The Prague Post - JO-2024: une "contribution positive pour le climat" à prendre avec des pincettes

EUR -
AED 4.119277
AFN 72.35042
ALL 90.905699
AMD 404.670524
ANG 2.00752
AOA 1028.556445
ARS 1715.289321
AUD 1.595832
AWG 2.021782
AZN 1.909267
BAM 1.958077
BBD 2.257525
BDT 138.62118
BGN 1.960462
BHD 0.422992
BIF 3359.806562
BMD 1.121654
BND 1.432666
BOB 13.198346
BRL 5.569235
BSD 1.120903
BTN 106.353661
BWP 15.440954
BYN 3.291127
BYR 21984.422042
BZD 2.254221
CAD 1.571914
CDF 2597.751709
CHF 0.924518
CLF 0.028279
CLP 1106.466527
CNY 7.490462
CNH 7.479992
COP 3557.236121
CRC 511.494732
CUC 1.121654
CUP 26.900278
CVE 110.393358
CZK 24.324155
DJF 199.592073
DKK 7.474648
DOP 68.749938
DZD 150.678199
EGP 61.707405
ERN 16.824813
ETB 182.31168
FJD 2.50936
FKP 0.838781
GBP 0.838666
GEL 2.904465
GGP 0.838781
GHS 12.996111
GIP 0.838781
GMD 83.002704
GNF 9919.533782
GTQ 8.567962
GYD 234.752955
HKD 8.7971
HNL 30.091989
HRK 7.534264
HTG 146.900807
HUF 366.535252
IDR 20295.04259
ILS 3.483353
IMP 0.838781
INR 106.496019
IQD 1699.17569
IRR 2055291.088597
ISK 136.59501
JEP 0.838781
JMD 177.886835
JOD 0.795258
JPY 176.0655
KES 145.539223
KGS 98.087094
KHR 4579.324538
KMF 492.961399
KPW 1009.488724
KRW 1484.800745
KWD 0.348487
KYD 0.934086
KZT 508.911729
LAK 25222.326865
LBP 100372.406441
LKR 372.18275
LRD 191.102201
LSL 18.570192
LTL 3.311953
LVL 0.678477
LYD 7.178347
MAD 11.009601
MDL 20.231524
MGA 5068.893777
MKD 61.676714
MMK 2355.592952
MNT 4037.013109
MOP 9.055329
MRU 44.795085
MUR 52.897425
MVR 17.341321
MWK 1943.559844
MXN 20.983677
MYR 4.582293
MZN 71.676818
NAD 18.570192
NGN 1494.110467
NIO 41.24796
NOK 10.453548
NPR 170.165858
NZD 1.968346
OMR 0.431274
PAB 1.120803
PEN 3.849376
PGK 5.019837
PHP 71.35741
PKR 310.168143
PLN 4.401887
PYG 6482.537469
QAR 4.085751
RON 5.361281
RSD 117.63678
RUB 90.008863
RWF 1656.025518
SAR 4.209848
SBD 9.056886
SCR 15.744669
SDG 674.67927
SEK 11.136646
SGD 1.433687
SHP 0.838213
SLE 25.741766
SLL 23520.532382
SOS 640.544783
SRD 42.205628
STD 23215.977036
STN 24.52852
SVC 9.807403
SYP 14583.74737
SZL 18.569592
THB 37.877995
TJS 10.32871
TMT 3.937006
TND 3.346992
TOP 2.700674
TRY 55.816501
TTD 7.615855
TWD 36.550003
TZS 2967.450356
UAH 50.743401
UGX 4937.741281
USD 1.121654
UYU 44.952268
UZS 13413.596449
VES 986.818906
VND 28986.348297
VUV 133.053981
WST 3.104505
XAF 655.957
XAG 0.020828
XAU 0.000281397029
XCD 3.031326
XCG 2.020049
XDR 0.793068
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.825304
ZAR 18.653519
ZMK 10096.232709
ZMW 22.535202
ZWL 361.17219
SSP 6444.239519
MXV 2.368281
  • AEX

    1.9200

    1131.63

    +0.17%

  • BEL20

    45.3200

    5781.8

    +0.79%

  • PX1

    -28.1200

    7782.82

    -0.36%

  • ISEQ

    -88.3700

    13938.2

    -0.63%

  • OSEBX

    15.4300

    2101.12

    +0.74%

  • PSI20

    7.3900

    9244.62

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -25.2200

    4178.57

    -0.6%

  • N150

    3.7800

    4204.6

    +0.09%

JO-2024: une "contribution positive pour le climat" à prendre avec des pincettes
JO-2024: une "contribution positive pour le climat" à prendre avec des pincettes / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - AFP/Archives

JO-2024: une "contribution positive pour le climat" à prendre avec des pincettes

Les organisateurs annoncent des JO de Paris à "contribution positive pour le climat": une promesse à prendre avec des pincettes, qui se fonde sur une vraie volonté de réduire les émissions mais aussi sur le recours massif au mécanisme décrié de compensation carbone.

Taille du texte:

. "Réduire, réduire, réduire"

Paris 2024 prévoit l'émission de quelque 1,58 million de tonnes équivalent CO2, soit une très forte baisse par rapport aux 3,5 millions de tonnes en moyenne pour les précédents jeux d'été de Londres (2012) et de Rio (2016).

Les émissions attendues se décomposent en trois tiers: un pour les déplacements (dont 25% des émissions totales pour les seuls voyages des spectateurs), un autre pour les constructions (dont 25% pour celles permanentes) et un dernier tiers pour les opérations des jeux (hébergement, sécurité, restauration etc.)

L'empreinte de la construction est limitée grâce au recours à 95% à des infrastructures existantes ou temporaires: à l'inverse de la Coupe du monde de football très décriée au Qatar, il n'est pas nécessaire de construire de nombreux stades.

Les organisateurs essaient de minimiser également l'empreinte des JO en ayant recours à de l'électricité d'origine renouvelable, en servant aux spectateurs des plats "bas carbone" avec moins de viande ou en choisissant des sites connectés aux transports en commun.

"On est là pour montrer qu’on peut faire ces Jeux avec la moitié des émissions qu’on avait l’habitude de faire", indique la directrice de l'excellence environnementale de Paris 2024, Georgina Grenon. "Dans la limite de ce qui est techniquement faisable en 2024, nous aurons fait tous les efforts pour réduire, réduire, réduire".

. Beaucoup de compensation

"En compensant encore plus d’émissions de CO2 que celles que nous allons émettre, nous deviendrons le premier grand événement sportif à contribution positive pour le climat", avancent les organisateurs.

La compensation consiste par exemple à financer la plantation d'arbres qui absorberont du CO2. En l’occurrence, il devrait comptablement y avoir encore plus de CO2 absorbé ou évité que ce qui sera émis pendant l'événement.

Le recours à ces mécanismes, souvent peu ou mal vérifiés, est sévèrement critiqué par les experts de l'ONU. Mais les organisateurs des JO assurent que leurs compensations seront très rigoureuses.

Il s'agira par exemple de projets de préservation de forêts ou d'équipement de cuisson plus efficaces en Afrique, où le petit bois est encore souvent utilisé dans les foyers.

"C’est pour les émissions qu’on ne sait pas réduire ou éviter qu’on finance des projets de contribution climatique", souligne Georgina Grenon.

"La compensation est une option acceptable", juge Madeleine Orr, professeure à l'université britannique de Loughborough et experte en écologie du sport.

Mais elle se montre plus réservée sur l'allégation de jeux "durables".

"Même s'ils font tout comme il faut, un gros événement international ne peut pas être parfaitement durable", remarque la spécialiste. "L'événement le plus durable est celui qui n'a pas lieu".

"Dire qu'un événement a un impact positif sur le climat est trompeur. L’événement en lui-même génère des gaz à effet de serre qui sont mauvais pour le climat. Le soutien financier des organisateurs à des projets extérieurs n'y change rien", abonde Lindsay Otis Nilles, de Carbon Market Watch.

. Des JO (encore) plus durables?

Comment aller plus loin pour réduire l'empreinte environnementale des JO suivants?

Des chercheurs avaient préconisé, dans une étude publiée dans Nature en 2021, une véritable révolution.

"Trois actions devraient rendre les Jeux plus durables: réduire considérablement la taille de l'événement, faire tourner les Jeux entre les mêmes villes et mettre en oeuvre des normes indépendantes de durabilité", prônaient-ils.

Madeleine Orr esquisse également pour le futur des Jeux plus petits, avec moins de spectateurs venus de loin en avion.

"A l'avenir il est possible de réduire la taille et la portée de l'événement, ce qui ouvre la porte à des infrastructures plus petites et moins d'hôtels, moins de déchets, etc, sans pour autant éroder l'expérience des athlètes ou le spectacle qui peut être diffusé par les télévisions du monde entier", souligne-t-elle.

"Le monde a adoré regarder Tokyo (2021) et Pékin (2022), même sans les fans", juge la spécialiste. "On peut avoir des jeux plus durables", conclut-elle.

G.Turek--TPP