73.16444
NAD 19.074719
NGN 1555.369036
NIO 41.864049
NOK 10.988566
NPR 173.996578
NZD 1.971678
OMR 0.440171
PAB 1.137523
PEN 3.861983
PGK 5.091605
PHP 70.387272
PKR 315.928992
PLN 4.323992
PYG 6832.132829
QAR 4.147538
RON 5.237036
RSD 117.397624
RUB 91.411663
RWF 1674.462037
SAR 4.330651
SBD 9.240367
SCR 16.114525
SDG 687.453048
SEK 11.066729
SGD 1.477322
SLE 27.618445
SOS 650.141684
SRD 43.213002
STD 23695.191148
STN 24.478978
SVC 9.953452
SZL 19.069624
THB 38.461503
TJS 10.499637
TMT 4.018272
TND 3.37199
TRY 54.280905
TTD 7.727364
TWD 37.168219
TZS 3038.764222
UAH 51.001702
UGX 4248.35168
USD 1.144807
UYU 45.750511
UZS 13693.240776
VES 850.930492
VND 30117.579511
VUV 136.484768
WST 3.152896
XAF 655.394173
XAG 0.020026
XAU 0.000284
XCD 3.093898
XCG 2.050139
XDR 0.8151
XOF 655.394173
XPF 119.331742
YER 272.836133
ZAR 19.092213
ZMK 10304.640503
ZMW 21.243757
ZWL 368.62735
  • AEX

    7.2100

    1100.27

    +0.66%

  • BEL20

    -45.8200

    5681.9

    -0.8%

  • PX1

    42.8800

    8450.79

    +0.51%

  • ISEQ

    -27.1200

    13533.09

    -0.2%

  • OSEBX

    6.8200

    2013.39

    +0.34%

  • PSI20

    97.7400

    9147.53

    +1.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    14.0700

    4410.44

    +0.32%

  • N150

    12.3100

    4255.43

    +0.29%

Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté
Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté / Photo: OLYMPIA DE MAISMONT - AFP

Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté

Forte croissance, économie modernisée mais pauvreté persistante: le prochain président du Bénin, élu dimanche, héritera d'un pays en pleine transformation mais devra répondre aux classes populaires frappées de plein fouet par la cherté de la vie.

Taille du texte:

A Abomey-Calavi, dans la proche banlieue de Cotonou, Mathias Tottin ouvre de grands incubateurs dans lesquels des milliers d'oeufs vont bientôt devenir des poussins destinés à être vendus.

Ces dernières années, son entreprise agro-alimentaire n'a cessé de grandir et compte aujourd'hui une quarantaine de salariés, en partie selon lui grâce aux réformes économiques menées par le président Patrice Talon, qui cède sa place après une décennie.

"Le climat des affaires est bien assaini au Bénin. Il y a des conditions à respecter. Avant, à la douane, il y avait des tarifs à la tête du client pour le même produit. Aujourd'hui, c'est fini", se félicite t-il.

Au coeur de la capitale économique, Caludia Togbe fait le même constat.

"On peut créer son entreprise en une heure en ligne! Plusieurs formalités sont digitalisées, il y a beaucoup de facilités pour les entrepreneurs et ça nous permet de rester focalisés sur notre métier au lieu de courir dans les administrations", pointe cette créatrice d'une marque de cosmétiques 100% local.

La superficie de sa boutique a quadruplé en quelques années et le développement économique du pays a aussi permis, selon elle, l'émergence d'une "certaine classe moyenne" qui fait partie de sa nouvelle clientèle.

Car au niveau macroéconomique, les résultats du Bénin font des envieux: croissance annuelle au-delà de 6%, déficit ramené à 3% du PIB, 3.000 km de routes construites, levées de fonds sur les marchés internationaux.

- "Tout est cher!" -

Mais ces bons chiffres et ce développement ultra-rapide n'ont pas sorti tout le monde de la pauvreté, dont le taux reste au-dessus de 30% dans le pays, classé 173e sur 193 à l'indice de développement humain.

"Notre croissance n'a de sens que si elle est inclusive", reconnaît Aristide Medenou, directeur général de l'Economie au ministère dédié, qui assure que "le but ultime" reste "l'éradication de l'extrême pauvreté".

Dans le quartier Zongo de Cotonou, Moucharaf Fassassi, couturier, s'active dans son atelier de quatre salariés.

Pour un mois de travail, ces derniers peuvent empocher autour de 60.000 francs CFA (91,50 euros), à peine plus que le salaire minimum fixé à 52.000 francs (79 euros).

La part du secteur informel reste encore très importante dans l'économie béninoise, comme dans la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest.

"Mon souhait, c'est que le prochain président diminue le coût de la vie, notamment les taxes et l'électricité. C'est difficile de mettre de côté aujourd'hui", explique le couturier à l'AFP.

Et le développement a aussi un coût: les marchés informels de Cotonou ont par exemple été remplacés par des halles modernes, plus propres et mieux organisées, mais avec des charges plus importantes pour les commerçants, entraînant une augmentation du prix de certains produits.

A la faculté des sciences de la santé de Cotonou, Aliou Falilatou prépare du dégué, un populaire dessert lacté à la semoule.

"Tout est cher! Au marché, le gingembre, la tomate... Plus rien n'est abordable", déplore-t-elle devant ses marmites.

- "Agir sur l'offre" -

"On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de développement, beaucoup de choses ont changé, mais à la fin du mois, si je vous disais qu'il me reste de l'argent, je mentirais", ajoute-t-elle, appelant à des "prêts" plus accessibles.

"Toute cette croissance dont on se vante ne se ressent pas dans l'assiette du pauvre à l'heure du repas", abonde Aristide Fadegnon, un commerçant de produits céréaliers.

A la présidentielle de dimanche, le grand favori n'est autre que Romuald Wadagni, ministre des Finances depuis 2016 et architecte du boom économique du pays.

Pour encourager la sortie de l'informel, il propose notamment la "mise en place d'un mécanisme de crédit allant de 50.000 à 50 millions de francs CFA (76.200 euros)", explique M. Medenou.

Face à la cherté de la vie, son rival, Paul Hounkpè, a promis des baisses de prix sur les produits de première nécessité.

"Dans une économie de marché, notre doctrine n'est pas d'administrer les prix de façon arbitraire, mais d'agir sur les fondamentaux de l'offre et d'assumer notre rôle de bouclier en cas de crise", répond M. Medenou, qui détaille les trois leviers du programme du candidat Wadagni: plus de production agricole, mécanisme de stabilisation des prix du carburant et pragmatisme fiscal en cas de crise.

J.Simacek--TPP