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La Caisse centrale de réassurance (CCR) a dévoilé mardi une première estimation, environ un milliard d'euros, du coût de la tempête Nils, qui a traversé la moitié sud de la France la semaine dernière, tandis que la fédération professionnelle des assureurs lançait en parallèle une "mission" pour aller plus vite sur les indemnisations des victimes des crues qui ont suivi.
Le nombre de sinistres liés à la tempête Nils est estimé à 250.000 par la CCR, "ce qui pourrait représenter un coût d’un milliard d’euros environ", a-t-elle évalué.
Les coûts des inondations qui ont suivi, toujours en cours dans plusieurs départements, "sont pour l’heure modérés", "de l'ordre de 20 à 30 millions d'euros, concentrés dans le Sud-Ouest", a ajouté le réassureur public dans une déclaration transmise à l'AFP.
C'est dans ce contexte que la présidente de France Assureurs, Florence Lustman, a annoncé mardi le lancement d'une "mission de reconnaissance commune" pour "accélérer les indemnisations dans les zones" touchées par les crues "les plus difficilement accessibles".
Cette mission, pilotée par France Assureurs, rassemble à la fois des assureurs et des experts de l'assurance.
"Nombre de nos concitoyens concernés n’ont plus d’électricité, tandis que d’autres ont dû quitter, parfois dans l’urgence, leurs maisons. Ces crues généralisées revêtent manifestement un caractère exceptionnel", a souligné Mme Lustman dans une déclaration transmise à l'AFP.
Après une succession d'intempéries la semaine dernière, dont la violente tempête Nils, plus d'une dizaine de départements de l'Ouest connaissent des crues exceptionnelles.
Au sixième jour de son état d'alerte maximal, la Garonne déborde par exemple sur plusieurs centaines de mètres de large, entre le nord d'Agen et le sud de Bordeaux.
Au total, depuis le début de cet épisode spectaculaire jeudi, qualifié "d'historique" par de nombreux habitants, près de 1.600 personnes ont été évacuées en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, deux départements coutumiers des inondations.
Le gonflement de la Loire provoque également une "crue majeure" mardi dans les environs d'Angers.
Les déclarations de sinistres affluent par conséquent chez les assureurs. La Macif en recense pas loin de 15.000, quand Covéa (Maaf, MMA, GMF) en comptait lundi soir 35.000.
Ces deux groupes mutualistes ont par ailleurs annoncé dès vendredi l'extension exceptionnelle du délai de déclaration pour leurs assurés, de 5 à 30 jours.
W.Urban--TPP