The Prague Post - COP15: encore aucune avancée majeure pour espérer un "pacte de paix avec la nature"

EUR -
AED 4.114061
AFN 72.255483
ALL 90.790632
AMD 404.158296
ANG 2.004979
AOA 1027.254819
ARS 1713.118208
AUD 1.605841
AWG 2.019223
AZN 1.905346
BAM 1.955598
BBD 2.254667
BDT 138.445714
BGN 1.95798
BHD 0.422456
BIF 3355.553753
BMD 1.120234
BND 1.430852
BOB 13.18164
BRL 5.56219
BSD 1.119484
BTN 106.21904
BWP 15.421409
BYN 3.286961
BYR 21956.59438
BZD 2.251368
CAD 1.568608
CDF 2594.463388
CHF 0.92428
CLF 0.028243
CLP 1105.065972
CNY 7.480981
CNH 7.472638
COP 3552.733407
CRC 510.847288
CUC 1.120234
CUP 26.866228
CVE 110.253623
CZK 24.330929
DJF 199.339431
DKK 7.473812
DOP 68.662915
DZD 150.487472
EGP 61.701633
ERN 16.803516
ETB 182.080912
FJD 2.506184
FKP 0.83772
GBP 0.83759
GEL 2.901053
GGP 0.83772
GHS 12.979661
GIP 0.83772
GMD 82.897292
GNF 9906.977735
GTQ 8.557117
GYD 234.455807
HKD 8.784994
HNL 30.053899
HRK 7.537163
HTG 146.714861
HUF 366.73115
IDR 20269.353328
ILS 3.478944
IMP 0.83772
INR 106.361215
IQD 1697.02489
IRR 2052689.522073
ISK 136.421868
JEP 0.83772
JMD 177.661668
JOD 0.794262
JPY 175.719422
KES 145.355001
KGS 97.962929
KHR 4573.528074
KMF 492.34502
KPW 1008.210923
KRW 1482.921342
KWD 0.348045
KYD 0.932904
KZT 508.267554
LAK 25190.400695
LBP 100245.356051
LKR 371.711644
LRD 190.860306
LSL 18.546686
LTL 3.307762
LVL 0.677618
LYD 7.16926
MAD 10.995665
MDL 20.205915
MGA 5062.477622
MKD 61.598644
MMK 2352.611266
MNT 4031.903098
MOP 9.043867
MRU 44.738384
MUR 52.83045
MVR 17.318688
MWK 1941.099705
MXN 20.91299
MYR 4.576495
MZN 71.584549
NAD 18.546686
NGN 1492.219274
NIO 41.195749
NOK 10.48247
NPR 169.950463
NZD 1.961367
OMR 0.430732
PAB 1.119384
PEN 3.844503
PGK 5.013483
PHP 71.267028
PKR 309.775535
PLN 4.40251
PYG 6474.331938
QAR 4.080579
RON 5.354499
RSD 117.487877
RUB 91.430566
RWF 1653.929337
SAR 4.204519
SBD 9.045422
SCR 15.724762
SDG 673.820238
SEK 11.125947
SGD 1.430429
SHP 0.837152
SLE 25.709439
SLL 23490.760327
SOS 639.733988
SRD 42.152191
STD 23186.590484
STN 24.497472
SVC 9.794989
SYP 14565.287409
SZL 18.546086
THB 37.830495
TJS 10.315636
TMT 3.932023
TND 3.342755
TOP 2.697255
TRY 55.679906
TTD 7.606215
TWD 36.503733
TZS 2963.694187
UAH 50.679171
UGX 4931.491138
USD 1.120234
UYU 44.895367
UZS 13396.617652
VES 985.569793
VND 28949.657667
VUV 132.885562
WST 3.100575
XAF 655.957
XAG 0.020782
XAU 0.000280356831
XCD 3.027489
XCG 2.017492
XDR 0.792064
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.482543
ZAR 18.566463
ZMK 10083.451396
ZMW 22.506678
ZWL 360.715022
SSP 6436.082465
MXV 2.360303
  • AEX

    1.9200

    1131.63

    +0.17%

  • BEL20

    45.3200

    5781.8

    +0.79%

  • PX1

    -28.1200

    7782.82

    -0.36%

  • ISEQ

    -88.3700

    13938.2

    -0.63%

  • OSEBX

    15.4300

    2101.12

    +0.74%

  • PSI20

    7.3900

    9244.62

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -25.2200

    4178.57

    -0.6%

  • N150

    3.7800

    4204.6

    +0.09%

COP15: encore aucune avancée majeure pour espérer un "pacte de paix avec la nature"
COP15: encore aucune avancée majeure pour espérer un "pacte de paix avec la nature" / Photo: ANDREJ IVANOV - AFP

COP15: encore aucune avancée majeure pour espérer un "pacte de paix avec la nature"

Le monde n'a plus que huit jours pour sceller un accord historique pour enrayer la destruction de la nature. Mais à mi-parcours, la COP15 n'a enregistré aucune avancée majeure, tant sur la question brûlante du financement entre Nord et Sud que sur l'objectif phare de protéger 30% de la planète.

Taille du texte:

De l'avis général, les négociations entreront dans le dur jeudi, quand les ministres de l'Environnement des 196 membres de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) prendront à Montréal le relais de leurs délégués.

Mais les chances d'aboutir le 19 décembre à l'approbation d'un ambitieux "pacte de paix à la nature" - une vingtaine d'objectifs pour stopper la destruction des eaux, des forêts et du vivant d'ici la fin de la décennie - sont compromises si le projet d'accord reste en l'état.

Malgré des dizaines d'heures de travail pour les 5.000 délégués depuis le 3 décembre, le texte est très en retard, plombé par des dizaines de points toujours en négociations. Seuls cinq des 22 ou 23 objectifs envisagés avaient été tranchés.

"Les gouvernements progressent, mais pas assez vite pour préparer un texte propre à l'arrivée des ministres", regrette Alfred DeGemmis, haut responsable de la Wildlife Conservation Society (WCS).

Le temps presse: un million d'espèces sont menacées d'extinction, un tiers des terres sont gravement dégradées, la fertilité des sols et la pureté de l'eau compromises, tandis que les océans sont mise en péril par la pollution et le changement climatique.

"Nous sommes encore très loin du but, mais nous voyons la lumière au bout du tunnel", veut croire Marco Lambertini, patron du WWF international, qui constate "une implication plus constructive" qu'au début du sommet.

"On voit se dessiner un marché où les pays du Sud disent qu'ils n'accepteront pas de s'engager sur des ambitions fortes sans des financements correspondant en face", résume Sébastien Treyer, directeur général du think-tank IDDRI.

Le Brésil a réitéré samedi, au nom du continent africain et de 14 autres pays dont l'Inde et l'Indonésie, leur demande de "subventions financières d'au moins 100 milliards de dollars par an ou 1 % du PIB mondial jusqu'en 2030".

- Fonds mondial biodiversité -

Une augmentation jugée irréaliste par les pays riches, pour qui l'aide au développement dédié à la biodiversité en 2020 représentait 10 milliards de dollars par an en 2020.

"Si aujourd'hui on est à 10 milliards, parler de 100 milliards d'un coup tétanise la conversation", prévient l'ambassadrice française à la COP15, Sylvie Lemmet, alors que les pays riches ont tenu leurs engagements de doubler l'aide au développement dans la décennie précédente.

L'Union européenne s'oppose aussi à la création d'un nouveau fonds mondial sur la biodiversité, réclamé par plusieurs pays d'ici la COP16 de 2024 en Turquie.

Une solution jugée inefficace par le Nord, qui préfère pousser à une réforme de la finance mondiale, publique et privée, et à une meilleure utilisation des ressources nationales. Ainsi qu'à la réduction des subventions négatives pour la nature, notamment à l'agriculture via les engrais et les pesticides, objet de vifs débats avec le Brésil et l'Argentine.

Les Etats-Unis, même s'ils ne font pas partie de la négociation, faute d'avoir ratifié la Convention sur la biodiversité, jouent un rôle crucial dans l'équation financière susceptible de débloquer l'accord.

"Nous avons réapprovisionné le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) cette année, la contribution américaine a été plus importante que jamais", a souligné lundi l'ambassadrice environnement américaine Monica Medina.

Pour lever les obstacles, les yeux sont tournés vers la Chine, présidente de la COP15, jugée trop "attentiste" ou "passive" dans les couloirs du sommet.

Une critique balayée par l'ambassadrice française, qui salue une "présidence chinoise très impliquée", "à l'écoute des parties" et qui "s'engage bilatéralement".

Lundi, les négociateurs ont repris à huis clos les débats. "C'est encourageant", a déclaré lundi Elizabeth Mrema, cheffe de la CDB mais cela reste une "route semée d'embûches".

A.Slezak--TPP