The Prague Post - Les émissions de CO2 liées aux fossiles vers un nouveau record en 2025, selon des scientifiques

EUR -
AED 4.212081
AFN 72.244796
ALL 96.326254
AMD 432.939206
ANG 2.052753
AOA 1051.557417
ARS 1599.517618
AUD 1.640773
AWG 2.064125
AZN 1.954004
BAM 1.956365
BBD 2.310275
BDT 140.770644
BGN 1.960126
BHD 0.433925
BIF 3410.393136
BMD 1.146736
BND 1.468043
BOB 7.927289
BRL 6.112796
BSD 1.147086
BTN 105.893959
BWP 15.632718
BYN 3.394524
BYR 22476.027392
BZD 2.307196
CAD 1.583586
CDF 2588.183773
CHF 0.912745
CLF 0.026638
CLP 1051.798264
CNY 7.908585
CNH 7.921286
COP 4250.297051
CRC 539.68758
CUC 1.146736
CUP 30.388506
CVE 110.947169
CZK 24.575006
DJF 203.798389
DKK 7.505507
DOP 70.811404
DZD 152.098534
EGP 59.873831
ERN 17.201041
ETB 180.095353
FJD 2.555735
FKP 0.858942
GBP 0.866311
GEL 3.131037
GGP 0.858942
GHS 12.482268
GIP 0.858942
GMD 84.289519
GNF 10068.34329
GTQ 8.796427
GYD 240.009297
HKD 8.980033
HNL 30.469223
HRK 7.568004
HTG 150.425399
HUF 394.179508
IDR 19448.701448
ILS 3.605729
IMP 0.858942
INR 106.193324
IQD 1501.650912
IRR 1515669.760861
ISK 144.837141
JEP 0.858942
JMD 180.001186
JOD 0.813081
JPY 183.185402
KES 148.250483
KGS 100.281732
KHR 4609.879489
KMF 494.243657
KPW 1031.923687
KRW 1723.372775
KWD 0.352542
KYD 0.955984
KZT 561.629503
LAK 24580.28852
LBP 102690.217388
LKR 356.987932
LRD 210.139826
LSL 19.36881
LTL 3.386014
LVL 0.69365
LYD 7.316613
MAD 10.822326
MDL 20.012953
MGA 4764.688857
MKD 61.623505
MMK 2407.22186
MNT 4094.133909
MOP 9.248091
MRU 45.989896
MUR 53.33513
MVR 17.717506
MWK 1991.880986
MXN 20.584147
MYR 4.516425
MZN 73.288336
NAD 19.368805
NGN 1588.807126
NIO 42.108581
NOK 11.176343
NPR 169.430135
NZD 1.985003
OMR 0.44189
PAB 1.147146
PEN 3.95667
PGK 4.950747
PHP 68.334433
PKR 320.226483
PLN 4.298483
PYG 7401.233734
QAR 4.17842
RON 5.117429
RSD 116.646423
RUB 91.632507
RWF 1673.087957
SAR 4.303407
SBD 9.233195
SCR 17.42629
SDG 689.18878
SEK 10.871865
SGD 1.469661
SHP 0.860349
SLE 28.152796
SLL 24046.494883
SOS 655.363876
SRD 43.05769
STD 23735.121842
STN 24.826836
SVC 10.037898
SYP 128.017476
SZL 19.368796
THB 37.131738
TJS 10.995775
TMT 4.013576
TND 3.384062
TOP 2.761065
TRY 50.670488
TTD 7.780348
TWD 36.918714
TZS 2992.804645
UAH 50.591272
UGX 4313.245342
USD 1.146736
UYU 46.083908
UZS 13892.708131
VES 507.665371
VND 30152.278788
VUV 136.416071
WST 3.197489
XAF 656.155031
XAG 0.014239
XAU 0.000228
XCD 3.099112
XCG 2.067524
XDR 0.812234
XOF 655.363797
XPF 119.331742
YER 273.554311
ZAR 19.360235
ZMK 10322.005017
ZMW 22.329447
ZWL 369.248554
  • AEX

    1.0000

    1001.66

    +0.1%

  • BEL20

    -39.6500

    5109.48

    -0.77%

  • PX1

    -72.6600

    7911.53

    -0.91%

  • ISEQ

    -73.5600

    12393.71

    -0.59%

  • OSEBX

    8.3300

    1945.95

    +0.43%

  • PSI20

    -8.2400

    9143.72

    -0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    -19.3400

    3848.26

    -0.5%

Les émissions de CO2 liées aux fossiles vers un nouveau record en 2025, selon des scientifiques
Les émissions de CO2 liées aux fossiles vers un nouveau record en 2025, selon des scientifiques / Photo: Daniel ROLAND - AFP/Archives

Les émissions de CO2 liées aux fossiles vers un nouveau record en 2025, selon des scientifiques

Les émissions de dioxyde de carbone issues des énergies fossiles devraient atteindre un nouveau record en 2025, selon une étude scientifique de référence qui confirme jeudi qu'il sera quasiment "impossible" de limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5°C.

Taille du texte:

Selon le Global Carbon Project, mené par 130 scientifiques internationaux et publié comme chaque année alors que les nations sont réunies pour la conférence de l'ONU sur le climat (COP30), les émissions de CO2 issues du charbon, du pétrole et du gaz fossile seront supérieures en 2025 de 1,1% à celles de l'année précédente, pour atteindre 38,1 milliards de tonnes (GtCO2).

"C'est plus que la moyenne de progression annuelle de ces dix dernières années, qui était de 0,8%", note l'étude, indiquant que ces émissions sont maintenant 10% plus élevées qu'elles ne l'étaient en 2015, année de l'accord de Paris, qui ambitionnait de limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport à la période préindustrielle.

Même si les émissions ont baissé dans plusieurs pays, notamment sous l'effet du développement des énergies renouvelables, de l'électrification des véhicules ou de la baisse de la déforestation, "collectivement, le monde n'est pas à la hauteur", a souligné auprès de l'AFP Glen Peters du Centre pour la recherche internationale sur le climat.

"Chacun doit faire sa part, et tous doivent faire davantage".

- Budget carbone quasi-épuisé -

L'étude, attendue comme aux COP précédentes pour une première estimation du dérapage climatique mondial pour l'année en cours, estime combien l'atmosphère peut encore recevoir de CO2 pour que son réchauffement soit limité à 1,5°C. Cette quantité est estimée à 170 milliards de tonnes (GtCO2).

"Cela équivaut à quatre années d'émissions au rythme actuel", conclut Pierre Friedlingstein, de l'université d'Exeter, qui a dirigé l'étude. "C'est donc, en pratique, impossible".

Ce constat d'échec s'est imposé tout au long de l'année 2025, reconnu désormais par l'ONU, des climatologues, le président du Giec et les participants de cette COP. L'objectif est désormais de faire en sorte que le dépassement soit temporaire, mais cela pourrait se compter en décennies.

"Nous avons besoin d'objectifs ambitieux, car chaque dixième de degré est crucial" a rappelé jeudi à Belem Stephen Stich de l'université d'Exeter, l'un des auteurs de l'étude.

Pour rester sous 1,7 à 2°C, l'humanité a encore 12 à 25 ans pour agir, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse, "et je pense qu'avec les progrès technologiques et le développement des énergies renouvelables, ces objectifs sont réalisables".

Sur la trajectoire actuelle, le monde se réchaufferait de 2,3 à 2,5°C d'ici la fin du siècle si les pays tiennent leurs engagements, a estimé l'ONU juste avant le rendez-vous de Belem.

L'ordre de grandeur est similaire (2,6°C d'ici 2100) dans les calculs publiés jeudi aussi par le Climate Action Tracker.

Les dernières annonces des pays "ne changent rien", conclut ce groupe.

- Nouveau record pour le charbon -

En 2025, les émissions liées spécifiquement à la combustion de charbon atteindront un nouveau record, progressant de 0,8% au niveau mondial, portées notamment par les hausses enregistrées aux Etats-Unis et en Inde.

Les rejets liés au pétrole et au gaz progressent également, de respectivement 1 et 1,3%. Sur le gaz, les émissions "semblent revenir à la tendance de croissance persistante qui prévalait avant l'invasion russe de l'Ukraine", signale l'étude.

"L'an dernier, nous étions assez confiants quant à la possibilité d'atteindre ce pic" sur les fossiles, mais "de nouvelles estimations montrent qu'ils ne sera pas atteint avant 2030 environ. C'est inquiétant, et pour moi, c'est vraiment incompréhensible, car les énergies renouvelables sont très bon marché et devraient être la nouvelle norme. Et pourtant, les combustibles fossiles continuent", a commenté à Belem, Niklas Höhne du NewClimate Institute.

Par régions, les États-Unis et l'Union européenne ont inversé la tendance à la baisse observée ces dernières années, enregistrant une hausse de leurs émissions, de respectivement 1,9% et 0,4%, en partie liée à des hivers plus frais qui ont stimulé la demande de chauffage.

Les émissions de la Chine, pays le plus pollueur, semblent se stabiliser (+0,4%), mais selon M. Peters, l'incertitude quant aux politiques menées par le pays rend prématurée l'affirmation selon laquelle un pic aurait été atteint.

S.Danek--TPP