The Prague Post - Dilemme saoudien, dessaler l'eau dans le désert malgré le coût écologique

EUR -
AED 4.108856
AFN 72.172349
ALL 90.543246
AMD 403.055251
ANG 2.002443
AOA 1025.95532
ARS 1710.836762
AUD 1.593008
AWG 2.016668
AZN 1.884579
BAM 1.95027
BBD 2.248524
BDT 138.068478
BGN 1.955504
BHD 0.421305
BIF 3346.231603
BMD 1.118817
BND 1.426877
BOB 13.145664
BRL 5.568239
BSD 1.116434
BTN 105.929614
BWP 15.379389
BYN 3.278005
BYR 21928.820208
BZD 2.245233
CAD 1.568537
CDF 2591.181281
CHF 0.925111
CLF 0.028142
CLP 1111.153361
CNY 7.471518
CNH 7.460727
COP 3531.300849
CRC 509.455332
CUC 1.118817
CUP 26.793023
CVE 109.952715
CZK 24.361297
DJF 198.796271
DKK 7.474657
DOP 68.475822
DZD 151.089551
EGP 63.01919
ERN 16.78226
ETB 181.584778
FJD 2.501337
FKP 0.836549
GBP 0.83838
GEL 2.897593
GGP 0.836549
GHS 12.944236
GIP 0.836549
GMD 82.792525
GNF 9879.454907
GTQ 8.533763
GYD 233.815921
HKD 8.7772
HNL 29.972008
HRK 7.530085
HTG 146.307269
HUF 367.437531
IDR 20321.806896
ILS 3.444732
IMP 0.836549
INR 106.466604
IQD 1692.400841
IRR 2050092.955242
ISK 136.316904
JEP 0.836549
JMD 177.177576
JOD 0.793263
JPY 176.200319
KES 145.357079
KGS 97.840508
KHR 4560.822239
KMF 491.713794
KPW 1006.935578
KRW 1482.399526
KWD 0.347739
KYD 0.930362
KZT 506.882627
LAK 25121.649997
LBP 99972.207732
LKR 370.697153
LRD 190.34025
LSL 18.496068
LTL 3.303577
LVL 0.676761
LYD 7.149725
MAD 10.965656
MDL 20.150768
MGA 5048.683394
MKD 61.495431
MMK 2349.350291
MNT 4026.617693
MOP 9.019224
MRU 44.616481
MUR 52.729737
MVR 17.296626
MWK 1935.810601
MXN 20.880522
MYR 4.571155
MZN 71.490221
NAD 18.49615
NGN 1511.533851
NIO 41.081302
NOK 10.44858
NPR 169.487383
NZD 1.970254
OMR 0.430171
PAB 1.116329
PEN 3.834028
PGK 4.999555
PHP 71.620533
PKR 308.93146
PLN 4.407697
PYG 6456.690693
QAR 4.069442
RON 5.345372
RSD 117.535077
RUB 90.205103
RWF 1649.422714
SAR 4.189789
SBD 9.03398
SCR 15.427171
SDG 672.963039
SEK 11.138207
SGD 1.432791
SHP 0.836093
SLE 25.677095
SLL 23461.0455
SOS 637.990842
SRD 42.098841
STD 23157.260418
STN 24.429415
SVC 9.7683
SYP 14546.86293
SZL 18.495552
THB 37.827772
TJS 10.287528
TMT 3.927049
TND 3.333632
TOP 2.693843
TRY 55.66105
TTD 7.58549
TWD 36.477363
TZS 2961.160459
UAH 50.54108
UGX 4918.031905
USD 1.118817
UYU 44.772837
UZS 13360.114579
VES 984.323098
VND 28913.037563
VUV 132.9061
WST 3.096653
XAF 655.957
XAG 0.02069
XAU 0.000278445765
XCD 3.02366
XCG 2.011995
XDR 0.791062
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.15061
ZAR 18.614715
ZMK 10070.708423
ZMW 22.445351
ZWL 360.258733
SSP 6427.94109
MXV 2.355757
  • AEX

    3.5100

    1135.19

    +0.31%

  • BEL20

    -2.3100

    5779.2

    -0.04%

  • PX1

    77.0500

    7859.67

    +0.99%

  • ISEQ

    231.3700

    14169.24

    +1.66%

  • OSEBX

    23.9500

    2125.05

    +1.14%

  • PSI20

    -49.0000

    9195.83

    -0.53%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -25.2200

    4178.57

    -0.6%

  • N150

    39.1000

    4243.62

    +0.93%

Dilemme saoudien, dessaler l'eau dans le désert malgré le coût écologique
Dilemme saoudien, dessaler l'eau dans le désert malgré le coût écologique / Photo: Fayez Nureldine - AFP

Dilemme saoudien, dessaler l'eau dans le désert malgré le coût écologique

Des rayons de soleil aveuglants se jettent sur des panneaux solaires qui alimentent une installation de dessalement dans l'est de l'Arabie saoudite, la richissime monarchie pétrolière qui cherche à concilier ses énormes besoins en eau avec les pressants impératifs écologiques.

Taille du texte:

Faute de lacs, de rivières et de pluies régulières, le pays s'appuie sur des dizaines d'installations qui rendent potable l'eau du Golfe et de la mer Rouge.

L'usine de Jazlah, dans la ville de Jubail, est la première à utiliser massivement l'énergie solaire pour le dessalement dans un pays qui s'est initié à cette technique il y a plus d'un siècle, avec des machines de filtration introduites par les administrateurs ottomans pour les pèlerins musulmans de La Mecque.

Aujourd'hui, les projets comme Jazlah sont censés permettre au royaume de concilier ses besoins croissants en matière de dessalement, une industrie très énergivore, avec ses promesses de réduire les émissions de CO2 pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2060.

Selon les autorités, les énergies propres vont permettre à Jazlah d'épargner environ 60.000 tonnes de CO2, pour un pays qui s'attend à voir sa population augmenter jusqu'à 100 millions d'habitants d'ici 2040, contre 32,2 millions actuellement.

"La population augmente et sa qualité de vie s'améliore, ce qui nécessite de plus en plus d'eau", constate Marco Arcelli, PDG d'ACWA Power, qui gère Jazlah.

Le dessalement est, pour l'Arabie saoudite, une affaire "de vie ou de mort", estime l'historien Michael Christopher Low, de l'université américaine de l'Utah, qui a étudié la lutte du royaume contre la pénurie d'eau.

"Il s'agit d'une question existentielle pour les Etats du Golfe", insiste le chercheur, qui souligne les "limites" d'un dessalement totalement vert.

- "Contextes les plus difficiles" -

La quête d'eau potable a commencé en Arabie saoudite au cours des premières décennies de la fondation du royaume en 1932, avec des études géologiques qui ont contribué à cartographier ses énormes réserves pétrolières. Les premières infrastructures modernes de dessalement voient le jour à partir des années 1970.

La société nationale Saline Water Conversion Corporation (SWCC) affiche aujourd'hui une capacité de production de 11,5 millions de mètres cubes par jour à travers 30 installations.

Ce développement a un coût: en 2010, les installations de dessalement saoudiennes consommaient 1,5 million de barils de pétrole par jour, soit plus de 15% de la production actuelle.

Le ministère de l'Environnement, de l'eau et de l'agriculture n'a pas répondu aux questions de l'AFP sur la consommation d'énergie actuelle des usines de dessalement.

Première économie arabe et plus grand exportateur de pétrole brut au monde, l'Arabie saoudite sera en mesure de construire toutes les infrastructures nécessaires pour produire l'eau dont elle a besoin.

"Elle l'a déjà fait dans certains des contextes les plus difficiles, comme le dessalement massif de la mer Rouge et la fourniture d'eau dessalée sur les hauts plateaux des villes saintes de La Mecque et de Médine", fait remarquer Laurent Lambert, du Doha Institute for Graduate Studies.

L'entreprise SWCC assure vouloir réduire les émissions de carbone de 37 millions de tonnes métriques d'ici à 2025.

- "Ryad viendrait à mourir" -

Cet objectif sera atteint en grande partie grâce à l'abandon des centrales thermiques au profit d'usines comme Jazlah, qui recourt à l'osmose inverse (filtration membranaire), alimentée par l'électricité.

L'énergie solaire, quant à elle, passera de 120 mégawatts aujourd'hui à 770 mégawatts, indique SWCC dans un rapport, sans date précise.

"Malheureusement, la consommation d'énergie restera élevée mais par rapport à qui ? Par rapport à des pays où l'eau coule naturellement des grands fleuves ou tombe du ciel gratuitement? Oui, bien sûr, ce sera toujours plus", souligne Laurent Lambert.

L'usine de Ras al-Khaïr, au nord de Jubail, produit 1,1 million de mètres cubes d'eau par jour - 740.000 grâce à la technologie thermique, le reste via l'osmose inverse - et peine à maintenir les réservoirs de réserve pleins en raison de la forte demande.

Une grande part de l'eau est destinée à la capitale Ryad, qui a besoin de 1,6 million de mètres cubes par jour, un chiffre qui pourrait passer à six millions d'ici la fin de la décennie, selon l'un des responsables de l'usine qui a requis l'anonymat, n'étant pas autorisé à parler aux médias.

Si la centrale n'existait pas, "Ryad viendrait à mourir", dit-il, en observant les tuyaux qui acheminent l'eau de mer du Golfe vers l'usine.

C.Zeman--TPP