The Prague Post - Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?

EUR -
AED 4.251055
AFN 74.082723
ALL 95.018841
AMD 426.494799
ANG 2.072456
AOA 1062.618368
ARS 1653.343639
AUD 1.642361
AWG 2.08533
AZN 1.972406
BAM 1.955776
BBD 2.331072
BDT 142.358264
BGN 1.957255
BHD 0.436195
BIF 3438.058076
BMD 1.157536
BND 1.485982
BOB 7.997902
BRL 5.858873
BSD 1.157386
BTN 110.026658
BWP 15.58081
BYN 3.202261
BYR 22687.703345
BZD 2.327772
CAD 1.619914
CDF 2656.545275
CHF 0.922472
CLF 0.026526
CLP 1047.457227
CNY 7.838259
CNH 7.828948
COP 4043.150698
CRC 526.49358
CUC 1.157536
CUP 30.674701
CVE 110.263655
CZK 24.163219
DJF 206.107487
DKK 7.47896
DOP 67.959171
DZD 154.092121
EGP 60.014268
ERN 17.363038
ETB 182.377176
FJD 2.564989
FKP 0.862967
GBP 0.863253
GEL 3.073304
GGP 0.862967
GHS 12.846843
GIP 0.862967
GMD 84.500531
GNF 10138.876366
GTQ 8.822892
GYD 242.147047
HKD 9.07051
HNL 30.948623
HRK 7.539962
HTG 151.328155
HUF 352.180742
IDR 20580.17776
ILS 3.380954
IMP 0.862967
INR 110.093821
IQD 1516.181512
IRR 1592627.583987
ISK 144.287295
JEP 0.862967
JMD 183.457763
JOD 0.820739
JPY 185.470863
KES 149.878172
KGS 101.226958
KHR 4649.943298
KMF 493.110692
KPW 1041.782702
KRW 1757.40615
KWD 0.357077
KYD 0.964588
KZT 565.963099
LAK 25485.689227
LBP 103649.83609
LKR 388.015269
LRD 210.647431
LSL 18.85217
LTL 3.417903
LVL 0.700182
LYD 7.37691
MAD 10.719669
MDL 20.213754
MGA 4829.941104
MKD 61.644248
MMK 2429.962366
MNT 4141.780268
MOP 9.341386
MRU 45.90344
MUR 54.694009
MVR 17.895943
MWK 2006.975527
MXN 19.936129
MYR 4.696822
MZN 73.97086
NAD 18.85217
NGN 1574.831883
NIO 42.589481
NOK 11.012222
NPR 176.042853
NZD 1.985142
OMR 0.444785
PAB 1.157386
PEN 3.936152
PGK 5.067938
PHP 70.344658
PKR 322.017173
PLN 4.248099
PYG 7086.913582
QAR 4.231048
RON 5.239128
RSD 117.358569
RUB 83.873777
RWF 1699.679274
SAR 4.345163
SBD 9.313039
SCR 16.281001
SDG 695.104554
SEK 10.971924
SGD 1.486859
SHP 0.864217
SLE 28.533689
SLL 24272.952982
SOS 661.491934
SRD 43.418597
STD 23958.655763
STN 24.499701
SVC 10.126877
SYP 127.94487
SZL 18.83677
THB 38.051721
TJS 10.786968
TMT 4.062951
TND 3.395559
TOP 2.787069
TRY 53.515782
TTD 7.861904
TWD 36.603025
TZS 3038.162953
UAH 51.861668
UGX 4339.947079
USD 1.157536
UYU 46.74943
UZS 13861.830968
VES 673.637084
VND 30454.769133
VUV 138.227647
WST 3.175673
XAF 655.949001
XAG 0.017014
XAU 0.000275
XCD 3.128299
XCG 2.085875
XDR 0.81579
XOF 655.949001
XPF 119.331742
YER 276.192216
ZAR 18.883861
ZMK 10419.216157
ZMW 20.219753
ZWL 372.726083
  • AEX

    18.0700

    1081.18

    +1.7%

  • BEL20

    90.3500

    5737.19

    +1.6%

  • PX1

    150.0700

    8350.87

    +1.83%

  • ISEQ

    304.6100

    13491.29

    +2.31%

  • OSEBX

    -6.6100

    1995.22

    -0.33%

  • PSI20

    68.5900

    9093.82

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    56.8400

    4266.89

    +1.35%

Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?
Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ? / Photo: ARNAUD FINISTRE - AFP/Archives

Sécheresse: la recharge des nappes phréatiques retardée, 2024 déjà compromise ?

Les nappes phréatiques françaises, en souffrance depuis plusieurs mois, continuent de pâtir de l'inhabituelle chaleur automnale et de pluies insuffisantes: leur période de recharge, qui traditionnellement débute vers septembre, est retardée et reste encore "très incertaine" pour octobre, suscitant déjà des inquiétudes pour 2024.

Taille du texte:

Au 1er octobre, 66% des nappes métropolitaines étaient encore sous les normales, une situation légèrement plus dégradée qu'à la fin août (62% sous les normales), a annoncé jeudi le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).

"Les orages de mi-septembre ont été peu efficaces pour la recharge des nappes" et par conséquent "la situation se dégrade entre août et septembre", indique l'organisme public, notant que 18% de ses points d'observation restent à des niveaux très bas.

Si la situation est "globalement plus favorable" qu'en septembre 2022, quand 74% des niveaux étaient sous les normales, elle est aussi plus contrastée.

- Période charnière -

Les pluies tombées par endroits au printemps et cet été ont permis de recharger en partie certaines nappes, comme sur certaines parties du littoral, de la Seine-Maritime au Pas-de-Calais ou de la façade Atlantique.

Mais la majeure partie du territoire reste confrontée à des niveaux préoccupants, voire "historiquement bas", notamment autour du pourtour méditerranéen, dans le couloir Rhône-Saône, le bassin parisien et le sud de l'Alsace.

Selon le ministère de la Transition écologique, 83 départements sont actuellement en situation de sécheresse et ont pris des mesures de restriction des usages de l’eau.

"Cette situation doit appeler chacun à la vigilance et la poursuite des efforts" notamment en matière de sobriété, souligne le ministre Christophe Béchu dans un communiqué.

Cette situation est d'autant plus inquiétante que l'automne est une "période charnière". Septembre marque habituellement le début de la recharge des nappes, avec la survenue des premières précipitations importantes et la chute des températures.

Mais cette année, "la part des pluies infiltrées en profondeur reste faible en raison de précipitations insuffisantes et d'épisodes orageux localisés et intenses favorisant le ruissellement. De plus, la végétation est encore active, du fait de températures élevées, et consomme une partie de l'eau infiltrée", souligne le BRGM.

Résultat: 70% des nappes continuent de se vider et seules 12% sont en hausse en septembre.

"Ce n'est pas normal. D'habitude, on a davantage de niveaux en hausse à cette période", a souligné Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM lors d'un point téléphonique. "Mais ces dernières années, il pleut de moins en moins en début d'automne".

- Déficits qui s'accumulent -

Selon Météo-France, le mois de septembre a été le plus chaud jamais mesuré en France. Il s'est terminé en métropole "entre 3,5 et 3,6°C" au-dessus de la période de référence 1991-2020, "avec une température moyenne de 21,5°C" environ, avait annoncé le prévisionniste national le 29 septembre.

Et cette chaleur inhabituelle et "exceptionnelle" se poursuit en octobre. La barre des 30 degrés a été régulièrement franchie et "depuis le début du mois, il n'a quasiment pas plu" après un déficit de précipitations de 20% en moyenne en septembre, favorisant une "tendance à l'assèchement" des sols, ajoute jeudi Météo-France.

"Les températures douces risquent de repousser la mise en dormance de la végétation" et par conséquent la recharge des nappes, estime le BRGM. "Le début de la période de recharge reste donc très incertain pour le mois d’octobre".

Or ce sont de ces niveaux de recharge automnaux et hivernaux que dépendra la situation de l'an prochain.

"Il existe de fortes incertitudes et nous ne sommes guère optimistes", a déclaré Mme Bault.

"Depuis près de cinq ans, on a perdu entre 15 jours et trois semaines de recharge, qui se voit par ailleurs raccourcie par des printemps de plus en plus précoces", ajoute l'hydrogéologue qui craint de voir la situation de déficit des nappes "passer de conjoncturelle à structurelle".

Pour des nappes comme celles de la Sundgau en Alsace ou du couloir Rhône-Saône, "il semble très peu probable de compenser les déficits accumulés depuis plusieurs années et de retrouver des niveaux au-dessus des normales en 2024", avertit le BRGM.

C.Zeman--TPP