The Prague Post - Bétharram: un seul homme poursuivi pour viol, prescription pour les deux autres

EUR -
AED 4.291798
AFN 76.543064
ALL 96.470812
AMD 442.119364
ANG 2.091944
AOA 1071.635443
ARS 1671.129297
AUD 1.718349
AWG 2.103537
AZN 1.988256
BAM 1.955443
BBD 2.35886
BDT 143.263871
BGN 1.962565
BHD 0.440657
BIF 3468.152622
BMD 1.168632
BND 1.502919
BOB 8.092489
BRL 6.217242
BSD 1.171181
BTN 107.262437
BWP 15.630082
BYN 3.369771
BYR 22905.184432
BZD 2.35546
CAD 1.615359
CDF 2518.40142
CHF 0.92887
CLF 0.025886
CLP 1022.132093
CNY 8.138231
CNH 8.13203
COP 4294.722081
CRC 573.592931
CUC 1.168632
CUP 30.968744
CVE 110.244893
CZK 24.334362
DJF 208.561069
DKK 7.470292
DOP 73.816221
DZD 151.826729
EGP 55.393268
ERN 17.529478
ETB 181.716983
FJD 2.644029
FKP 0.867619
GBP 0.870405
GEL 3.137764
GGP 0.867619
GHS 12.730678
GIP 0.867619
GMD 85.886183
GNF 10259.085001
GTQ 8.99036
GYD 245.034261
HKD 9.110975
HNL 30.945039
HRK 7.533473
HTG 153.351375
HUF 384.222202
IDR 19747.891739
ILS 3.680609
IMP 0.867619
INR 107.076364
IQD 1534.313599
IRR 49228.617235
ISK 146.200886
JEP 0.867619
JMD 184.12563
JOD 0.828563
JPY 185.544868
KES 151.081176
KGS 102.196492
KHR 4713.120231
KMF 493.16251
KPW 1051.805236
KRW 1718.029116
KWD 0.359249
KYD 0.976018
KZT 593.619193
LAK 25321.273436
LBP 104880.422626
LKR 362.662304
LRD 216.086891
LSL 19.158424
LTL 3.450666
LVL 0.706894
LYD 7.44661
MAD 10.745794
MDL 19.851294
MGA 5288.058853
MKD 61.6085
MMK 2453.766537
MNT 4167.116622
MOP 9.406744
MRU 46.754273
MUR 53.896988
MVR 18.067032
MWK 2030.820919
MXN 20.43063
MYR 4.73004
MZN 74.671306
NAD 19.158424
NGN 1661.011609
NIO 42.889827
NOK 11.630055
NPR 171.618965
NZD 1.996117
OMR 0.449338
PAB 1.171181
PEN 3.921958
PGK 5.007065
PHP 69.084863
PKR 327.158227
PLN 4.215454
PYG 7843.535896
QAR 4.255281
RON 5.093601
RSD 117.394927
RUB 89.984723
RWF 1699.190723
SAR 4.382351
SBD 9.501229
SCR 16.776366
SDG 702.927658
SEK 10.629501
SGD 1.500926
SHP 0.876777
SLE 28.749088
SLL 24505.624906
SOS 667.875336
SRD 44.65323
STD 24188.320018
STN 24.495428
SVC 10.248087
SYP 12924.571567
SZL 19.154425
THB 36.660129
TJS 10.921221
TMT 4.101898
TND 3.414277
TOP 2.813785
TRY 50.606313
TTD 7.950516
TWD 36.939871
TZS 2959.569896
UAH 50.545365
UGX 4052.243593
USD 1.168632
UYU 44.931036
UZS 14140.360507
VES 405.327129
VND 30702.88051
VUV 141.206291
WST 3.251574
XAF 655.834579
XAG 0.012462
XAU 0.000242
XCD 3.158286
XCG 2.110806
XDR 0.815648
XOF 652.096411
XPF 119.331742
YER 278.484708
ZAR 19.008323
ZMK 10519.102845
ZMW 23.5706
ZWL 376.298982
  • AEX

    12.6200

    1006.61

    +1.27%

  • BEL20

    78.3100

    5333.98

    +1.49%

  • PX1

    106.5200

    8175.85

    +1.32%

  • ISEQ

    164.1100

    13086.11

    +1.27%

  • OSEBX

    13.3400

    1745.36

    +0.77%

  • PSI20

    138.7500

    8598.91

    +1.64%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.2100

    4046.4

    +1.13%

  • N150

    59.8800

    3923.17

    +1.55%

Bétharram: un seul homme poursuivi pour viol, prescription pour les deux autres
Bétharram: un seul homme poursuivi pour viol, prescription pour les deux autres / Photo: Philippe LOPEZ - AFP/Archives

Bétharram: un seul homme poursuivi pour viol, prescription pour les deux autres

Une information judiciaire a été ouverte vendredi pour viol et agression sexuelle à l'encontre d'un seul des trois hommes placés en garde à vue dans le cadre de l'affaire Bétharram, les deux autres bénéficiant de la prescription des faits remontant pour certains à 70 ans.

Taille du texte:

Ces trois personnes sont les seules encore en vie parmi les 11 mises en causes pour viols aggravés et agressions sexuelles aggravées par les 112 victimes déclarées.

"Des garçons de 9 à 17 ans au moment des faits" qui vivaient dans un "climat de +terreur+ au sein de l'institution", a décrit le procureur de la République à Pau, Rodolphe Jarry.

Le collectif des victimes s'est félicité "d'être enfin entendu par la justice", estimant que "grâce à (cette) jurisprudence, d'autres Bétharram (pourraient) se manifester, parce que la parole est en train de se libérer".

Devant la presse à Pau, le président du collectif, Alain Esquerre, a appelé toutes les potentielles autres victimes à se manifester, affirmant que le dossier était "tentaculaire".

A ce jour, le collectif a recensé plus de 140 dénonciations, dont près de 70 relatives à des faits d'ordre sexuel, très souvent prescrits.

 

- "Gifles" -

Le procureur a requis le placement en détention provisoire de l'homme faisant l'objet d'une information judiciaire ouverte "des chefs de viol par personne ayant autorité entre 1991 et 1994 et agression sur mineur de quinze ans en 2004".

Antoine (prénom modifié), 48 ans, avait déjà déposé plainte en 1999 contre cet ancien surveillant général, né en 1965, mais elle avait été classée sans suite. "J'ai été son protégé", a-t-il raconté à l'AFP, évoquant des agressions sexuelles sous la tente lors de sorties scouts, puis des masturbations hebdomadaires, quatre ans durant, quand il habitait chez lui.

Lors de son audition, l'intéressé a admis "avoir pu porter des gifles" en contestant "tout agissement à caractère sexuel".

Le prêtre né en 1931, relâché dès jeudi, n'a reconnu qu'"un seul fait d'agression sexuelle" sur une victime qui le mettait en cause, et un autre ancien surveillant, né en 1955, n'a admis également que des "gifles" en réfutant "fermement" toute agression sexuelle, selon le procureur.

Tous deux ont été laissés libres au titre de la prescription des faits qui leur étaient reprochés, commis entre 1957 et 1962 pour le premier, entre 1978 et 1989 pour le second.

Jean-Marie Delbos, 78 ans, avait raconté la semaine dernière lors d'une manifestation à Bétharram qu'à la fin des années 1950, l'ancien prêtre "venait la nuit, soutane ouverte, s'accroupir au pied du lit pour faire des attouchements et des fellations".

Quatre anciens personnels laïcs de l'institution de Lestelle-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), mis en cause pour des "violences graves et répétées" entre 1979 et 1996 sur plusieurs victimes, ont par ailleurs été entendus par les gendarmes.

Deux d'entre eux ont reconnu des gifles, un troisième qu'il a pu "tirer des cheveux" ou "donner des coups avec le poing fermé", relève le parquet. Ils ont bénéficié, eux aussi, de la prescription.

- L'Etat "pas au rendez-vous" -

L'affaire a pris une tournure politique au début du mois, des témoins accusant François Bayrou, ministre de l'Education de 1993 à 1997, d'avoir été au courant à l'époque d'accusations de violences sexuelles au sein de cet établissement du Béarn fréquenté par plusieurs de ses enfants, ce qu'il a démenti à plusieurs reprises.

"Vous voyez bien la mécanique du scandale qu'on cherche", a encore déclaré le Premier ministre vendredi.

 

"L'État n'a pas été au rendez-vous" dans cette affaire, a regretté de son côté la ministre de l'Éducation, Élisabeth Borne, sur BFMTV/RMC, jugeant "difficile de comprendre" pourquoi il n'a pas réagi plus tôt.

L'établissement qui n'a été inspecté qu'une seule fois en 1996 -le rapport, renié récemment par son auteur, n'avait rien relevé d'anormal malgré une première affaire de violences- doit faire l'objet d'une inspection académique la semaine du 17 mars.

D.Dvorak--TPP