The Prague Post - Derrière la plateforme numérique Parcoursup, un enjeu de places à l'université ?

EUR -
AED 4.114333
AFN 72.820262
ALL 90.625134
AMD 404.80123
ANG 2.005114
AOA 1027.323983
ARS 1712.340161
AUD 1.596952
AWG 2.017958
AZN 1.910591
BAM 1.955616
BBD 2.258479
BDT 138.682553
BGN 1.958112
BHD 0.423177
BIF 3363.224275
BMD 1.12031
BND 1.432423
BOB 13.181292
BRL 5.64356
BSD 1.12134
BTN 106.252295
BWP 15.404173
BYN 3.315822
BYR 21958.072938
BZD 2.255179
CAD 1.57152
CDF 2594.637793
CHF 0.922177
CLF 0.027994
CLP 1101.679388
CNY 7.481485
CNH 7.477133
COP 3583.882393
CRC 511.77252
CUC 1.12031
CUP 26.910474
CVE 110.252683
CZK 24.273921
DJF 199.66413
DKK 7.47418
DOP 68.816305
DZD 150.858643
EGP 61.84379
ERN 16.804648
ETB 183.668638
FJD 2.520417
FKP 0.836867
GBP 0.83802
GEL 2.901936
GGP 0.836867
GHS 12.996302
GIP 0.836867
GMD 81.782865
GNF 9924.068492
GTQ 8.56954
GYD 234.557405
HKD 8.779297
HNL 30.099637
HRK 7.539122
HTG 146.922111
HUF 366.033178
IDR 20266.405074
ILS 3.487977
IMP 0.836867
INR 106.125999
IQD 1699.908722
IRR 2052827.75014
ISK 136.140046
JEP 0.836867
JMD 178.013291
JOD 0.794334
JPY 176.105971
KES 145.461773
KGS 97.97009
KHR 4561.755052
KMF 492.381482
KPW 1008.278816
KRW 1484.790775
KWD 0.347901
KYD 0.93445
KZT 502.313028
LAK 25239.644731
LBP 100414.908116
LKR 372.205064
LRD 191.17523
LSL 18.494107
LTL 3.307984
LVL 0.677664
LYD 7.183326
MAD 11.005767
MDL 20.138919
MGA 5084.72697
MKD 61.635526
MMK 2352.690103
MNT 4031.845367
MOP 9.054759
MRU 44.806794
MUR 52.789109
MVR 17.319826
MWK 1944.395594
MXN 20.948321
MYR 4.575394
MZN 71.58835
NAD 18.493034
NGN 1491.535624
NIO 41.267784
NOK 10.470517
NPR 170.003871
NZD 1.974272
OMR 0.430751
PAB 1.12134
PEN 3.852207
PGK 5.021529
PHP 71.10942
PKR 310.34287
PLN 4.375992
PYG 6429.396514
QAR 4.098506
RON 5.347577
RSD 117.512046
RUB 91.749702
RWF 1657.311009
SAR 4.193001
SBD 9.046031
SCR 15.487094
SDG 673.867346
SEK 11.113821
SGD 1.432002
SHP 0.837208
SLE 26.798095
SLL 23492.342196
SOS 640.865588
SRD 42.179106
STD 23188.15187
STN 24.498685
SVC 9.810904
SYP 14566.268236
SZL 18.490934
THB 37.779127
TJS 10.310646
TMT 3.932288
TND 3.341786
TOP 2.697437
TRY 55.597958
TTD 7.609591
TWD 36.471801
TZS 2963.211723
UAH 50.527757
UGX 4804.742004
USD 1.12031
UYU 44.95578
UZS 13351.746758
VES 985.636164
VND 28961.689926
VUV 132.954459
WST 3.102401
XAF 655.957
XAG 0.0203
XAU 0.000276061117
XCD 3.027694
XCG 2.020891
XDR 0.792117
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.486204
ZAR 18.494635
ZMK 10084.134734
ZMW 22.510791
ZWL 360.739313
SSP 6436.565401
MXV 2.364431
  • AEX

    -12.5700

    1129.75

    -1.1%

  • BEL20

    110.8200

    5736.27

    +1.97%

  • PX1

    -110.1100

    7811.26

    -1.39%

  • ISEQ

    -265.8400

    14026.41

    -1.86%

  • OSEBX

    -25.9700

    2085.66

    -1.23%

  • PSI20

    -136.8700

    9237.82

    -1.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -22.8200

    4203.65

    -0.54%

  • N150

    -40.7200

    4200.82

    -0.96%

Derrière la plateforme numérique Parcoursup, un enjeu de places à l'université ?
Derrière la plateforme numérique Parcoursup, un enjeu de places à l'université ? / Photo: Anna KURTH - AFP/Archives

Derrière la plateforme numérique Parcoursup, un enjeu de places à l'université ?

La plateforme d'orientation post-bac Parcoursup, qui cristallise le mécontentement des lycéens mobilisés, est accusée de trier les élèves et de manquer de transparence. Derrière ce processus, l'un des enjeux est celui du nombre de places dans l'enseignement supérieur public, selon les organisations étudiantes.

Taille du texte:

- Sa création

En parallèle de la réforme du baccalauréat qui a introduit du contrôle continu au bac et la suppression des filières (S, ES, L), la plateforme numérique Parcoursup a été lancée en 2018, pour remédier notamment au problème de tirage au sort dans les filières où il y avait plus de candidats que de places.

Le tri en cas d'excès de candidatures se fait depuis à partir de l'examen des dossiers (notes, assiduité, comportement etc.).

Les élèves de terminale, et étudiants en réorientation, doivent formuler 10 vœux. Contrairement à la précédente plateforme APB (admission post-bac), Parcoursup classe les candidats, y compris pour les licences générales. Ils reçoivent progressivement des réponses d'admission et peuvent rester en attente plusieurs semaines.

"On vit dans un système scolaire qui nous met constamment sous la pression, sous le stress : Parcoursup, c'est là juste pour nous enterrer", a déclaré Pierre, 18 ans, élève en terminale STMG dans le sélectif lycée public parisien Henri IV.

- Les critiques récurrentes

Une grande partie des lycéens et des parents jugent le processus opaque et discriminatoire. Il est associé à "une forte diminution" de leur bien-être mental pour les 70% des élèves qu'elle stresse, selon les derniers résultats de l'étude Mentalo menée depuis 2024 par des chercheurs de l'Inserm et l'Université Paris-Cité, publiée début octobre.

"Avec Parcoursup, on se demande où on va finir, si on va réussir à faire quelque chose qu'on aime", s’inquiète Nina, 16 ans, en première au lycée Pasteur à Lille. "Peu importe ce qu'on fait pour notre dossier - les stages, les recommandations, les notes - on a l'impression que ça ne changera rien", regrette l'adolescente.

A l'issue de la phase principale d'admission en juillet, environ plus de 100.000 élèves se sont retrouvés sans affectation. Le ministère de l'Enseignement supérieur n'a pas communiqué les chiffres à l'issue de la phase complémentaire achevée officiellement le 10 septembre.

- Amender la plateforme ?

Un rapport parlementaire de février conclut que le processus actuel "participe de la persistance des inégalités socioculturelles".

Pour y remédier, il suggère de supprimer le lycée d'origine, de publier les algorithmes locaux des formations, ou encore d'indiquer à quel stade des candidatures les critères de sélection affichés sont pris en compte.

Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste s'est dit prêt à "continuer à travailler" sur la "lisibilité de Parcoursup" et sa "transparence". Il doit transmettre des propositions d'ici fin octobre.

- Ou créer des places ?

Néo, 16 ans, lycéen à Lille, juge lui aussi la plateforme "très aléatoire", affirmant qu'"on sait très bien que ça a été créé parce qu'il n'y a plus de place dans les écoles", alors que des universités, en difficulté financière, ferment des formations et que le nombre de bacheliers augmente.

Une partie des recalés de Parcoursup se tournent vers les formations privées hors Parcoursup.

Plusieurs organisations étudiantes réclament la suppression de la sélection et la création de 250.000 places dans le supérieur public. Ces organisations souhaitent qu'une plateforme numérique centralise les formations existantes, mais que les élèves puissent s'inscrire où ils le souhaitent.

"L'enjeu c'est de créer 120.000 à 250.000 places dans le supérieur public, en particulier dans des filières pour les bac pro", estime Bruno Andreotti, enseignant-chercheur, membre de Stand-Up for Science, qui a coécrit un rapport, transmis aux parlementaires en octobre, pour demander plus de moyens pour l'université.

- "Totem politique"

Le gouvernement défend lui, le système, qui "fonctionne", selon sa porte-parole Maud Bregeon, y voyant un "totem utilisé par certains responsables politiques" en plein mouvement lycéen.

"Ca a été un très grand progrès par rapport au système antérieur où il y avait notamment un tirage au sort", a défendu samedi dans le Parisien Jean-Michel Blanquer, ex-ministre de l'Education à l'origine de la réforme.

Les Insoumis, comme tous les partis de gauche, promettent d'abroger Parcoursup, qui "sera un marqueur de la présidentielle", estime le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, car ses "inventeurs", Gabriel Attal et Edouard Philippe, sont "tous les deux candidats".

M. Attal souhaite "faire évoluer" le dispositif, en faisant baisser "la pression du contrôle continu", à laquelle il préfère "davantage d'épreuves terminales pour fonder les dossiers".

O.Ruzicka--TPP