The Prague Post - Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?

EUR -
AED 4.385233
AFN 77.61497
ALL 96.381042
AMD 452.143941
ANG 2.137486
AOA 1094.965307
ARS 1724.839952
AUD 1.705709
AWG 2.150824
AZN 2.023326
BAM 1.950382
BBD 2.403792
BDT 145.842406
BGN 2.00529
BHD 0.450137
BIF 3535.334404
BMD 1.194073
BND 1.505997
BOB 8.247158
BRL 6.220643
BSD 1.19347
BTN 109.627454
BWP 15.616552
BYN 3.39343
BYR 23403.827993
BZD 2.400352
CAD 1.6217
CDF 2674.723408
CHF 0.918953
CLF 0.026089
CLP 1030.123768
CNY 8.304359
CNH 8.294925
COP 4394.188113
CRC 592.347015
CUC 1.194073
CUP 31.642931
CVE 109.958154
CZK 24.295979
DJF 212.210937
DKK 7.466561
DOP 75.090455
DZD 154.405125
EGP 55.911983
ERN 17.911093
ETB 185.584399
FJD 2.62499
FKP 0.866453
GBP 0.865846
GEL 3.217952
GGP 0.866453
GHS 13.044871
GIP 0.866453
GMD 87.167473
GNF 10472.774994
GTQ 9.15641
GYD 249.695299
HKD 9.315607
HNL 31.496108
HRK 7.538297
HTG 156.293851
HUF 380.725312
IDR 20019.825517
ILS 3.699088
IMP 0.866453
INR 109.991431
IQD 1563.43712
IRR 50300.31928
ISK 144.805323
JEP 0.866453
JMD 187.087918
JOD 0.846557
JPY 183.369016
KES 154.035258
KGS 104.421911
KHR 4797.672032
KMF 491.958321
KPW 1074.596133
KRW 1713.399287
KWD 0.366162
KYD 0.994637
KZT 601.339474
LAK 25712.78503
LBP 106877.38889
LKR 369.558721
LRD 220.796625
LSL 18.976864
LTL 3.525787
LVL 0.722283
LYD 7.495084
MAD 10.790987
MDL 20.0144
MGA 5325.251011
MKD 61.666321
MMK 2507.53068
MNT 4265.99436
MOP 9.591635
MRU 47.643049
MUR 53.841119
MVR 18.460284
MWK 2069.550773
MXN 20.561528
MYR 4.679547
MZN 76.133729
NAD 18.976944
NGN 1666.173702
NIO 43.917995
NOK 11.498326
NPR 175.40153
NZD 1.978692
OMR 0.459131
PAB 1.193494
PEN 3.993373
PGK 5.108744
PHP 70.249681
PKR 333.873104
PLN 4.203859
PYG 8014.634606
QAR 4.339445
RON 5.09571
RSD 117.414371
RUB 91.454536
RWF 1741.262759
SAR 4.478236
SBD 9.645334
SCR 16.41712
SDG 718.229283
SEK 10.586107
SGD 1.508947
SHP 0.895864
SLE 29.013143
SLL 25039.109895
SOS 680.899902
SRD 45.484624
STD 24714.897312
STN 24.431821
SVC 10.442858
SYP 13205.938189
SZL 18.969066
THB 37.120119
TJS 11.15307
TMT 4.179255
TND 3.413218
TOP 2.875041
TRY 51.831957
TTD 8.100564
TWD 37.496875
TZS 3056.826235
UAH 51.016335
UGX 4273.075686
USD 1.194073
UYU 45.163967
UZS 14439.705001
VES 428.046641
VND 31123.509012
VUV 142.896113
WST 3.254277
XAF 654.1316
XAG 0.010504
XAU 0.000225
XCD 3.227042
XCG 2.150898
XDR 0.812221
XOF 654.128869
XPF 119.331742
YER 284.668585
ZAR 18.969155
ZMK 10748.104272
ZMW 23.720303
ZWL 384.490973
  • AEX

    -4.5100

    997.13

    -0.45%

  • BEL20

    -16.1900

    5380.41

    -0.3%

  • PX1

    -86.4200

    8066.68

    -1.06%

  • ISEQ

    1.3000

    13006.8

    +0.01%

  • OSEBX

    6.8000

    1749.57

    +0.39%

  • PSI20

    9.5200

    8663.41

    +0.11%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -125.5000

    4085.85

    -2.98%

  • N150

    15.2600

    3927.23

    +0.39%

Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?
Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ? / Photo: ARNAUD FINISTRE - AFP/Archives

Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?

Les nappes phréatiques françaises, en souffrance depuis plusieurs mois, continuent de pâtir de l'inhabituelle chaleur automnale et de pluies insuffisantes: leur période de recharge, qui traditionnellement débute vers septembre, est retardée et reste encore "très incertaine" pour octobre, suscitant déjà des inquiétudes pour 2024.

Taille du texte:

Au 1er octobre, 66% des nappes métropolitaines étaient encore sous les normales, une situation légèrement plus dégradée qu'à la fin août (62% sous les normales), a annoncé jeudi le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).

"Les orages de mi-septembre ont été peu efficaces pour la recharge des nappes" et par conséquent "la situation se dégrade entre août et septembre", indique l'organisme public, notant que 18% de ses points d'observation restent à des niveaux très bas.

Si la situation est "globalement plus favorable" qu'en septembre 2022, quand 74% des niveaux étaient sous les normales, elle est aussi plus contrastée.

- Période charnière -

Les pluies tombées par endroits au printemps et cet été ont permis de recharger en partie certaines nappes, comme sur certaines parties du littoral, de la Seine-Maritime au Pas-de-Calais ou de la façade Atlantique.

Mais la majeure partie du territoire reste confrontée à des niveaux préoccupants, voire "historiquement bas", notamment autour du pourtour méditerranéen, dans le couloir Rhône-Saône, le bassin parisien et le sud de l'Alsace.

Selon le ministère de la Transition écologique, 83 départements sont actuellement en situation de sécheresse et ont pris des mesures de restriction des usages de l’eau.

"Cette situation doit appeler chacun à la vigilance et la poursuite des efforts" notamment en matière de sobriété, souligne le ministre Christophe Béchu dans un communiqué.

Cette situation est d'autant plus inquiétante que l'automne est une "période charnière". Septembre marque habituellement le début de la recharge des nappes, avec la survenue des premières précipitations importantes et la chute des températures.

Mais cette année, "la part des pluies infiltrées en profondeur reste faible en raison de précipitations insuffisantes et d'épisodes orageux localisés et intenses favorisant le ruissellement. De plus, la végétation est encore active, du fait de températures élevées, et consomme une partie de l'eau infiltrée", souligne le BRGM.

Résultat: 70% des nappes continuent de se vider et seules 12% sont en hausse en septembre.

"Ce n'est pas normal. D'habitude, on a davantage de niveaux en hausse à cette période", a souligné Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM lors d'un point téléphonique. "Mais ces dernières années, il pleut de moins en moins en début d'automne".

- Déficits qui s'accumulent -

Selon Météo-France, le mois de septembre a été le plus chaud jamais mesuré en France. Il s'est terminé en métropole "entre 3,5 et 3,6°C" au-dessus de la période de référence 1991-2020, "avec une température moyenne de 21,5°C" environ, avait annoncé le prévisionniste national le 29 septembre.

Et cette chaleur inhabituelle et "exceptionnelle" se poursuit en octobre. La barre des 30 degrés a été régulièrement franchie et "depuis le début du mois, il n'a quasiment pas plu" après un déficit de précipitations de 20% en moyenne en septembre, favorisant une "tendance à l'assèchement" des sols, ajoute jeudi Météo-France.

"Les températures douces risquent de repousser la mise en dormance de la végétation" et par conséquent la recharge des nappes, estime le BRGM. "Le début de la période de recharge reste donc très incertain pour le mois d’octobre".

Or ce sont de ces niveaux de recharge automnaux et hivernaux que dépendra la situation de l'an prochain.

"Il existe de fortes incertitudes et nous ne sommes guère optimistes", a déclaré Mme Bault.

"Depuis près de cinq ans, on a perdu entre 15 jours et trois semaines de recharge, qui se voit par ailleurs raccourcie par des printemps de plus en plus précoces", ajoute l'hydrogéologue qui craint de voir la situation de déficit des nappes "passer de conjoncturelle à structurelle".

Pour des nappes comme celles de la Sundgau en Alsace ou du couloir Rhône-Saône, "il semble très peu probable de compenser les déficits accumulés depuis plusieurs années et de retrouver des niveaux au-dessus des normales en 2024", avertit le BRGM.

C.Zeman--TPP