The Prague Post - Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient

EUR -
AED 4.179278
AFN 74.537554
ALL 93.555728
AMD 416.115961
AOA 1043.539341
ARS 1706.700655
AUD 1.639535
AWG 2.048388
AZN 1.942865
BAM 1.954432
BBD 2.291516
BDT 140.45166
BHD 0.429101
BIF 3399.005182
BMD 1.137993
BND 1.47029
BOB 12.942166
BRL 5.827433
BSD 1.137713
BTN 108.765324
BWP 15.652247
BYN 3.320419
BYR 22304.666923
BZD 2.288218
CAD 1.60502
CDF 2588.934431
CHF 0.933149
CLF 0.027026
CLP 1063.685539
CNY 7.705636
CNH 7.703122
COP 3652.525768
CRC 517.742042
CUC 1.137993
CUP 30.15682
CVE 110.188333
CZK 24.189924
DJF 202.610808
DKK 7.474925
DOP 66.003786
DZD 151.764091
EGP 57.731764
ERN 17.069898
ETB 183.638229
FJD 2.542502
FKP 0.855103
GBP 0.85638
GEL 2.987273
GGP 0.855103
GHS 13.305859
GIP 0.855103
GMD 83.642027
GNF 9988.050543
GTQ 8.680884
GYD 237.996499
HKD 8.924882
HNL 30.482657
HRK 7.532494
HTG 148.755845
HUF 362.144718
IDR 20564.675304
ILS 3.484171
IMP 0.855103
INR 108.867771
IQD 1490.456426
IRR 1564882.913665
ISK 142.593106
JEP 0.855103
JMD 179.834085
JOD 0.806836
JPY 186.266326
KES 147.313545
KGS 99.517433
KHR 4599.839957
KMF 492.751328
KRW 1652.912603
KWD 0.353572
KYD 0.948149
KZT 542.83231
LAK 25799.162886
LBP 101886.452713
LKR 382.222379
LRD 205.939427
LSL 19.077742
LTL 3.360198
LVL 0.688361
LYD 7.294924
MAD 10.674573
MDL 20.132169
MGA 4917.600053
MKD 61.477226
MMK 2389.061563
MNT 4093.171941
MOP 9.191326
MRU 45.487151
MUR 53.918088
MVR 17.582019
MWK 1972.844676
MXN 19.884827
MYR 4.65382
MZN 72.710067
NAD 19.077742
NGN 1553.656122
NIO 41.870867
NOK 10.998584
NPR 174.026446
NZD 1.970634
OMR 0.437545
PAB 1.137708
PEN 3.862596
PGK 5.092457
PHP 69.883752
PKR 315.979061
PLN 4.327048
PYG 6833.215582
QAR 4.148196
RON 5.235109
RSD 117.364583
RUB 90.471633
RWF 1674.749464
SAR 4.275857
SBD 9.196243
SCR 15.337763
SDG 682.79594
SEK 11.052224
SGD 1.471021
SLE 27.567877
SOS 650.253283
SRD 43.07475
STD 23554.161855
STN 24.483073
SVC 9.955073
SZL 19.072562
THB 38.151254
TJS 10.501486
TMT 3.982976
TND 3.372539
TRY 53.93813
TTD 7.728657
TWD 36.910015
TZS 2998.645793
UAH 51.010008
UGX 4249.043613
USD 1.137993
UYU 45.758163
UZS 13695.410873
VES 845.865918
VND 29954.82628
VUV 135.672436
WST 3.13413
XAF 655.506674
XAG 0.019733
XAU 0.000282
XCD 3.075483
XCG 2.050473
XDR 0.815007
XOF 655.500917
XPF 119.331742
YER 271.126434
ZAR 19.057887
ZMK 10243.30542
ZMW 21.247497
ZWL 366.433349
  • AEX

    -1.5300

    1091.02

    -0.14%

  • BEL20

    -27.0100

    5718.95

    -0.47%

  • PX1

    -62.5900

    8395.85

    -0.74%

  • ISEQ

    -126.5200

    13625.34

    -0.92%

  • OSEBX

    12.9800

    2009.64

    +0.65%

  • PSI20

    -84.0400

    9050.82

    -0.92%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -112.2700

    4396.57

    -2.49%

  • N150

    14.4000

    4250.67

    +0.34%

Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient
Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient

La Commission européenne a revu nettement à la baisse jeudi ses prévisions de croissance pour la zone euro en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient, qui entraîne un bond de l'inflation sur le Vieux Continent.

Taille du texte:

Bruxelles ne prévoit plus désormais qu'une progression de 0,9% du Produit intérieur brut (PIB) dans les 21 pays partageant la monnaie unique, cette année, alors qu'elle tablait sur 1,2% en novembre.

La zone euro devrait ainsi perdre un demi-point de croissance par rapport à l'an dernier.

Le ralentissement devrait être particulièrement prononcé en Allemagne, première économie de la zone euro, avec une croissance désormais attendue à 0,6% seulement cette année, deux fois mois qu'anticipé en novembre.

En revanche, l'économie française devrait limiter la casse avec une croissance de 0,8% espérée par la Commission, au lieu de 0,9% auparavant.

Ces prévisions plus pessimistes découlent directement de la flambée des prix du pétrole et de l'énergie résultant de la guerre au Moyen-Orient, avec une inflation qui devrait grimper à 3% cette année dans la zone euro, là où la Commission tablait jusqu'ici sur 1,9%.

"Le conflit au Moyen-Orient a provoqué un choc énergétique majeur, mettant davantage à l'épreuve l'Europe, déjà confrontée à un environnement géopolitique et commercial instable", a reconnu le commissaire à l'Economie Valdis Dombrovskis.

- Un scénario encore plus pessimiste -

Ce diagnostic plus pessimiste a été confirmé par la dernière livraison de l'indice PMI de S&P Global, qui fait état d'une accélération de la contraction de l'activité au sein du secteur privé en mai.

Pour 2027, l'exécutif européen espère une modeste embellie, avec une croissance qui devrait remonter à 1,2% au sein de la zone euro (soit 0,2 point de moins qu'espéré précédemment), grâce à un ralentissement marqué de l'inflation.

Celle-ci devrait redescendre à 2,3% l'année prochaine, proche de l'objectif de la Banque centrale européenne fixé à 2%.

Mais ces prévisions sont fragiles, car la trajectoire de l'économie dépendra de l'évolution de la situation au Moyen-Orient qui reste pour le moment très incertaine.

L'exécutif européen, qui avait mis en garde dès début mars contre le risque d'un "choc stagflationniste majeur", c'est à dire l'association d'une croissance faible et d'une inflation élevée, a ainsi élaboré un scénario alternatif, dans lequel les prix de l'énergie continueraient à grimper jusqu'à la fin de l'année, et ne commenceraient à reculer que l'an prochain.

"Dans un tel scénario, l'inflation ne ralentirait pas et l'activité économique ne parviendrait pas à rebondir en 2027", prévient Bruxelles.

- Déficits aggravés -

Cette crise alimente des appels au sein de la zone euro à relâcher les règles budgétaires européennes, en particulier de la part de l'Italie, alors que Bruxelles présentera en juin son évaluation semestrielle des finances publiques des Etats membres.

Mais la Commission européenne, qui dit tabler sur une dégradation générale des déficits et de la dette cette année, n'a pas dévié de sa ligne: elle appelle toujours les Etats à limiter autant que possible les mesures de soutien aux entreprises et aux consommateurs pour compenser la flambée des prix de l'énergie.

"L'UE doit tirer les leçons des crises passées en limitant le soutien budgétaire à des mesures temporaires et ciblées, et en réduisant encore sa dépendance aux énergies fossiles importées", insiste Valdis Dombrovskis, appelant également les pays de l'UE à "accélérer les réformes, lever les obstacles à la croissance et préserver la santé de ses finances publiques".

Concernant la France, Bruxelles dit tabler sur un maintien du déficit public à 5,1% du PIB cette année, et une remontée à 5,7% en 2027, mais "en supposant que les politiques restent inchangées".

Malgré la dégradation de la conjoncture économique, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a de son côté maintenu le cap d'une réduction du déficit sous la barre des 3% du PIB en 2029, et espère toujours le ramener à 5% cette année, grâce à un plan d'économies de 6 milliards d'euros annoncé en avril.

J.Simacek--TPP