The Prague Post - Après un été et un automne records, le monde a connu son hiver le plus chaud jamais enregistré

EUR -
AED 4.229626
AFN 72.557604
ALL 96.200283
AMD 434.304194
ANG 2.061644
AOA 1056.111273
ARS 1608.366971
AUD 1.624462
AWG 2.075944
AZN 1.961012
BAM 1.959872
BBD 2.316914
BDT 141.153259
BGN 1.968616
BHD 0.434975
BIF 3415.570318
BMD 1.151703
BND 1.471489
BOB 7.977574
BRL 6.023521
BSD 1.150395
BTN 106.10737
BWP 15.685657
BYN 3.42682
BYR 22573.37436
BZD 2.313607
CAD 1.577706
CDF 2608.606438
CHF 0.906401
CLF 0.026516
CLP 1047.036065
CNY 8.011532
CNH 7.927786
COP 4266.390788
CRC 540.339027
CUC 1.151703
CUP 30.520123
CVE 110.495044
CZK 24.447537
DJF 204.846478
DKK 7.472351
DOP 70.218019
DZD 152.293142
EGP 60.314344
ERN 17.275542
ETB 181.205966
FJD 2.548085
FKP 0.865883
GBP 0.864249
GEL 3.132339
GGP 0.865883
GHS 12.521068
GIP 0.865883
GMD 84.64982
GNF 10085.259587
GTQ 8.817357
GYD 240.800286
HKD 9.024915
HNL 30.45433
HRK 7.536975
HTG 150.776526
HUF 390.904627
IDR 19546.066035
ILS 3.578709
IMP 0.865883
INR 106.404091
IQD 1506.930794
IRR 1521456.949262
ISK 143.444364
JEP 0.865883
JMD 180.956741
JOD 0.816554
JPY 183.182895
KES 149.25565
KGS 100.716474
KHR 4612.683422
KMF 494.080561
KPW 1036.583062
KRW 1717.137006
KWD 0.353285
KYD 0.958592
KZT 555.504113
LAK 24686.288142
LBP 103012.919266
LKR 358.214225
LRD 210.506434
LSL 19.352807
LTL 3.400679
LVL 0.696653
LYD 7.373351
MAD 10.807353
MDL 20.015584
MGA 4788.970338
MKD 61.646389
MMK 2418.752297
MNT 4116.758787
MOP 9.277475
MRU 45.865285
MUR 53.692156
MVR 17.805285
MWK 1994.352117
MXN 20.347536
MYR 4.512364
MZN 73.59289
NAD 19.352807
NGN 1574.711229
NIO 42.33015
NOK 11.076035
NPR 169.776624
NZD 1.970322
OMR 0.442828
PAB 1.15039
PEN 3.97095
PGK 4.960413
PHP 68.687266
PKR 321.348828
PLN 4.260298
PYG 7466.7073
QAR 4.204854
RON 5.092139
RSD 117.408061
RUB 94.300137
RWF 1678.895356
SAR 4.324546
SBD 9.273119
SCR 15.398642
SDG 692.173095
SEK 10.712771
SGD 1.471444
SHP 0.864075
SLE 28.332368
SLL 24150.643776
SOS 656.266306
SRD 43.271205
STD 23837.922132
STN 24.551755
SVC 10.065913
SYP 127.696075
SZL 19.338261
THB 37.263379
TJS 11.043195
TMT 4.036718
TND 3.397774
TOP 2.773023
TRY 50.912745
TTD 7.801208
TWD 36.762926
TZS 3005.944222
UAH 50.714084
UGX 4343.023049
USD 1.151703
UYU 46.76696
UZS 13908.897074
VES 513.943044
VND 30289.782943
VUV 137.728848
WST 3.172031
XAF 657.325511
XAG 0.014343
XAU 0.00023
XCD 3.112535
XCG 2.073207
XDR 0.817502
XOF 657.325511
XPF 119.331742
YER 274.684228
ZAR 19.245057
ZMK 10366.706959
ZMW 22.402543
ZWL 370.847823
  • AEX

    2.4200

    1010.24

    +0.24%

  • BEL20

    46.6700

    5175.43

    +0.91%

  • PX1

    55.5500

    7991.19

    +0.7%

  • ISEQ

    22.2000

    12354.52

    +0.18%

  • OSEBX

    -1.5700

    1965.11

    -0.08%

  • PSI20

    41.0900

    9171.26

    +0.45%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    50.3600

    3780.46

    +1.35%

  • N150

    15.4400

    3874.27

    +0.4%

Après un été et un automne records, le monde a connu son hiver le plus chaud jamais enregistré
Après un été et un automne records, le monde a connu son hiver le plus chaud jamais enregistré / Photo: Enrique CASTRO - AFP/Archives

Après un été et un automne records, le monde a connu son hiver le plus chaud jamais enregistré

Les trois derniers mois ont été les plus chauds jamais enregistrés dans le monde, février s'inscrivant dans une série de neuf records mensuels consécutifs, sous l'effet de la poursuite des émissions de gaz à effet de serre et du phénomène climatique El Niño, selon Copernicus.

Taille du texte:

L'observatoire européen a égrené, dans son dernier bulletin mensuel publié jeudi, une nouvelle série de chiffres chocs: avec une température de l'air de 13,54°C en moyenne, le mois passé s'est inscrit 1,77°C au-dessus d'un février moyen sur la période 1850-1900.

C'est aussi 0,12°C de plus que le record précédent pour un mois de février, qui remontait à 2016.

Sur quatre journées, du 8 au 11 février, les températures ont même été supérieures de 2°C à l'ère pré-industrielle - ce qui ne signifie toutefois pas pour autant que la limite haute de l'accord de Paris, qui s'exprime en moyenne sur plusieurs décennies, a été atteinte.

Sur les 12 derniers mois, le monde a connu une température 1,56°C plus élevée que le climat moyen du XIXe siècle, un nouveau record.

Février 2024 représente ainsi le neuvième record mensuel consécutif battu, souligne Copernicus. L'hiver météorologique dans l'hémisphère nord (décembre à février) est donc le plus chaud dans le monde, succédant aux trois mois d'automne et d'été les plus chauds.

Des chaleurs remarquables ont été relevées à travers le monde, de l'Amérique du Nord au Vietnam en passant par le Maroc et la majorité de l'Amérique du Sud. Mais l'Europe s'est distinguée.

Le Vieux Continent a connu cet hiver une chaleur exceptionnelle avec des températures 3,30°C au-dessus des normales (1991-2020), et avec une situation encore plus anormale en Europe centrale et orientale.

- El Niño et La Niña -

La température moyenne des océans, qui recouvrent 70% de la Terre, a atteint un nouveau record absolu, tous mois confondus, avec 21,06°C enregistrés en février à la surface des mers (hors zones proches des pôles).

Ce réchauffement menace directement la vie marine et peut réduire les capacités d'absorption de nos émissions de gaz à effet de serre dans les mers, puits de carbone qui absorbent 90% de l'excès d'énergie de l'activité humaine.

Les mois passés ont subi l'effet du phénomène climatique naturel El Niño, synonyme de températures plus chaudes, qui selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a atteint son pic en décembre mais doit encore se traduire par des températures au-dessus de la normale jusqu'en mai sur la terre ferme.

L'OMM indique qu'il y a des chances que La Niña - qui, à l'inverse d'El Niño, fait baisser les températures mondiales - se développe "plus tard cette année" après des conditions neutres (ni l'un ni l'autre) entre avril et juin.

"2024 était en bonne voie pour être une autre année très chaude, potentiellement une année record, mais les chances que cela se produise pourraient diminuer si on se dirige très rapidement vers un phénomène La Niña", a souligné Carlo Buontempo, directeur du service sur le changement climatique de Copernicus (C3S), auprès de l'AFP.

- "Nouveaux records" -

Mais, dans tous les cas, ces phénomènes cycliques s'ajoutent à une tendance de long terme, qui ne marque pas d'inflexion: le réchauffement sous l'effet de l'accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, liée essentiellement à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par l'humanité.

A moins que nous ne parvenions à "stabiliser" ces concentrations, "nous ferons inévitablement face à de nouveaux records mondiaux de température et à leurs conséquences", souligne Carlo Buontempo.

Les émissions de gaz à effet de serre doivent chuter de 43% d'ici 2030 par rapport à 2019 pour espérer tenir la limite de 1,5°C fixée par l'accord de Paris, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Ces émissions mondiales doivent aussi atteindre un pic d'ici à 2025.

Mais cela n'en prend pas encore le chemin: selon les dernières données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie ont progressé de 1,1% en 2023 pour atteindre un niveau record.

Les pays du monde entier ont encore un an pour rehausser leurs engagements climatiques internationaux, qui seront discutés lors de la COP29 de Bakou en fin d'année.

Z.Pavlik--TPP