The Prague Post - A Los Angeles, l'université UCLA fracturée par la guerre entre Israël et le Hamas

EUR -
AED 4.21632
AFN 74.625092
ALL 91.794675
AMD 416.730427
ANG 2.05548
AOA 1053.936452
ARS 1733.592369
AUD 1.611237
AWG 2.069412
AZN 1.948872
BAM 1.955943
BBD 2.312059
BDT 140.970293
BGN 1.932723
BHD 0.43273
BIF 3453.537111
BMD 1.148079
BND 1.464701
BOB 11.679853
BRL 5.884825
BSD 1.147879
BTN 110.067036
BWP 15.567069
BYN 3.48964
BYR 22502.344954
BZD 2.308759
CAD 1.606478
CDF 2653.209972
CHF 0.946459
CLF 0.027925
CLP 1102.638071
CNY 7.700796
CNH 7.689401
COP 3638.181428
CRC 513.535258
CUC 1.148079
CUP 30.424089
CVE 110.273051
CZK 24.313549
DJF 204.414035
DKK 7.475491
DOP 67.994668
DZD 153.541861
EGP 59.84613
ERN 17.221182
ETB 184.811984
FJD 2.54403
FKP 0.86026
GBP 0.858935
GEL 2.991608
GGP 0.86026
GHS 13.212965
GIP 0.86026
GMD 84.380007
GNF 10074.391567
GTQ 8.758639
GYD 240.127532
HKD 9.006615
HNL 30.906436
HRK 7.535075
HTG 150.030301
HUF 362.415194
IDR 20381.843366
ILS 3.475219
IMP 0.86026
INR 109.952539
IQD 1504.557299
IRR 1578149.152123
ISK 139.400002
JEP 0.86026
JMD 181.152437
JOD 0.813983
JPY 180.466374
KES 148.783692
KGS 100.399849
KHR 4653.163661
KMF 491.377856
KPW 1033.271307
KRW 1586.473283
KWD 0.354285
KYD 0.956666
KZT 511.345108
LAK 25688.263477
LBP 102810.459198
LKR 380.73614
LRD 200.327067
LSL 18.645201
LTL 3.389978
LVL 0.694461
LYD 7.284511
MAD 10.934298
MDL 20.152384
MGA 5040.065624
MKD 61.529492
MMK 2410.612703
MNT 4132.350842
MOP 9.276337
MRU 45.98043
MUR 54.613554
MVR 17.737553
MWK 1994.213189
MXN 19.686968
MYR 4.685295
MZN 73.373548
NAD 18.644322
NGN 1529.344249
NIO 42.100432
NOK 10.810936
NPR 176.106091
NZD 2.004936
OMR 0.441437
PAB 1.147884
PEN 3.87419
PGK 5.103204
PHP 71.972976
PKR 318.218735
PLN 4.3553
PYG 6790.466216
QAR 4.184704
RON 5.261876
RSD 117.377288
RUB 97.012233
RWF 1688.82395
SAR 4.263271
SBD 9.185218
SCR 16.975648
SDG 690.562577
SEK 11.257832
SGD 1.464912
SHP 0.858216
SLE 28.300048
SLL 24074.629583
SOS 655.553098
SRD 43.335958
STD 23762.913699
STN 24.798503
SVC 10.04469
SYP 14927.321164
SZL 18.730882
THB 38.211478
TJS 10.589673
TMT 4.029757
TND 3.343777
TOP 2.764298
TRY 56.008682
TTD 7.793535
TWD 36.512925
TZS 3044.254927
UAH 51.296922
UGX 4511.329384
USD 1.148079
UYU 46.15337
UZS 13576.032207
VES 972.979702
VND 29855.789823
VUV 135.807955
WST 3.162753
XAF 655.957
XAG 0.017222
XAU 0.000262
XCD 3.10274
XCG 2.068842
XDR 0.811751
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.577642
ZAR 18.641413
ZMK 10334.088925
ZMW 22.528547
ZWL 369.680913
SSP 6502.744393
MXV 2.231952
  • AEX

    -1.3200

    1099.44

    -0.12%

  • BEL20

    -14.4400

    5763.06

    -0.25%

  • PX1

    -48.3000

    8138.44

    -0.59%

  • ISEQ

    -47.2800

    14278.84

    -0.33%

  • OSEBX

    -20.0800

    2116.56

    -0.94%

  • PSI20

    -33.8500

    9636.98

    -0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    111.0800

    4663.37

    +2.44%

  • N150

    -19.3500

    4279.55

    -0.45%

A Los Angeles, l'université UCLA fracturée par la guerre entre Israël et le Hamas
A Los Angeles, l'université UCLA fracturée par la guerre entre Israël et le Hamas / Photo: Frederic J. BROWN - AFP

A Los Angeles, l'université UCLA fracturée par la guerre entre Israël et le Hamas

Keffieh noué autour de la taille, Tai Min campe depuis jeudi en plein coeur du campus de UCLA à Los Angeles, sur une pelouse entourée de barricades. Pour cette étudiante de 20 ans, un seul mot d'ordre compte : "Arrêtez le génocide" des Palestiniens.

Taille du texte:

Comme des centaines d'autres manifestants, la jeune Américaine s'affiche ultra-déterminée.

"Le sacrifice est vraiment important pour véritablement changer notre université et la société", confie-t-elle à l'AFP. "Beaucoup d'étudiants sont prêts à risquer d'être arrêtés ou suspendus."

Contrairement à des dizaines d'autres établissements américains secoués par la mobilisation pro-palestinienne ces derniers jours, la prestigieuse université de Los Angeles n'a jusqu'ici pas requis l'intervention de la police.

Une politique de désescalade qui n'empêche pas les tensions de grimper sur le campus, tant le débat autour du conflit israélo-palestinien est devenu impossible aux Etats-Unis.

Dimanche, un rassemblement pro-israélien a eu lieu juste en face du campement. Les deux camps, soutenus par de nombreux manifestants extérieurs au campus, en sont venus aux mains, avec des bousculades et des insultes.

Ces incidents prouvent que "notre lutte est vraiment interconnectée avec celle du peuple palestinien", reprend Tai Min.

"Les gens étaient là pour tourmenter nos étudiants, qui sont principalement des personnes de couleur", estime l'étudiante, d'origine chinoise. "Et Israël mène une occupation raciste et suprémaciste blanche."

- "Sectarisme" -

Sur la pelouse, les associations qui ont organisé la contre-manifestation de dimanche ont laissé derrière elle un écran géant, où défilent en boucle des images des massacres commis par le Hamas le 7 octobre dernier, qui ont fait près de 1.200 morts israéliens.

Une installation que la jeune femme balaie d'un haussement d'épaules, en rappelant les presque 35.000 victimes palestiniennes depuis sept mois.

"Tout ça, ce ne sont que des distractions pour nous détourner de ce qui se passe en Palestine depuis 75 ans", lâche-t-elle.

La sécurité privée a érigé des barrières et empêche désormais d'accéder au campement. Une décision qui fait enrager, Eli Tsives, déçu de voir son université tolérer ce qu'il considère comme des "manifestants pro-Hamas et antisémites".

"Nous nous opposerons toujours à leur haine et à leur sectarisme", promet cet étudiant juif de 19 ans, qui a prononcé un discours lors de la contre-manifestation de dimanche.

Les slogans en faveur de "l'Intifada" - "soulèvement" en arabe - des manifestants pro-palestiniens sont pour lui "un appel au génocide contre les Juifs".

"La majorité des étudiants juifs ont peur", et certains demandent à être accompagnés en cours, raconte-t-il.

En marge des rassemblements, les tensions s'approfondissent également sur les réseaux sociaux. Plusieurs étudiants des deux camps rencontrés par l'AFP se disent victimes de menaces ou de harcèlement en ligne.

- "Préférable à l'apathie" -

"Dans toutes les universités du pays, il est devenu très difficile pour les gens de dialoguer au-delà leurs différences", regrette Dov Waxman, un professeur qui enseigne l'histoire d'Israël à UCLA. "Il y a beaucoup de cris, beaucoup de slogans, mais très peu de vraies conversations."

Dimanche, cet enseignant juif a dû s'interposer entre les deux camps pour essayer de ramener le calme.

Le campement "exacerbe les peurs de certains étudiants", mais il n'y a pas eu d'événement grave, observe-t-il. "C'est important de faire la distinction entre se sentir en danger et être réellement en danger."

L'universitaire espère encore que son établissement saura trouver une sortie par le haut, sans recourir à la police, après les centaines d'interpellations ces derniers jours sur les campus américains.

Comme ailleurs, les étudiants de UCLA réclament que la direction arrête d'investir des entreprises qui soutiennent Israël.

Certains appellent aussi à boycotter sa chaire. Pourtant, le professeur refuse d'en prendre ombrage.

"Je ne suis pas d'accord avec leurs revendications, mais cela ne veut pas dire que c'est nécessairement une menace", tempère-t-il derrière ses lunettes. "Chaque fois que je vois des étudiants politiquement actifs, je pense que c'est une bonne chose, c'est toujours préférable à l'apathie et à l'indifférence."

M.Soucek--TPP