The Prague Post - Dans la Manche, des poissons suivis à la trace... acoustique

EUR -
AED 4.198777
AFN 74.314377
ALL 93.808175
AMD 419.728889
ANG 2.046971
AOA 1049.551411
ARS 1700.683619
AUD 1.64729
AWG 2.060801
AZN 1.943672
BAM 1.957138
BBD 2.302112
BDT 140.870303
BGN 1.933187
BHD 0.431076
BIF 3407.039172
BMD 1.143302
BND 1.478743
BOB 7.916031
BRL 5.871309
BSD 1.143052
BTN 108.984995
BWP 15.523886
BYN 3.266862
BYR 22408.714019
BZD 2.299082
CAD 1.620127
CDF 2579.288445
CHF 0.922216
CLF 0.026942
CLP 1060.367056
CNY 7.766278
CNH 7.768804
COP 3768.24249
CRC 519.996422
CUC 1.143302
CUP 30.297496
CVE 110.728621
CZK 24.251145
DJF 203.187933
DKK 7.475133
DOP 67.169115
DZD 152.233905
EGP 56.721334
ERN 17.149526
ETB 182.213713
FJD 2.554371
FKP 0.855717
GBP 0.852486
GEL 3.018028
GGP 0.855717
GHS 13.073686
GIP 0.855717
GMD 83.461064
GNF 10038.188927
GTQ 8.720971
GYD 239.11768
HKD 8.959055
HNL 30.72619
HRK 7.534933
HTG 149.585271
HUF 357.240579
IDR 20755.95703
ILS 3.447455
IMP 0.855717
INR 109.283811
IQD 1498.296925
IRR 1572039.886512
ISK 143.404072
JEP 0.855717
JMD 181.824323
JOD 0.810604
JPY 185.631007
KES 147.782833
KGS 99.979474
KHR 4584.639938
KMF 492.762957
KPW 1028.971962
KRW 1723.525592
KWD 0.353943
KYD 0.952656
KZT 534.40774
LAK 25781.454428
LBP 102382.670766
LKR 383.328515
LRD 207.652194
LSL 18.659406
LTL 3.375873
LVL 0.691572
LYD 7.322848
MAD 10.695592
MDL 20.07908
MGA 4910.481026
MKD 61.650756
MMK 2400.568089
MNT 4100.636041
MOP 9.22693
MRU 45.817847
MUR 53.883636
MVR 17.675277
MWK 1984.771859
MXN 20.057571
MYR 4.658036
MZN 73.068037
NAD 18.658542
NGN 1575.069545
NIO 41.907755
NOK 11.112218
NPR 174.355391
NZD 1.985018
OMR 0.439605
PAB 1.143082
PEN 3.888409
PGK 5.007376
PHP 70.405094
PKR 318.037993
PLN 4.333051
PYG 6953.754649
QAR 4.169275
RON 5.235295
RSD 117.3588
RUB 87.176814
RWF 1676.651995
SAR 4.289298
SBD 9.220775
SCR 14.978433
SDG 686.550326
SEK 11.049016
SGD 1.477392
SHP 0.85359
SLE 27.839621
SLL 23974.469936
SOS 653.405322
SRD 42.989271
STD 23664.037611
STN 24.695317
SVC 10.002058
SYP 126.371539
SZL 18.670174
THB 38.138261
TJS 10.568126
TMT 4.012989
TND 3.365594
TOP 2.752797
TRY 53.691748
TTD 7.756422
TWD 36.713931
TZS 3008.024576
UAH 50.883292
UGX 4212.401267
USD 1.143302
UYU 45.962432
UZS 13736.770471
VES 799.567616
VND 30063.11914
VUV 136.9143
WST 3.173216
XAF 656.414437
XAG 0.019088
XAU 0.000277
XCD 3.08983
XCG 2.060218
XDR 0.816287
XOF 654.536521
XPF 119.331742
YER 271.080709
ZAR 18.662056
ZMK 10291.093139
ZMW 20.605089
ZWL 368.142692
  • AEX

    7.2100

    1083.32

    +0.67%

  • BEL20

    17.4500

    5647.96

    +0.31%

  • PX1

    74.2700

    8326.62

    +0.9%

  • ISEQ

    39.9500

    13816.29

    +0.29%

  • OSEBX

    -16.2400

    1940.6

    -0.83%

  • PSI20

    39.0700

    9123.98

    +0.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.1200

    4590.43

    -0.22%

  • N150

    5.0100

    4180.05

    +0.12%

Dans la Manche, des poissons suivis à la trace... acoustique
Dans la Manche, des poissons suivis à la trace... acoustique / Photo: FRED TANNEAU - AFP/Archives

Dans la Manche, des poissons suivis à la trace... acoustique

Toutes les trois minutes, le petit émetteur envoie un signal sonore: des centaines de poissons sont ainsi suivis à la trace dans la Manche, grâce à un marquage acoustique, pour mieux identifier leurs habitats, gérer les ressources et comprendre l'impact des parcs éoliens en mer.

Taille du texte:

Depuis l'été 2022, ce sont près de 1.000 poissons et crustacés qui ont été équipés, par chirurgie et sous anesthésie, de ces petits émetteurs oblongs qui émettent chacun un signal unique. Parallèlement, 190 récepteurs capables de les détecter ont été placées le long des côtes françaises, anglaises et belges, dans le cadre d'un projet scientifique baptisé Fish Intel.

Quand un poisson marqué nage à quelques centaines de mètres du récepteur, l'heure et la date de son passage sont enregistrées par l'hydrophone.

"L'idée c'est d'identifier les habitats essentiels dans le cycle de vie des poissons: où sont-ils? Quelles zones fréquentent-ils?", explique Mathieu Woillez, chercheur en écologie marine à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) à Brest.

Mené par une douzaine d'instituts de recherche, d'organisations professionnelles ou d'ONG des deux côtés de la Manche, dont l'Université de Plymouth, le projet doit permettre de mieux comprendre le comportement d'espèces de grande valeur commerciale comme le bar, le lieu jaune, le thon rouge, la dorade grise et la langouste, afin de mieux gérer leurs stocks.

Les pêcheurs bretons ont participé au programme en aidant au marquage des poissons et au placement des récepteurs. Car depuis quelques années, ils sont "plus qu'alarmistes sur l'état du stock de lieus jaunes et ils aimeraient bien savoir comment se comporte ce poisson" et "avoir une véritable évaluation du stock", explique Erwan Quemeneur, coordinateur adjoint du comité départemental des pêches du Finistère.

"Pour bien gérer une espèce, il faut vraiment la connaître", assure-t-il.

Le lieu jaune figure en effet dans les espèces "non classifiées" par l'Ifremer, faute de connaissances. "On ne connaît pas trop les zones de reproduction", reconnaît M. Woillez.

- Bar pisté d'un bout à l'autre de la Bretagne -

Avec moins d'un an de recul, les capteurs de Fish Intel ont déjà livré leurs premières données, détectant au moins une fois plus de la moitié (52%) des poissons marqués. Un bar a par exemple été pisté d'un bout à l'autre de la Bretagne, de l'archipel des Sept-Îles (Côtes-d'Armor) au parc éolien de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

"Le réseau est opérationnel (...) Il fonctionnera probablement pendant une décennie ou plus. C'est un ouvrage vraiment passionnant pour l'avenir!", s'est réjouie Lucy Hawkes, chercheuse à l'Université d'Exeter, lors de la conférence de fin du projet Fish Intel à Plymouth.

D'autant que les poissons marqués pour Fish Intel peuvent être détectés par d'autres réseaux similaires en Europe. C'est notamment le cas des récepteurs mis en place dans les parcs éoliens en mer par l'institut France Énergies Marines (FEM, financé en partie par les industriels du secteur).

"On a très peu de savoirs sur comment les animaux occupent leur espace. L'objectif, c'est d'apporter des connaissances écologiques de base pour évaluer l'effet des parcs éoliens en mer", déclare Lydie Couturier, chercheuse en écologie marine à FEM.

Dans le projet Fishowf, 160 raies brunettes ou bouclées, roussettes et autres requins-taupes ont été marqués "pour savoir comment cette augmentation de câbles sous-marins peut affecter les espèces sensibles aux champs électromagnétiques", ajoute la chercheuse.

Ces espèces repèrent en effet certaines proies grâce aux champs électromagnétiques.

Un réseau très dense de 14 capteurs a récemment été installé pour retracer le mouvement de ces poissons en 3 dimensions le long du tracé du futur câble de raccordement du parc éolien de Saint-Brieuc. Si la technique est jugée concluante, elle pourrait être réitérée une fois le parc achevé et raccordé au réseau électrique.

"Le développement des parcs éoliens nous permet de mettre une batterie de moyens à la mer pour acquérir des connaissances", vante Lydie Couturier, tout en admettant que "ça aurait pu se passer avant".

G.Turek--TPP