The Prague Post - JO-2024: une "contribution positive pour le climat" à prendre avec des pincettes

EUR -
AED 4.342242
AFN 74.489343
ALL 96.428634
AMD 442.901864
ANG 2.116121
AOA 1084.231017
ARS 1626.766715
AUD 1.67151
AWG 2.128262
AZN 2.007786
BAM 1.955367
BBD 2.369475
BDT 143.768145
BGN 1.948124
BHD 0.445829
BIF 3488.841714
BMD 1.182368
BND 1.492976
BOB 8.129199
BRL 6.124429
BSD 1.176439
BTN 106.989294
BWP 15.577548
BYN 3.373567
BYR 23174.413136
BZD 2.366076
CAD 1.61586
CDF 2695.798981
CHF 0.913263
CLF 0.025851
CLP 1020.750018
CNY 8.168685
CNH 8.141892
COP 4371.805743
CRC 561.475591
CUC 1.182368
CUP 31.332752
CVE 110.240573
CZK 24.226307
DJF 209.503579
DKK 7.471112
DOP 72.313977
DZD 153.771611
EGP 56.518597
ERN 17.73552
ETB 183.081734
FJD 2.627517
FKP 0.877135
GBP 0.874225
GEL 3.162867
GGP 0.877135
GHS 12.929135
GIP 0.877135
GMD 86.901049
GNF 10321.712969
GTQ 9.027
GYD 246.095471
HKD 9.242157
HNL 31.124104
HRK 7.534286
HTG 154.205832
HUF 380.261968
IDR 19872.059264
ILS 3.683277
IMP 0.877135
INR 107.28878
IQD 1541.232432
IRR 49807.252908
ISK 144.910824
JEP 0.877135
JMD 183.309383
JOD 0.838297
JPY 182.490209
KES 151.650608
KGS 103.397667
KHR 4730.971743
KMF 494.229769
KPW 1064.141474
KRW 1702.77542
KWD 0.36242
KYD 0.980366
KZT 587.189961
LAK 25208.98791
LBP 105352.801998
LKR 363.993191
LRD 217.061905
LSL 18.95288
LTL 3.491226
LVL 0.715203
LYD 7.442351
MAD 10.78751
MDL 20.205608
MGA 5034.884397
MKD 61.662889
MMK 2483.06461
MNT 4218.363867
MOP 9.470341
MRU 47.105563
MUR 54.637173
MVR 18.279416
MWK 2040.047977
MXN 20.28039
MYR 4.595928
MZN 75.559206
NAD 18.95288
NGN 1583.403223
NIO 43.290591
NOK 11.258992
NPR 171.18307
NZD 1.975341
OMR 0.454628
PAB 1.176439
PEN 3.951841
PGK 5.130885
PHP 68.199375
PKR 328.792348
PLN 4.225115
PYG 7606.314633
QAR 4.28815
RON 5.096127
RSD 117.406815
RUB 90.717606
RWF 1718.219286
SAR 4.435358
SBD 9.512366
SCR 17.281186
SDG 711.200051
SEK 10.674087
SGD 1.495033
SHP 0.887082
SLE 28.96878
SLL 24793.665367
SOS 671.15129
SRD 44.499015
STD 24472.630763
STN 24.494676
SVC 10.293545
SYP 13076.487639
SZL 18.946802
THB 36.632158
TJS 11.14703
TMT 4.138288
TND 3.415743
TOP 2.846859
TRY 51.837021
TTD 7.963101
TWD 37.164169
TZS 3032.550465
UAH 50.921517
UGX 4235.061617
USD 1.182368
UYU 45.649885
UZS 14367.8772
VES 475.112572
VND 30781.177774
VUV 139.994379
WST 3.20945
XAF 655.811689
XAG 0.013585
XAU 0.000229
XCD 3.195409
XCG 2.120294
XDR 0.815619
XOF 655.811689
XPF 119.331742
YER 281.935587
ZAR 18.925993
ZMK 10642.727396
ZMW 22.276064
ZWL 380.722019
  • AEX

    -2.8500

    1014.75

    -0.28%

  • BEL20

    -18.0900

    5636.35

    -0.32%

  • PX1

    -7.6600

    8507.83

    -0.09%

  • ISEQ

    27.3200

    13034.9

    +0.21%

  • OSEBX

    -10.5500

    1873.49

    -0.56%

  • PSI20

    33.6400

    9124.49

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.0400

    4225.85

    +0.74%

  • N150

    -5.7400

    4094.86

    -0.14%

JO-2024: une "contribution positive pour le climat" à prendre avec des pincettes
JO-2024: une "contribution positive pour le climat" à prendre avec des pincettes / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - AFP/Archives

JO-2024: une "contribution positive pour le climat" à prendre avec des pincettes

Les organisateurs annoncent des JO de Paris à "contribution positive pour le climat": une promesse à prendre avec des pincettes, qui se fonde sur une vraie volonté de réduire les émissions mais aussi sur le recours massif au mécanisme décrié de compensation carbone.

Taille du texte:

. "Réduire, réduire, réduire"

Paris 2024 prévoit l'émission de quelque 1,58 million de tonnes équivalent CO2, soit une très forte baisse par rapport aux 3,5 millions de tonnes en moyenne pour les précédents jeux d'été de Londres (2012) et de Rio (2016).

Les émissions attendues se décomposent en trois tiers: un pour les déplacements (dont 25% des émissions totales pour les seuls voyages des spectateurs), un autre pour les constructions (dont 25% pour celles permanentes) et un dernier tiers pour les opérations des jeux (hébergement, sécurité, restauration etc.)

L'empreinte de la construction est limitée grâce au recours à 95% à des infrastructures existantes ou temporaires: à l'inverse de la Coupe du monde de football très décriée au Qatar, il n'est pas nécessaire de construire de nombreux stades.

Les organisateurs essaient de minimiser également l'empreinte des JO en ayant recours à de l'électricité d'origine renouvelable, en servant aux spectateurs des plats "bas carbone" avec moins de viande ou en choisissant des sites connectés aux transports en commun.

"On est là pour montrer qu’on peut faire ces Jeux avec la moitié des émissions qu’on avait l’habitude de faire", indique la directrice de l'excellence environnementale de Paris 2024, Georgina Grenon. "Dans la limite de ce qui est techniquement faisable en 2024, nous aurons fait tous les efforts pour réduire, réduire, réduire".

. Beaucoup de compensation

"En compensant encore plus d’émissions de CO2 que celles que nous allons émettre, nous deviendrons le premier grand événement sportif à contribution positive pour le climat", avancent les organisateurs.

La compensation consiste par exemple à financer la plantation d'arbres qui absorberont du CO2. En l’occurrence, il devrait comptablement y avoir encore plus de CO2 absorbé ou évité que ce qui sera émis pendant l'événement.

Le recours à ces mécanismes, souvent peu ou mal vérifiés, est sévèrement critiqué par les experts de l'ONU. Mais les organisateurs des JO assurent que leurs compensations seront très rigoureuses.

Il s'agira par exemple de projets de préservation de forêts ou d'équipement de cuisson plus efficaces en Afrique, où le petit bois est encore souvent utilisé dans les foyers.

"C’est pour les émissions qu’on ne sait pas réduire ou éviter qu’on finance des projets de contribution climatique", souligne Georgina Grenon.

"La compensation est une option acceptable", juge Madeleine Orr, professeure à l'université britannique de Loughborough et experte en écologie du sport.

Mais elle se montre plus réservée sur l'allégation de jeux "durables".

"Même s'ils font tout comme il faut, un gros événement international ne peut pas être parfaitement durable", remarque la spécialiste. "L'événement le plus durable est celui qui n'a pas lieu".

"Dire qu'un événement a un impact positif sur le climat est trompeur. L’événement en lui-même génère des gaz à effet de serre qui sont mauvais pour le climat. Le soutien financier des organisateurs à des projets extérieurs n'y change rien", abonde Lindsay Otis Nilles, de Carbon Market Watch.

. Des JO (encore) plus durables?

Comment aller plus loin pour réduire l'empreinte environnementale des JO suivants?

Des chercheurs avaient préconisé, dans une étude publiée dans Nature en 2021, une véritable révolution.

"Trois actions devraient rendre les Jeux plus durables: réduire considérablement la taille de l'événement, faire tourner les Jeux entre les mêmes villes et mettre en oeuvre des normes indépendantes de durabilité", prônaient-ils.

Madeleine Orr esquisse également pour le futur des Jeux plus petits, avec moins de spectateurs venus de loin en avion.

"A l'avenir il est possible de réduire la taille et la portée de l'événement, ce qui ouvre la porte à des infrastructures plus petites et moins d'hôtels, moins de déchets, etc, sans pour autant éroder l'expérience des athlètes ou le spectacle qui peut être diffusé par les télévisions du monde entier", souligne-t-elle.

"Le monde a adoré regarder Tokyo (2021) et Pékin (2022), même sans les fans", juge la spécialiste. "On peut avoir des jeux plus durables", conclut-elle.

G.Turek--TPP