The Prague Post - Dilemme saoudien, dessaler l'eau dans le désert malgré le coût écologique

EUR -
AED 4.328211
AFN 74.248249
ALL 96.478327
AMD 443.111303
ANG 2.109281
AOA 1080.726424
ARS 1613.73794
AUD 1.667878
AWG 2.121383
AZN 2.032633
BAM 1.956374
BBD 2.370686
BDT 143.842234
BGN 1.941827
BHD 0.444365
BIF 3490.210161
BMD 1.178546
BND 1.493561
BOB 8.133043
BRL 6.094145
BSD 1.177046
BTN 107.037616
BWP 15.585576
BYN 3.375277
BYR 23099.50227
BZD 2.367285
CAD 1.614667
CDF 2687.084811
CHF 0.912796
CLF 0.025875
CLP 1021.682589
CNY 8.14228
CNH 8.104042
COP 4353.006919
CRC 561.70773
CUC 1.178546
CUP 31.23147
CVE 110.292704
CZK 24.239108
DJF 209.611544
DKK 7.47131
DOP 72.343875
DZD 153.239319
EGP 56.340397
ERN 17.678191
ETB 183.167532
FJD 2.619024
FKP 0.87254
GBP 0.873792
GEL 3.152602
GGP 0.87254
GHS 12.935249
GIP 0.87254
GMD 86.622301
GNF 10326.111878
GTQ 9.031269
GYD 246.2108
HKD 9.219218
HNL 31.138689
HRK 7.531737
HTG 154.266969
HUF 379.373378
IDR 19838.465393
ILS 3.673935
IMP 0.87254
INR 107.193125
IQD 1542.04622
IRR 1513031.541254
ISK 144.914444
JEP 0.87254
JMD 183.399958
JOD 0.835613
JPY 183.748308
KES 152.032735
KGS 103.063921
KHR 4732.827396
KMF 492.632457
KPW 1060.707574
KRW 1702.309589
KWD 0.361507
KYD 0.980884
KZT 587.502497
LAK 25222.405577
LBP 105406.20124
LKR 364.186929
LRD 217.159941
LSL 18.962887
LTL 3.47994
LVL 0.712891
LYD 7.446186
MAD 10.792611
MDL 20.21585
MGA 5037.47906
MKD 61.630086
MMK 2474.594632
MNT 4204.926219
MOP 9.475342
MRU 47.125038
MUR 54.743667
MVR 18.220296
MWK 2041.090627
MXN 20.352653
MYR 4.593385
MZN 75.314967
NAD 18.962968
NGN 1585.945249
NIO 43.30849
NOK 11.261874
NPR 171.263292
NZD 1.97496
OMR 0.453154
PAB 1.176996
PEN 3.953861
PGK 5.132963
PHP 68.089334
PKR 328.961787
PLN 4.221729
PYG 7610.234449
QAR 4.290178
RON 5.095913
RSD 117.420901
RUB 90.394846
RWF 1719.097453
SAR 4.421541
SBD 9.481618
SCR 16.029722
SDG 708.895307
SEK 10.680807
SGD 1.493365
SHP 0.884215
SLE 28.876674
SLL 24713.520298
SOS 671.494309
SRD 44.30567
STD 24393.523432
STN 24.504596
SVC 10.29898
SYP 130.286487
SZL 18.956566
THB 36.60326
TJS 11.152065
TMT 4.124911
TND 3.417358
TOP 2.837656
TRY 51.691733
TTD 7.967339
TWD 37.03404
TZS 3024.836191
UAH 50.947543
UGX 4237.046311
USD 1.178546
UYU 45.670503
UZS 14375.220724
VES 473.576779
VND 30868.477727
VUV 139.433869
WST 3.196488
XAF 656.146868
XAG 0.013353
XAU 0.000227
XCD 3.18508
XCG 2.121414
XDR 0.81604
XOF 656.149653
XPF 119.331742
YER 281.02398
ZAR 18.867929
ZMK 10608.334742
ZMW 22.287449
ZWL 379.491342
  • AEX

    2.1300

    1018.54

    +0.21%

  • BEL20

    -3.9200

    5601.1

    -0.07%

  • PX1

    1.7000

    8499.28

    +0.02%

  • ISEQ

    -51.7300

    12880.2

    -0.4%

  • OSEBX

    3.0000

    1878.35

    +0.16%

  • PSI20

    28.6600

    9274.54

    +0.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -91.2800

    4134.71

    -2.16%

  • N150

    19.5400

    4089.65

    +0.48%

Dilemme saoudien, dessaler l'eau dans le désert malgré le coût écologique
Dilemme saoudien, dessaler l'eau dans le désert malgré le coût écologique / Photo: Fayez Nureldine - AFP

Dilemme saoudien, dessaler l'eau dans le désert malgré le coût écologique

Des rayons de soleil aveuglants se jettent sur des panneaux solaires qui alimentent une installation de dessalement dans l'est de l'Arabie saoudite, la richissime monarchie pétrolière qui cherche à concilier ses énormes besoins en eau avec les pressants impératifs écologiques.

Taille du texte:

Faute de lacs, de rivières et de pluies régulières, le pays s'appuie sur des dizaines d'installations qui rendent potable l'eau du Golfe et de la mer Rouge.

L'usine de Jazlah, dans la ville de Jubail, est la première à utiliser massivement l'énergie solaire pour le dessalement dans un pays qui s'est initié à cette technique il y a plus d'un siècle, avec des machines de filtration introduites par les administrateurs ottomans pour les pèlerins musulmans de La Mecque.

Aujourd'hui, les projets comme Jazlah sont censés permettre au royaume de concilier ses besoins croissants en matière de dessalement, une industrie très énergivore, avec ses promesses de réduire les émissions de CO2 pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2060.

Selon les autorités, les énergies propres vont permettre à Jazlah d'épargner environ 60.000 tonnes de CO2, pour un pays qui s'attend à voir sa population augmenter jusqu'à 100 millions d'habitants d'ici 2040, contre 32,2 millions actuellement.

"La population augmente et sa qualité de vie s'améliore, ce qui nécessite de plus en plus d'eau", constate Marco Arcelli, PDG d'ACWA Power, qui gère Jazlah.

Le dessalement est, pour l'Arabie saoudite, une affaire "de vie ou de mort", estime l'historien Michael Christopher Low, de l'université américaine de l'Utah, qui a étudié la lutte du royaume contre la pénurie d'eau.

"Il s'agit d'une question existentielle pour les Etats du Golfe", insiste le chercheur, qui souligne les "limites" d'un dessalement totalement vert.

- "Contextes les plus difficiles" -

La quête d'eau potable a commencé en Arabie saoudite au cours des premières décennies de la fondation du royaume en 1932, avec des études géologiques qui ont contribué à cartographier ses énormes réserves pétrolières. Les premières infrastructures modernes de dessalement voient le jour à partir des années 1970.

La société nationale Saline Water Conversion Corporation (SWCC) affiche aujourd'hui une capacité de production de 11,5 millions de mètres cubes par jour à travers 30 installations.

Ce développement a un coût: en 2010, les installations de dessalement saoudiennes consommaient 1,5 million de barils de pétrole par jour, soit plus de 15% de la production actuelle.

Le ministère de l'Environnement, de l'eau et de l'agriculture n'a pas répondu aux questions de l'AFP sur la consommation d'énergie actuelle des usines de dessalement.

Première économie arabe et plus grand exportateur de pétrole brut au monde, l'Arabie saoudite sera en mesure de construire toutes les infrastructures nécessaires pour produire l'eau dont elle a besoin.

"Elle l'a déjà fait dans certains des contextes les plus difficiles, comme le dessalement massif de la mer Rouge et la fourniture d'eau dessalée sur les hauts plateaux des villes saintes de La Mecque et de Médine", fait remarquer Laurent Lambert, du Doha Institute for Graduate Studies.

L'entreprise SWCC assure vouloir réduire les émissions de carbone de 37 millions de tonnes métriques d'ici à 2025.

- "Ryad viendrait à mourir" -

Cet objectif sera atteint en grande partie grâce à l'abandon des centrales thermiques au profit d'usines comme Jazlah, qui recourt à l'osmose inverse (filtration membranaire), alimentée par l'électricité.

L'énergie solaire, quant à elle, passera de 120 mégawatts aujourd'hui à 770 mégawatts, indique SWCC dans un rapport, sans date précise.

"Malheureusement, la consommation d'énergie restera élevée mais par rapport à qui ? Par rapport à des pays où l'eau coule naturellement des grands fleuves ou tombe du ciel gratuitement? Oui, bien sûr, ce sera toujours plus", souligne Laurent Lambert.

L'usine de Ras al-Khaïr, au nord de Jubail, produit 1,1 million de mètres cubes d'eau par jour - 740.000 grâce à la technologie thermique, le reste via l'osmose inverse - et peine à maintenir les réservoirs de réserve pleins en raison de la forte demande.

Une grande part de l'eau est destinée à la capitale Ryad, qui a besoin de 1,6 million de mètres cubes par jour, un chiffre qui pourrait passer à six millions d'ici la fin de la décennie, selon l'un des responsables de l'usine qui a requis l'anonymat, n'étant pas autorisé à parler aux médias.

Si la centrale n'existait pas, "Ryad viendrait à mourir", dit-il, en observant les tuyaux qui acheminent l'eau de mer du Golfe vers l'usine.

C.Zeman--TPP