The Prague Post - Après 15 ans de croissance, la Côte d'Ivoire mise sur l'émergence de champions économiques locaux

EUR -
AED 4.218957
AFN 74.661225
ALL 91.582971
AMD 417.457719
ANG 2.056463
AOA 1054.440663
ARS 1743.614232
AUD 1.610725
AWG 2.06753
AZN 1.957227
BAM 1.958584
BBD 2.314189
BDT 141.100567
BGN 1.933647
BHD 0.43308
BIF 3445.883141
BMD 1.148628
BND 1.468274
BOB 11.289342
BRL 5.906291
BSD 1.149053
BTN 110.098541
BWP 15.582625
BYN 3.475741
BYR 22513.103189
BZD 2.310945
CAD 1.607792
CDF 2654.479062
CHF 0.944214
CLF 0.027911
CLP 1102.062801
CNY 7.693107
CNH 7.700293
COP 3657.609688
CRC 514.039631
CUC 1.148628
CUP 30.438634
CVE 110.55587
CZK 24.347696
DJF 204.134569
DKK 7.475389
DOP 67.81758
DZD 153.643935
EGP 60.011386
ERN 17.229416
ETB 187.686889
FJD 2.545249
FKP 0.860671
GBP 0.857505
GEL 2.990867
GGP 0.860671
GHS 13.237162
GIP 0.860671
GMD 84.42856
GNF 10101.666796
GTQ 8.768617
GYD 240.39904
HKD 9.011042
HNL 30.845651
HRK 7.534658
HTG 150.176082
HUF 364.287725
IDR 20459.4717
ILS 3.487958
IMP 0.860671
INR 110.252582
IQD 1505.265866
IRR 1578903.655694
ISK 139.202636
JEP 0.860671
JMD 181.437904
JOD 0.814422
JPY 180.197158
KES 148.759217
KGS 100.447935
KHR 4656.761237
KMF 491.613064
KPW 1033.765308
KRW 1592.044397
KWD 0.353962
KYD 0.95759
KZT 513.710212
LAK 25757.976881
LBP 102859.612165
LKR 380.330553
LRD 198.788625
LSL 18.680779
LTL 3.391599
LVL 0.694794
LYD 7.294223
MAD 10.886907
MDL 20.194321
MGA 4981.210628
MKD 61.619198
MMK 2411.765202
MNT 4134.326493
MOP 9.2846
MRU 46.225512
MUR 54.640655
MVR 17.746733
MWK 1992.492937
MXN 19.78965
MYR 4.690656
MZN 73.40923
NAD 18.680942
NGN 1529.662418
NIO 42.280099
NOK 10.809019
NPR 176.162473
NZD 2.008793
OMR 0.442789
PAB 1.149063
PEN 3.877412
PGK 5.114426
PHP 72.2606
PKR 318.484727
PLN 4.363465
PYG 6811.860614
QAR 4.19998
RON 5.263476
RSD 117.119869
RUB 96.935341
RWF 1687.950767
SAR 4.280492
SBD 9.18961
SCR 16.157873
SDG 690.903792
SEK 11.290555
SGD 1.465768
SHP 0.858627
SLE 28.314099
SLL 24086.139517
SOS 656.64482
SRD 43.585257
STD 23774.274604
STN 24.535303
SVC 10.054598
SYP 14934.457826
SZL 18.674871
THB 38.295672
TJS 10.59989
TMT 4.031683
TND 3.380004
TOP 2.76562
TRY 56.015171
TTD 7.800223
TWD 36.503811
TZS 3043.85889
UAH 51.337638
UGX 4532.442628
USD 1.148628
UYU 46.207089
UZS 13604.57507
VES 973.444877
VND 29889.590367
VUV 135.872884
WST 3.164265
XAF 655.957
XAG 0.01734
XAU 0.000262
XCD 3.104224
XCG 2.070844
XDR 0.812139
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.708303
ZAR 18.687948
ZMK 10339.031894
ZMW 22.584693
ZWL 369.857655
SSP 6505.853316
MXV 2.243593
  • AEX

    -5.7200

    1095.09

    -0.52%

  • BEL20

    -64.1300

    5713.16

    -1.11%

  • PX1

    -121.9900

    8065.02

    -1.49%

  • ISEQ

    -114.6100

    14211.37

    -0.8%

  • OSEBX

    -19.2300

    2117.33

    -0.9%

  • PSI20

    -128.6200

    9542.21

    -1.33%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.7300

    4652.42

    -0.23%

  • N150

    -46.8600

    4252.11

    -1.09%

Après 15 ans de croissance, la Côte d'Ivoire mise sur l'émergence de champions économiques locaux
Après 15 ans de croissance, la Côte d'Ivoire mise sur l'émergence de champions économiques locaux / Photo: Issouf SANOGO - AFP/Archives

Après 15 ans de croissance, la Côte d'Ivoire mise sur l'émergence de champions économiques locaux

Cosmétiques naturels, banque en ligne, distribution de pétrole et gaz, compagnie aérienne: après 15 ans de croissance soutenue, la Côte d'Ivoire mise sur l'émergence de robustes entreprises, des "champions nationaux" privés, acteurs clés de son plan de développement à l'horizon 2030.

Taille du texte:

Au cœur de la zone industrielle de Yopougon, en périphérie d'Abidjan, des ouvrières remplissent à la chaîne des milliers de bouteilles de cosmétiques à base de beurre de karité.

Dans le tumulte des machines, Fodé Yattabaré raconte comment son entreprise, Kaera, a modestement démarré dans un petit appartement à la fin des années 2000.

Aujourd'hui forte de 600 salariés, la société de ce quadragénaire vend ses produits de beauté dans toute l'Afrique de l'Ouest, et jusqu'à Paris et Dubaï - une trentaine de pays au total.

"Il y a un écosystème propice à l'éclosion d'entrepreneurs comme nous. Cela renforce notre confiance dans les perspectives", pointe le PDG, qui espère désormais conquérir le marché européen.

Après presque une décennie de crise politico-militaire (2002-2011) ayant considérablement affaibli son économie, la Côte d'Ivoire a retrouvé la stabilité, avec une croissance régulièrement supérieure à 6% qui l'a replacée parmi les locomotives d'Afrique de l'Ouest.

- Confiance -

"La Côte d'Ivoire reste l'un des pays les plus stables de la région. L'infrastructure est excellente, l'environnement est sûr, et donc ça attire et rassure les investisseurs. C'est plus facile pour nous de lever des fonds en venant d'un pays politiquement stable", abonde Régis Bamba, co-fondateur de l'entreprise Djamo.

Cette start-up financière ivoirienne lancée en 2020 propose des services à mi-chemin entre la banque traditionnelle et le paiement par téléphone mobile. Cette solution de simplicité a déjà séduit deux millions d'utilisateurs, dont une majorité n'avait pas de compte bancaire.

Djamo, comme Kaera ou encore le distributeur de carburant Pétro Ivoire, font partie des ces "champions nationaux", des entreprises ivoiriennes qui ont vocation à être des moteurs du développement économique et entraîner notamment dans leur sillage des PME (petites et moyennes entreprises).

"Ca nous donne une responsabilité très forte, une responsabilité d'exemplarité", explique Sébastien Kadio Morokro, le patron de Pétro Ivoire.

"C'est le rôle de l'État de faire ce premier investissement massif, de créer des champions nationaux qui vont à leur tour former, éduquer, créer de la valeur et permettre, après, de réinvestir", ajoute Régis Bamba.

"La Côte d'Ivoire travaille à mettre en œuvre une politique pour les PME. Parce que pour devenir champion, il faut être d'abord dans une pépinière, il faut être entretenu, il faut être accompagné", confirme le ministre du Plan, Souleymane Diarrassouba, qui espère voir naître "plusieurs centaines de champions nationaux" dans les prochaines années.

Signe de la confiance des investisseurs, la Côte d'Ivoire a obtenu début juillet 80 milliards de dollars (70 milliards d'euros) de financements publics internationaux - quatre fois plus qu'espéré - pour son "Plan national de développement 2026-2030". Elle attend aussi près de 150 milliards de dollars (131 milliards d'euros) supplémentaires du côté du secteur privé.

Selon l'économiste Blaise Makaye, chercheur à l'université de Bouake (centre), "c'est la dernière phase de la stratégie visant à faire de la Côte d'Ivoire un pays à revenu intermédiaire d'ici 2030", c'est-à-dire avec un revenu brut annuel par habitant supérieur à 4.000 dollars (3.500 euros) par an, contre 2.700 dollars (2.360 euros) actuellement.

Et malgré un secteur informel toujours écrasant - près de 90% des emplois -, les voyants macroéconomiques sont au vert pour la Côte d'Ivoire, avec notamment le relèvement en décembre de sa note souveraine (BB) par l'agence Fitch.

- Numérisation de l'économie -

Du côté des entrepreneurs, on appelle à encore plus de numérisation de l'économie pour faciliter les échanges, dans un pays où bureaucratie et corruption restent élevées et qui est toujours inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (Gafi).

"La digitalisation de l'administration permet aussi à l’État d'élargir l'assiette fiscale et donc d'avoir davantage de recettes pour financer le développement", rappelle Blaise Makaye, qui ajoute que les découvertes de pétrole et de gaz de ces dernières années devraient également donner un coup de pouce.

Autre souhait récurrent dans le secteur privé: l'accélération de la mise en place de la Zlecaf, la zone de libre échange à l'échelle du continent qui pourrait ouvrir un marché de près d'un milliard et demi de consommateurs.

"Le principal obstacle, ce sont les différentes normes et réglementations entre les pays africains. Avec la Zlecaf, on pourrait avoir davantage d'harmonisation", plaide Fodé Yattabaré, le patron de Kaera.

"Plus de libre-échange, c'est plus de business, plus de facilité, plus de valeur qui est débloquée", renchérit Régis Bamba, de Djamo.

U.Ptacek--TPP