The Prague Post - A Lyon, Bordeaux, Strasbourg, les Verts se veulent durables

EUR -
AED 4.208158
AFN 74.480681
ALL 93.957132
AMD 419.075253
ANG 2.051545
AOA 1051.896224
ARS 1704.46321
AUD 1.644514
AWG 2.065406
AZN 1.951057
BAM 1.959085
BBD 2.304654
BDT 141.026466
BGN 1.937506
BHD 0.431707
BIF 3409.331459
BMD 1.145856
BND 1.480395
BOB 7.933718
BRL 5.884884
BSD 1.144314
BTN 109.085769
BWP 15.538987
BYN 3.270455
BYR 22458.783672
BZD 2.301248
CAD 1.620017
CDF 2585.051581
CHF 0.920449
CLF 0.026997
CLP 1062.541266
CNY 7.78363
CNH 7.768929
COP 3784.316507
CRC 520.552391
CUC 1.145856
CUP 30.365192
CVE 110.442956
CZK 24.246377
DJF 203.760766
DKK 7.475074
DOP 67.28017
DZD 152.450835
EGP 56.849367
ERN 17.187845
ETB 184.681711
FJD 2.553775
FKP 0.857629
GBP 0.851996
GEL 3.02486
GGP 0.857629
GHS 13.072063
GIP 0.857629
GMD 83.647339
GNF 10035.783667
GTQ 8.730067
GYD 239.35447
HKD 8.979658
HNL 30.633161
HRK 7.55096
HTG 149.752404
HUF 356.618559
IDR 20697.602524
ILS 3.455157
IMP 0.857629
INR 109.189736
IQD 1499.013465
IRR 1575552.425878
ISK 143.415862
JEP 0.857629
JMD 181.998017
JOD 0.812426
JPY 184.987616
KES 148.113291
KGS 100.202863
KHR 4619.786525
KMF 493.864066
KPW 1031.27108
KRW 1725.350331
KWD 0.354471
KYD 0.953586
KZT 534.929939
LAK 25816.061675
LBP 102467.21724
LKR 383.748425
LRD 207.664608
LSL 18.774817
LTL 3.383415
LVL 0.693117
LYD 7.320242
MAD 10.699981
MDL 20.098525
MGA 4893.183273
MKD 61.635608
MMK 2405.931878
MNT 4109.798433
MOP 9.235986
MRU 45.676795
MUR 54.004612
MVR 17.715222
MWK 1984.048828
MXN 20.053081
MYR 4.655596
MZN 73.232067
NAD 18.774735
NGN 1576.079223
NIO 42.110977
NOK 11.099143
NPR 174.541808
NZD 1.979083
OMR 0.440588
PAB 1.144234
PEN 3.89244
PGK 5.03224
PHP 70.51029
PKR 318.07324
PLN 4.331824
PYG 6960.640853
QAR 4.171121
RON 5.235391
RSD 117.357452
RUB 87.070681
RWF 1682.55514
SAR 4.30347
SBD 9.241378
SCR 13.919259
SDG 688.068624
SEK 11.029039
SGD 1.478042
SHP 0.855497
SLE 27.902026
SLL 24028.038087
SOS 653.870696
SRD 43.085335
STD 23716.912138
STN 24.541149
SVC 10.0117
SYP 126.653902
SZL 18.768388
THB 38.135817
TJS 10.577944
TMT 4.021956
TND 3.381949
TOP 2.758947
TRY 53.819383
TTD 7.764918
TWD 36.744744
TZS 3014.745689
UAH 50.933681
UGX 4217.126254
USD 1.145856
UYU 46.004126
UZS 13742.041912
VES 801.354156
VND 30125.708241
VUV 137.220219
WST 3.180306
XAF 657.032874
XAG 0.018908
XAU 0.000277
XCD 3.096734
XCG 2.06224
XDR 0.817167
XOF 657.055849
XPF 119.331742
YER 271.684229
ZAR 18.647253
ZMK 10314.079458
ZMW 20.624592
ZWL 368.965264
  • AEX

    7.2100

    1083.32

    +0.67%

  • BEL20

    17.4500

    5647.96

    +0.31%

  • PX1

    74.2700

    8326.62

    +0.9%

  • ISEQ

    39.9500

    13816.29

    +0.29%

  • OSEBX

    -16.2400

    1940.6

    -0.83%

  • PSI20

    39.0700

    9123.98

    +0.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.1200

    4590.43

    -0.22%

  • N150

    5.0100

    4180.05

    +0.12%

A Lyon, Bordeaux, Strasbourg, les Verts se veulent durables
A Lyon, Bordeaux, Strasbourg, les Verts se veulent durables / Photo: OLIVIER CHASSIGNOLE - AFP

A Lyon, Bordeaux, Strasbourg, les Verts se veulent durables

A Lyon, Bordeaux ou Strasbourg, villes symboles de la vague écologiste des municipales de 2020, les maires s'emploient à imprimer leur marque verte en composant avec les chausse-trappes de la réalité du pouvoir.

Taille du texte:

Végétalisation, transports, mesures sociales: les nouveaux édiles, qui ont décrété "l'état d'urgence climatique", se targuent à mi-mandat d'avoir lancé quelques plans ambitieux, malgré les critiques d'opposants les taxant de dogmatisme ou dénonçant l'absence de grands projets urbains.

Depuis trois ans, malgré la crise du Covid et la hausse des prix de l'énergie, les chantiers foisonnent: végétalisation, nouvelles politiques de mobilités et d'aménagement urbain, "apaisement" des centres-villes - piétonnisation de la presqu'île à Lyon à l'horizon 2030, 30 km/h en ville à Bordeaux- , fermes urbaines, nourriture "100% bio et 50% local" dans les cantines scolaires de Lyon, etc…

"Plus nous aurons affaire à un État défaillant sur les engagements climatiques, plus nous serons attendus sur ces terrains-là. Nous ne devons pas décevoir", plaide l'avocat Pierre Hurmic, 68 ans.

Pour cet opposant historique d'Alain Juppé, élu à la surprise générale à Bordeaux après 73 ans de règne de la droite, "l'échelon municipal est le plus pertinent pour présenter des politiques innovantes" en la matière.

- "Besoins sociaux nouveaux" -

Les maires EELV se sont aussi engagés à des degrés divers dans la démocratie participative, des politiques inclusives pour le sport et la culture, l'économie sociale et solidaire, des plans de sobriété énergétique ou des projets d'encadrement des loyers comme à Bordeaux et Lyon.

Ils prônent "la grande politique des petits travaux", avec des équipes rajeunies et féminisées.

L'idée, dans un contexte budgétaire resserré, est d'agir sur le quotidien et de convaincre, notamment en coordonnant l'action des villes "vertes" avec l'objectif de réélection en 2026.

Et pour faire bouger les lignes, ils se substituent parfois à l’État, comme Jeanne Barseghian, première écologiste à diriger Strasbourg, qui a lancé un programme de gratuité pour les moins de 18 ans dans les transports publics et veut répondre "aux besoins sociaux nouveaux qu'induisent les changements" climatiques.

A Bordeaux, Pierre Hurmic a créé un "label bâtiment frugal", pour un mode de construction plus économe et local. La métropole de Lyon expérimente, elle, le "Revenu solidarité jeunes", qui accompagne les 18-24 ans sans soutien ni formation.

Mais après le tournant historique de 2020 qui a également vu Annecy, Besançon, Poitiers ou Tours passer aux Verts, l'état de grâce n'a pas duré.

Souvent néophytes, les maires ont rapidement buté sur l'opposition farouche de certains administrés, de majorités sortantes remontées et, parfois, de responsables gouvernementaux questionnant leur légitimité. Quitte à souffler sur les braises des polémiques déclenchées par les propos des impétrants (sapin de Noël qualifié "d'arbre mort" à Bordeaux, Tour de France jugé "machiste et polluant" à Lyon, etc.).

- "Ils divisent les gens" -

"À Lyon après avoir vendu du rêve, ils divisent les gens : le maire (Grégory Doucet) a adopté une posture militante", accuse l'opposant Yann Cucherat, héritier de l'ex-maire Gérard Collomb.

Ancien cadre humanitaire de 49 ans, encore inconnu politiquement six mois avant son élection, Grégory Doucet a depuis poli ses sorties.

"Quand vous êtes novice et que vous avez affaire à des professionnels de la politique (...) cela prend du temps d'assimiler les règles du jeu", relève Romain Meltz, politologue et enseignant à l'université Lumière Lyon 2.

Au mitan des mandats, les détracteurs des Verts déplorent surtout l'absence de grands projets emblématiques. Nicolas Florian, l'ancien maire de Bordeaux devenu premier opposant, dénonce ainsi "beaucoup d'incantations et derrière peu de réalisations".

"Dans ces municipalités on a vu peu de choses spectaculaires, même du point de vue de l'écologie. Cela n'a pas encore percé au plan national", observe Bruno Cautrès, du Cevipof de Sciences Po.

"Quand on va lutter contre des fuites d'eau dans le sous-sol et d'autres politiques environnementales ou d'équipement ça ne se voit pas forcément", mais vélos, espaces végétalisés et travaux de transports en commun se multiplient, répond Bruno Bernard, patron écologiste de la puissante métropole de Lyon, qui appuie la municipalité avec ses 3 milliards d'euros de budget.

"Le temps où on construisait une grande tour en disant : +Voici ma signature de mandat+, c'est fini ", tranche Jeanne Barseghian, 42 ans. "On se concentre d'abord sur les besoins du quotidien, c'est moins spectaculaire mais ça transforme la vie des gens".

Grégory Doucet veut aussi rendre Lyon "inspirante" par son engagement climatique et son credo affiché de "redevabilité", revendiquant notamment "l'inversion de l'artificialisation des sols de la ville" (3 hectares gagnés sur le bitume) et des travaux d'"apaisement" autour d'un tiers des écoles.

Les oppositions reprochent aussi pèle-mêle aux Verts fiscalité et endettement en hausse, engorgement du trafic ou politiques de sécurité insuffisantes.

- Besoin de temps -

Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin ont ainsi accusé Grégory Doucet d'"inaction", notamment en matière de vidéosurveillance.

"Le maire n'est pas là pour se substituer à l'État, qui assure la sécurité publique quand le maire gère la tranquillité publique", rappelle Pierre Hurmic, visé par les mêmes critiques.

Calendrier de la ZFE (zone à faible émission) assoupli à Lyon, construction d'une nouvelle rue commerçante à Bordeaux initialement promise à l'abandon, annulation du revenu communal de base à Strasbourg ou du téléphérique à Lyon: même quand les Verts cèdent du terrain, leurs opposants parlent d'échec. Les élus, eux, demandent du temps.

Sur la question cruciale des difficultés de circulation, les écologistes assument de promouvoir les mobilités "douces", quitte à froisser les automobilistes comme à Strasbourg, où la forte hausse du prix du stationnement fait grincer des dents.

"La pollution de l'air tue prématurément des milliers de nos concitoyens. Le statu quo ne peut pas être une option", affirmait récemment Bruno Bernard, vantant la réduction de 10% du trafic automobile dans la métropole lyonnaise entre 2019 et 2022.

"Un certain nombre de choix politiques que nous avons réalisés dérangent. Certains y voient des positions doctrinaires", mais "elles correspondent à des aspirations des gens ayant voté pour nous", fait valoir Grégory Doucet, déjà candidat à sa succession en 2026.

J.Marek--TPP