The Prague Post - Après la mort de Jason Arday, les médias au banc des accusés

EUR -
AED 4.260091
AFN 76.559873
ALL 92.876059
AMD 422.828996
ANG 2.076146
AOA 1063.718568
ARS 1734.175498
AUD 1.638104
AWG 2.087998
AZN 1.967892
BAM 1.960115
BBD 2.336684
BDT 141.54159
BGN 1.967782
BHD 0.437461
BIF 3466.518596
BMD 1.159999
BND 1.482301
BOB 13.428562
BRL 6.050203
BSD 1.160174
BTN 110.950769
BWP 15.660746
BYN 3.528753
BYR 22735.973106
BZD 2.333327
CAD 1.609439
CDF 2633.197051
CHF 0.940353
CLF 0.027217
CLP 1071.189085
CNY 7.822216
CNH 7.817979
COP 3601.64494
CRC 521.145005
CUC 1.159999
CUP 30.739964
CVE 110.506364
CZK 24.174604
DJF 206.598369
DKK 7.475861
DOP 68.149731
DZD 154.190504
EGP 58.781423
ERN 17.399979
ETB 187.676142
FJD 2.561915
FKP 0.856537
GBP 0.855905
GEL 3.021794
GGP 0.856537
GHS 12.820278
GIP 0.856537
GMD 85.84003
GNF 10191.391461
GTQ 8.849443
GYD 242.725383
HKD 9.097318
HNL 31.106344
HRK 7.535814
HTG 151.758006
HUF 364.93325
IDR 20699.943514
ILS 3.46318
IMP 0.856537
INR 111.067954
IQD 1519.865494
IRR 1594505.114028
ISK 142.203745
JEP 0.856537
JMD 183.319883
JOD 0.822399
JPY 184.653805
KES 150.31259
KGS 101.442062
KHR 4693.453579
KMF 494.159761
KPW 1043.999106
KRW 1618.117079
KWD 0.358045
KYD 0.966824
KZT 535.837286
LAK 26146.785091
LBP 103892.461668
LKR 385.091062
LRD 210.572648
LSL 18.821358
LTL 3.425175
LVL 0.701672
LYD 7.392401
MAD 10.779677
MDL 20.01297
MGA 4997.086773
MKD 61.66074
MMK 2435.122429
MNT 4172.690093
MOP 9.372955
MRU 46.529229
MUR 54.496842
MVR 17.93377
MWK 2011.798157
MXN 19.764171
MYR 4.711685
MZN 74.129742
NAD 18.821277
NGN 1566.903145
NIO 42.686426
NOK 10.901743
NPR 177.521031
NZD 1.973175
OMR 0.446011
PAB 1.160154
PEN 3.907436
PGK 5.213454
PHP 71.731963
PKR 321.980762
PLN 4.327526
PYG 6999.529487
QAR 4.240817
RON 5.244936
RSD 117.394244
RUB 98.861318
RWF 1709.522302
SAR 4.346035
SBD 9.30993
SCR 15.939157
SDG 697.741843
SEK 11.036912
SGD 1.480872
SHP 0.859404
SLE 28.594027
SLL 24324.59033
SOS 663.082579
SRD 44.041673
STD 24009.629569
STN 24.553947
SVC 10.15126
SYP 15082.30205
SZL 18.807728
THB 38.372638
TJS 10.719853
TMT 4.059995
TND 3.397665
TOP 2.792998
TRY 55.607432
TTD 7.867387
TWD 37.082252
TZS 3072.808558
UAH 51.971406
UGX 4327.545337
USD 1.159999
UYU 46.80283
UZS 13713.306773
VES 895.028087
VND 30365.284081
VUV 137.129801
WST 3.150437
XAF 657.426933
XAG 0.018378
XAU 0.000266
XCD 3.134954
XCG 2.09093
XDR 0.820179
XOF 657.415573
XPF 119.331742
YER 275.056081
ZAR 18.824139
ZMK 10441.378786
ZMW 21.666069
ZWL 373.519085
  • AEX

    -2.1000

    1105.24

    -0.19%

  • BEL20

    -4.0300

    5754.81

    -0.07%

  • PX1

    37.4400

    8547.08

    +0.44%

  • ISEQ

    26.7700

    14113.99

    +0.19%

  • OSEBX

    0.8300

    2082.4

    +0.04%

  • PSI20

    -37.2200

    9267.35

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.0500

    4771.88

    +0.74%

  • N150

    4.3000

    4304.19

    +0.1%

Après la mort de Jason Arday, les médias au banc des accusés
Après la mort de Jason Arday, les médias au banc des accusés / Photo: Chris RADBURN - AFP/Archives

Après la mort de Jason Arday, les médias au banc des accusés

Les médias sont-ils allés trop loin sur Jason Arday, le poussant au suicide? Le malaise est réel au Royaume-Uni, où les accusations de plagiat et mensonges visant le plus jeune professeur noir de Cambridge ont alimenté l'un des feuilletons médiatiques de l'été.

Taille du texte:

Les milliers de personnes qui ont rendu hommage lundi soir à Londres à Jason Arday, décédé vendredi, ne cachaient pas leur colère envers les médias, auxquels beaucoup refusaient de parler.

Des pancartes dans la foule résumaient bien le chef d'accusation: "249 articles en 22 jours", allusion au nombre supposé de publications parues depuis juillet sur ces accusations de plagiat ou d'affirmations fantaisistes sur son parcours.

Pour ces gens, les journaux britanniques sont, avec le racisme, les principaux coupables de la disparition de Jason Arday, retrouvé mort à son domicile le 14 août, neuf jours après sa démission de Cambridge.

La thèse du suicide semble ne faire aucun doute, bien qu'elle n'ait été évoquée directement ni par la famille ni par la police, qui a néanmoins écarté tout motif suspect.

- De la "honte" au "martyr" -

La journaliste Sarah Ditum, qui a signé de nombreux articles sur cette affaire pour le quotidien conservateur The Times, se demandait si elle avait "eu tort d'écrire autant sur Jason Arday", avant de conclure par la négative.

Elle a reconnu que l'histoire - mêlant accusations de racisme et critiques des politiques de diversité au coeur des guerres culturelles actuelles - avait pris de l'ampleur à la faveur du calme médiatique de l'été.

Comme d'autres, elle a souligné qu'Arday était une "star", qui avait "choisi d'être sous les projecteurs". En "mythifiant lui-même" son parcours, présenté comme l'incroyable ascension d'un enfant autiste jusqu'au sommet de la hiérarchie universitaire, il avait "nui" à ses collègues, à l'institution et aux autres personnes souffrant d'autisme.

"Il est plus facile à défendre maintenant qu'il peut être présenté comme un martyr soumis à la cruauté de la presse conservatrice. Mais vivant, c'était une honte", a-t-elle affirmé.

A gauche, le Guardian, qui a lui aussi enquêté sur Jason Arday, a affirmé avoir simplement "cherché à établir la vérité".

"Les journalistes qui ont fait leur travail de façon responsable ne devraient pas être soumis à un torrent d'insultes", a défendu le journal dans un éditorial.

"Le Guardian a couvert l'affaire avec nuance", a-t-il assuré, avant d'accuser à son tour: "on ne peut pas en dire autant des médias de droite".

Dans un communiqué, l'organisme de régulation des médias traditionnels britanniques, Ipso a indiqué avoir reçu et examiner "un gros volume de plaintes et d'inquiétudes" concernant la couverture de cette affaire.

S'il y a eu entorses au code éthique, "nous prendrons les mesures appropriées", a-t-il ajouté.

L'affaire a aussi mis à nouveau le doigt sur les méthodes d'une partie de la presse britannique, et notamment ses tabloïds, qui s'immiscent parfois très loin dans la vie privée de leurs sujets.

Le Daily Mail a estimé que les médias traditionnels avaient mené un "travail d'enquête légitime", mais que les réseaux sociaux "hors de contrôle" avaient fait "déraper" l'histoire en attirant l'attention de gens "authentiquement racistes".

- L'éthique en question

Pour Mark Stephens, avocat spécialiste des médias, s'il était "parfaitement légitime" d'enquêter sur Jason Arday au départ, les médias auraient dû s'arrêter après sa démission de Cambridge, le 5 août.

"Le problème est qu'ils ont été avertis qu'il avait des pensées suicidaires, et qu'ils n'ont pas arrêté ni réduit la couverture, ils en ont même rajouté", a-t-il déclaré à l'AFP.

Plusieurs sources ont indiqué que des proches avaient prévenu discrètement les médias de sa fragilité psychologique.

"Après sa démission, où était l'intérêt public à continuer à le blâmer? N'aurait-il pas été plus approprié d'examiner comment Cambridge l'avait sélectionné au départ?", a encore interrogé l'avocat.

Il déplore aussi que les décisions de publier ou non soient de plus en plus laissées aux avocats plutôt qu'aux rédacteurs en chef, censés exercer un "jugement éditorial", tenant compte de l'éthique et des effets possibles sur les personnes concernées.

Plus de 111.000 personnes, dont quatre députés, avaient signé mercredi une pétition de l'organisation Good Law Project réclamant "une enquête publique immédiate pour garantir une presse responsable".

Le gouvernement n'a pas réagi à cet appel. Juste après la mort de Jason Arday, le Premier ministre Andy Burnham avait demandé d'éviter tout "jugement hâtif", appelant à "la réflexion pour comprendre comment on en est arrivé là."

cat/mhc/fpp

Y.Havel--TPP