The Prague Post - La forêt boréale brûle de plus en plus, et c'est un problème pour le climat

EUR -
AED 4.342242
AFN 74.489343
ALL 96.428634
AMD 442.901864
ANG 2.116121
AOA 1084.231017
ARS 1626.766715
AUD 1.67151
AWG 2.128262
AZN 2.007786
BAM 1.955367
BBD 2.369475
BDT 143.768145
BGN 1.948124
BHD 0.445829
BIF 3488.841714
BMD 1.182368
BND 1.492976
BOB 8.129199
BRL 6.124429
BSD 1.176439
BTN 106.989294
BWP 15.577548
BYN 3.373567
BYR 23174.413136
BZD 2.366076
CAD 1.61586
CDF 2695.798981
CHF 0.913263
CLF 0.025851
CLP 1020.750018
CNY 8.168685
CNH 8.141892
COP 4371.805743
CRC 561.475591
CUC 1.182368
CUP 31.332752
CVE 110.240573
CZK 24.226307
DJF 209.503579
DKK 7.471112
DOP 72.313977
DZD 153.771611
EGP 56.518597
ERN 17.73552
ETB 183.081734
FJD 2.627517
FKP 0.877135
GBP 0.874225
GEL 3.162867
GGP 0.877135
GHS 12.929135
GIP 0.877135
GMD 86.901049
GNF 10321.712969
GTQ 9.027
GYD 246.095471
HKD 9.242157
HNL 31.124104
HRK 7.534286
HTG 154.205832
HUF 380.261968
IDR 19872.059264
ILS 3.683277
IMP 0.877135
INR 107.28878
IQD 1541.232432
IRR 49807.252908
ISK 144.910824
JEP 0.877135
JMD 183.309383
JOD 0.838297
JPY 182.490209
KES 151.650608
KGS 103.397667
KHR 4730.971743
KMF 494.229769
KPW 1064.141474
KRW 1702.77542
KWD 0.36242
KYD 0.980366
KZT 587.189961
LAK 25208.98791
LBP 105352.801998
LKR 363.993191
LRD 217.061905
LSL 18.95288
LTL 3.491226
LVL 0.715203
LYD 7.442351
MAD 10.78751
MDL 20.205608
MGA 5034.884397
MKD 61.662889
MMK 2483.06461
MNT 4218.363867
MOP 9.470341
MRU 47.105563
MUR 54.637173
MVR 18.279416
MWK 2040.047977
MXN 20.28039
MYR 4.595928
MZN 75.559206
NAD 18.95288
NGN 1583.403223
NIO 43.290591
NOK 11.258992
NPR 171.18307
NZD 1.975341
OMR 0.454628
PAB 1.176439
PEN 3.951841
PGK 5.130885
PHP 68.199375
PKR 328.792348
PLN 4.225115
PYG 7606.314633
QAR 4.28815
RON 5.096127
RSD 117.406815
RUB 90.717606
RWF 1718.219286
SAR 4.435358
SBD 9.512366
SCR 17.281186
SDG 711.200051
SEK 10.674087
SGD 1.495033
SHP 0.887082
SLE 28.96878
SLL 24793.665367
SOS 671.15129
SRD 44.499015
STD 24472.630763
STN 24.494676
SVC 10.293545
SYP 13076.487639
SZL 18.946802
THB 36.632158
TJS 11.14703
TMT 4.138288
TND 3.415743
TOP 2.846859
TRY 51.837021
TTD 7.963101
TWD 37.164169
TZS 3032.550465
UAH 50.921517
UGX 4235.061617
USD 1.182368
UYU 45.649885
UZS 14367.8772
VES 475.112572
VND 30781.177774
VUV 139.994379
WST 3.20945
XAF 655.811689
XAG 0.013585
XAU 0.000229
XCD 3.195409
XCG 2.120294
XDR 0.815619
XOF 655.811689
XPF 119.331742
YER 281.935587
ZAR 18.925993
ZMK 10642.727396
ZMW 22.276064
ZWL 380.722019
  • AEX

    -2.8500

    1014.75

    -0.28%

  • BEL20

    -18.0900

    5636.35

    -0.32%

  • PX1

    -7.6600

    8507.83

    -0.09%

  • ISEQ

    27.3200

    13034.9

    +0.21%

  • OSEBX

    -10.5500

    1873.49

    -0.56%

  • PSI20

    33.6400

    9124.49

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.0400

    4225.85

    +0.74%

  • N150

    -5.7400

    4094.86

    -0.14%

La forêt boréale brûle de plus en plus, et c'est un problème pour le climat
La forêt boréale brûle de plus en plus, et c'est un problème pour le climat / Photo: Ed JONES - AFP/Archives

La forêt boréale brûle de plus en plus, et c'est un problème pour le climat

Les incendies dans la forêt boréale, anneau de verdure qui encercle l'Arctique, sont en hausse depuis deux décennies, et l'année 2021 en particulier a été exceptionnelle, relâchant une quantité record de CO2 dans l'atmosphère, selon une étude publiée jeudi.

Taille du texte:

Ces feux sont alimentés par des conditions plus sèches et chaudes, causées par le changement climatique. Et en relâchant du gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ces incendies contribuent en retour au réchauffement de la planète, en un cercle vicieux.

Ce constat met à mal les efforts pour lutter contre le changement climatique, alertent les chercheurs.

La forêt boréale, que l'on trouve notamment en Sibérie, dans le nord du Canada et en Alaska, est la plus vaste étendue sauvage au monde. Mais elle n'a jusqu'ici pas reçu la même attention que les dégâts causés à la forêt tropicale, déplore l'étude.

Or, elle relâche 10 à 20 fois plus de carbone par unité de zone brûlée que d'autres écosystèmes.

En 2021, les incendies boréaux ont ainsi émis pas moins de 480 millions de tonnes de carbone -- ce qui équivaut à 1,76 milliard de tonnes de CO2. Une quantité bien plus importante que n'importe quelle autre année étudiée par les chercheurs, entre 2000 et 2020.

Ce nombre représente environ le double des émissions liées à l'aviation en 2021. Ou encore les émissions liées aux combustibles fossiles du Japon, le cinquième pays le plus émetteur.

Ces feux "augmentent la concentration de CO2 dans l'atmosphère et contribuent au réchauffement climatique", ce qui accroît en retour "la probabilité d'incendies ravageurs dans le futur", a expliqué à l'AFP Bo Zheng, auteur principal de cette étude, publiée dans la revue Science.

- "Hausse significative" -

En 2021, les feux de la forêt boréale ont représenté 23% des émissions mondiales liées aux incendies, contre 10% généralement.

Les chercheurs expliquent cette "anomalie" par des sécheresses survenues cette année-là simultanément dans le nord du continent américain et en Eurasie.

Pour leurs estimations, les scientifiques ont utilisé une nouvelle méthode. Ils ne se sont pas appuyés, comme généralement, sur des données satellites évaluant visuellement les zones brûlées, dont la résolution n'est selon eux pas assez précise.

Cette technique force en outre à évaluer le CO2 émis en faisant des hypothèses sur la quantité de végétation brûlée sur chaque zone, ou encore le degré de combustion, a expliqué lors d'une conférence de presse Philippe Ciais, co-auteur de l'étude et chercheur à l'université Paris-Saclay.

A la place, ils ont ici utilisé les données d'un satellite observant directement dans l'atmosphère le monoxyde de carbone (CO), qui a une durée de vie plus courte (quelques semaines ou mois) que le CO2. Le monoxyde de carbone émis par les incendies présente des distributions spatiotemporelles distinctes d'autres sources, qui permettent de l'identifier.

Ils ont ainsi déterminé "une tendance à la hausse significative des émissions au-dessus de la région boréale", concentrées sur juillet et août, décrit l'étude.

Et "l'atmosphère ne ment pas", a souligné Philippe Ciais.

- Multiplication des éclairs -

L'Arctique se réchauffe bien plus vite que le reste de la planète. Ce réchauffement "accroît le déficit en eau des sols, avec une évaporation et donc une humidité de l'air accrue, provoquant une multiplication des éclairs, et tout ceci conduit à un plus grand risque d'incendies", a détaillé Bo Zheng.

En général, environ 80% du carbone relâché par des feux de forêt est ensuite ré-absorbé par la végétation qui repousse la saison suivante. Mais 20% reste dans l'atmosphère, contribuant ainsi à l'accumulation de CO2.

En outre, plus les incendies se multiplient, moins la végétation a le temps de repousser, et une partie croissante de ces émissions pourrait ne pas lui revenir.

"Cette étude contribue à l'ensemble de preuves croissantes indiquant que les feux de forêt et de toundra deviennent de plus en plus larges et fréquents aux latitudes plus élevées de l'hémisphère nord", a commenté pour l'AFP David Gaveau, qui étudie les feux de forêt mais n'a pas participé à ces travaux. "Cette situation est préoccupante pour l'avenir."

Alors que faire?

Déjà, surveiller la situation "de très près" dans ces régions, a déclaré Steve Davis, également co-auteur de l'étude.

D'autres études ont suggéré qu'il pourrait être intéressant, "en termes de dollars par tonne de CO2 évitée, d'envoyer des pompiers stopper ces feux", au lieu de les laisser brûler comme actuellement, a-t-il avancé.

Quoiqu'il en soit, selon Philippe Ciais, "nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas nous préoccuper des ces zones naturelles".

W.Urban--TPP