The Prague Post - Violences sexistes et sexuelles: premier feu vert à l'Assemblée pour la loi "intégrale"

EUR -
AED 4.180733
AFN 71.709282
ALL 91.571409
AMD 413.681787
ANG 2.037864
AOA 1044.903172
ARS 1725.281725
AUD 1.616358
AWG 2.048831
AZN 1.932494
BAM 1.949761
BBD 2.29221
BDT 139.926572
BGN 1.916159
BHD 0.429059
BIF 3414.717787
BMD 1.138239
BND 1.454208
BOB 12.369424
BRL 5.883102
BSD 1.13808
BTN 108.904621
BWP 15.47491
BYN 3.445941
BYR 22309.489539
BZD 2.28892
CAD 1.604746
CDF 2629.332313
CHF 0.939028
CLF 0.02777
CLP 1096.500629
CNY 7.639122
CNH 7.639327
COP 3746.275501
CRC 516.402692
CUC 1.138239
CUP 30.16334
CVE 110.693938
CZK 24.405213
DJF 202.287485
DKK 7.477049
DOP 67.668425
DZD 152.473973
EGP 58.515293
ERN 17.073589
ETB 183.256357
FJD 2.560753
FKP 0.854281
GBP 0.8592
GEL 2.976487
GGP 0.854281
GHS 13.186553
GIP 0.854281
GMD 84.229622
GNF 9959.593343
GTQ 8.687168
GYD 238.104554
HKD 8.928125
HNL 30.635684
HRK 7.534691
HTG 148.749244
HUF 365.375102
IDR 20326.27836
ILS 3.453339
IMP 0.854281
INR 109.122144
IQD 1491.662553
IRR 1564595.233755
ISK 138.011239
JEP 0.854281
JMD 179.316137
JOD 0.806978
JPY 180.192354
KES 147.36771
KGS 99.538792
KHR 4618.409033
KMF 492.857273
KPW 1024.415698
KRW 1555.028027
KWD 0.352012
KYD 0.948391
KZT 506.084607
LAK 25525.015756
LBP 101929.326015
LKR 374.430189
LRD 196.716167
LSL 18.621342
LTL 3.360925
LVL 0.688509
LYD 7.256264
MAD 10.92795
MDL 20.142105
MGA 5008.252716
MKD 61.330028
MMK 2389.82139
MNT 4095.29786
MOP 9.193636
MRU 45.598
MUR 54.498985
MVR 17.585767
MWK 1977.121465
MXN 19.944911
MYR 4.643707
MZN 72.744643
NAD 18.621139
NGN 1508.690482
NIO 41.728113
NOK 10.796939
NPR 174.247029
NZD 2.005282
OMR 0.437632
PAB 1.13808
PEN 3.844401
PGK 5.063456
PHP 71.493183
PKR 315.917893
PLN 4.37097
PYG 6745.106785
QAR 4.146592
RON 5.275854
RSD 117.560753
RUB 96.502703
RWF 1676.626433
SAR 4.274166
SBD 9.106497
SCR 15.740256
SDG 684.651911
SEK 11.300496
SGD 1.457173
SHP 0.859373
SLE 28.057104
SLL 23868.298967
SOS 650.5037
SRD 43.051054
STD 23559.254631
STN 24.671336
SVC 9.958198
SYP 14799.387176
SZL 18.620964
THB 38.039803
TJS 10.532966
TMT 3.99522
TND 3.356097
TOP 2.740607
TRY 55.576353
TTD 7.735074
TWD 36.236077
TZS 3016.331787
UAH 51.082319
UGX 4427.305706
USD 1.138239
UYU 45.619094
UZS 13473.900913
VES 970.270945
VND 29606.172329
VUV 134.70877
WST 3.133034
XAF 655.957
XAG 0.017662
XAU 0.000265
XCD 3.076149
XCG 2.051056
XDR 0.804794
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 269.364113
ZAR 18.627405
ZMK 10245.519969
ZMW 22.164539
ZWL 366.512578
SSP 6502.294799
MXV 2.260481
  • AEX

    -3.0000

    1107.93

    -0.27%

  • BEL20

    -71.4100

    5687.13

    -1.24%

  • PX1

    -31.8100

    8123.41

    -0.39%

  • ISEQ

    -108.3000

    14332.16

    -0.75%

  • OSEBX

    -2.3100

    2096.59

    -0.11%

  • PSI20

    -24.1400

    9632.44

    -0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -90.3100

    4470.74

    -1.98%

  • N150

    -17.5700

    4267.43

    -0.41%

Violences sexistes et sexuelles: premier feu vert à l'Assemblée pour la loi "intégrale"
Violences sexistes et sexuelles: premier feu vert à l'Assemblée pour la loi "intégrale" / Photo: Martin LELIEVRE - AFP

Violences sexistes et sexuelles: premier feu vert à l'Assemblée pour la loi "intégrale"

Les députés ont approuvé mercredi en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Taille du texte:

Le texte se veut une réponse aux nombreuses affaires de violences sexuelles, y compris pédocriminelles, qui ont marqué l'opinion ces dernières années.

Il a été adopté à l'unanimité des votants, le RN, très discret au stade de la commission, s'est abstenu.

S'il entend couvrir toute la chaîne des violences, du repérage à la réparation, il divise aussi sur certains sujets de fond, certains ayant été renvoyés à la discussion dans l'hémicycle.

Des députés s'inquiètent aussi de son application si les crédits suffisants ne sont pas débloqués lors des discussions budgétaires. "Une loi intégrale sans qu'on ait ce qu'il faut sera une loi inapplicable", a abondé Clémentine Autain (groupe écologiste).

- Un socle d'enquête -

C'est l'une des mesures phares du texte : pour éviter que des plaintes restent sans suite, elle prévoit un socle minimal d'actes d'enquête, allant de l'audition de la victime et du suspect à la préservation des preuves et à la recherche d'autres victimes.

Dans les cas de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales, il serait interdit aux enquêteurs de collecter des preuves sur les "antécédents sexuels" d'une plaignante, - disposition largement consensuelle - mais aussi sur sur sa "crédibilité" ou sa "moralité", notions qui ont soulevé davantage de débats en commission.

Un autre article promet des débats nourris dans l'hémicycle. Accueilli froidement par le gouvernement, il prévoit en l'état l'interdiction de prononcer une obligation de quitter le territoire (OQTF) contre un étranger ayant déposé plainte pour des faits de violence sexuelle ou lorsqu'ils sont établis d'une autre manière.

Auprès de l'AFP Thomas Ménagé (RN) a notamment invoqué cet article pour expliquer l'abstention de son groupe, "globalement favorable au texte". Cet article "relancerait une filière d'immigration", a-t-il avancé, citant d'autres "points potentiellement bloquants", comme la création d'une nouvelle instance de lutte contre les violences sexuelles.

- Syndicats, hôpital, et partis politiques -

Espérant faire sauter des verrous, le texte protège contre toute mesure de représailles les personnes ayant subi, refusé de subir ou témoigné des faits dans leur entreprise. Et si un employeur informé d'un signalement ne mène pas d'enquête interne, il encourrait une sanction financière lourde.

Prenant appui sur cet article, les députés ont transposé la logique aux partis politiques et syndicats, prévoyant que lorsqu'une personne mise en cause exerce des responsabilités au sein de l'organisation, l'enquête interne doit être confiée à une structure échappant à son autorité.

Dans le domaine de la santé, le texte escompte combler certaines failles, notamment après l'affaire Joël Le Scouarnec, ancien chirurgien qui a commis des centaines de viols et agressions sexuelles.

Il étend les prérogatives de l'Agence régionale de Santé, lui confiant un pouvoir de suspension en cas de mise en examen d'un soignant pour certains faits liés à sa profession.

En cas de condamnation définitive pour un crime, tout professionnel de santé, même en formation, serait automatiquement interdit d'exercer. Les députés s'opposant sur l'opportunité d'élargir cette peine aux délits à caractère sexuels et pas seulement aux crimes.

En revanche, faute de moyens humains, les députés ont renoncé à une mesure phare : un entretien individuel annuel et obligatoire pour chaque enfant à l'école, pour détecter des cas de violences. Un entretien annuel serait proposé à partir du CP à chaque élève mais sans caractère obligatoire.

- Cyber, plateformes et financement -

La proposition de loi comporte un large volet "cyber", aggravant par exemple la diffusion non consentie d'un contenu sexuel et réprimant leur création sans le consentement de la personne représentée, alors que l'explosion de l'intelligence artificielle fait craindre une recrudescence de ces contenus (notamment les "deepfakes").

Au cours d'un vif débat, les parlementaires ont aussi choisi de faire entrer les actes sexuels rémunérés réalisés à distance dans le champ du proxénétisme, avec dans le viseur des plateformes comme Onlyfans ou Mym.

Une mesure qui vise les contenus de nature sexuelle réalisés en réponse à la demande d'un client, certains députés y voyant une "porte d'entrée" vers la prostitution des plus jeunes. Mais d'autres parlementaires s'inquiètent qu'une interdiction n'amène certains travailleurs du sexe vers des pratiques physiques plus dangereuses, au contact des clients.

parl-sl-sac/lpa

F.Prochazka--TPP