The Prague Post - Dans le ciel du Tadjikistan, le danger constant des tempêtes de sable

EUR -
AED 4.106794
AFN 72.13996
ALL 90.710806
AMD 403.403343
ANG 2.001437
AOA 1025.440025
ARS 1717.598096
AUD 1.593831
AWG 2.015655
AZN 1.898558
BAM 1.953896
BBD 2.252415
BDT 138.563754
BGN 1.954522
BHD 0.421985
BIF 3346.509456
BMD 1.118255
BND 1.431892
BOB 13.257964
BRL 5.921203
BSD 1.118315
BTN 106.38939
BWP 15.426831
BYN 3.289565
BYR 21917.806739
BZD 2.249188
CAD 1.570579
CDF 2589.879517
CHF 0.925144
CLF 0.028074
CLP 1108.605121
CNY 7.467766
CNH 7.457419
COP 3547.598307
CRC 509.099415
CUC 1.118255
CUP 26.839849
CVE 110.15767
CZK 24.349174
DJF 199.144186
DKK 7.47537
DOP 68.443313
DZD 151.071799
EGP 62.821363
ERN 16.773832
ETB 183.174888
FJD 2.500081
FKP 0.836128
GBP 0.838026
GEL 2.895705
GGP 0.836128
GHS 13.000217
GIP 0.836128
GMD 82.751623
GNF 9897.400881
GTQ 8.548594
GYD 234.341673
HKD 8.772641
HNL 30.024746
HRK 7.533681
HTG 146.475974
HUF 367.057253
IDR 20298.964242
ILS 3.44497
IMP 0.836128
INR 106.353977
IQD 1694.249236
IRR 2049063.322867
ISK 136.303848
JEP 0.836128
JMD 177.54701
JOD 0.792858
JPY 176.133623
KES 145.204866
KGS 97.791509
KHR 4559.516735
KMF 491.489535
KPW 1006.429858
KRW 1484.481372
KWD 0.347509
KYD 0.931984
KZT 504.30413
LAK 25169.25167
LBP 100144.929857
LKR 371.587949
LRD 190.113066
LSL 18.598213
LTL 3.301917
LVL 0.676422
LYD 7.171013
MAD 10.984648
MDL 20.09624
MGA 5079.005933
MKD 61.464546
MMK 2348.17036
MNT 4024.595376
MOP 9.037114
MRU 44.970184
MUR 52.703399
MVR 17.288613
MWK 1939.193237
MXN 20.779227
MYR 4.568859
MZN 71.460856
NAD 18.598379
NGN 1504.556842
NIO 41.149906
NOK 10.432602
NPR 170.222624
NZD 1.969052
OMR 0.429967
PAB 1.1183
PEN 3.855309
PGK 5.087021
PHP 71.498992
PKR 309.467875
PLN 4.403472
PYG 6446.718744
QAR 4.088017
RON 5.348838
RSD 117.515214
RUB 90.352648
RWF 1653.474178
SAR 4.187573
SBD 9.029443
SCR 15.418074
SDG 672.628381
SEK 11.130559
SGD 1.432329
SHP 0.835673
SLE 25.663542
SLL 23449.262489
SOS 639.071616
SRD 42.149305
STD 23145.62998
STN 24.476261
SVC 9.785509
SYP 14539.556954
SZL 18.591719
THB 37.771292
TJS 10.316548
TMT 3.925077
TND 3.340645
TOP 2.69249
TRY 55.647073
TTD 7.600527
TWD 36.441738
TZS 2957.807713
UAH 51.057125
UGX 5010.163232
USD 1.118255
UYU 44.846305
UZS 13383.959555
VES 983.828733
VND 28898.516359
VUV 132.839349
WST 3.095098
XAF 655.957
XAG 0.020631
XAU 0.000277946214
XCD 3.022141
XCG 2.015518
XDR 0.790665
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.00851
ZAR 18.60028
ZMK 10065.642495
ZMW 22.51686
ZWL 360.077797
SSP 6424.712739
MXV 2.344328
  • AEX

    1.7000

    1133.19

    +0.15%

  • BEL20

    1.7300

    5783.75

    +0.03%

  • PX1

    64.6000

    7847.32

    +0.83%

  • ISEQ

    223.0200

    14161.82

    +1.6%

  • OSEBX

    23.9500

    2125.05

    +1.14%

  • PSI20

    -69.3400

    9175.73

    -0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    6.2700

    4184.61

    +0.15%

  • N150

    35.3200

    4239.78

    +0.84%

Dans le ciel du Tadjikistan, le danger constant des tempêtes de sable
Dans le ciel du Tadjikistan, le danger constant des tempêtes de sable / Photo: Nasim ISAMOV - AFP

Dans le ciel du Tadjikistan, le danger constant des tempêtes de sable

L'air est sec et chaud, pourtant, dans le ciel de Douchanbé, le soleil ne perce que difficilement. Recouverte d'un voile grisâtre, la capitale du Tadjikistan est une fois de plus frappée par une tempête de sable, un phénomène qui s'intensifie à travers l'Asie centrale.

Taille du texte:

Les imposantes montagnes entourant la ville ne sont quasiment plus visibles et seules les silhouettes de quelques immeubles en construction se devinent à travers le nuage que forme la tempête de sable et de poussière (TSP).

Ce phénomène météo va crescendo depuis des années et il n'y aucune raison de penser que la situation puisse s'améliorer. Les scientifiques ont quant à eux établi qu'avec le réchauffement de la planète, les évènements extrêmes (tempêtes, sécheresses, incendies, etc.) allaient se multiplier sur toute la planète.

Les particules charriées par les TSP sont loin d'être anodines pour la santé et, dans la clinique Sofia de Douchanbé, les patients défilent. En 2022, le Tadjikistan est entré dans le top 10 des pays à l'air le plus pollué, selon la société de surveillance de la qualité de l'air IQAir.

"Je n’en peux plus de tousser, j’en ai marre de cette poussière qui m'étouffe", se plaint Mounira Khouchkadamova pendant une consultation.

Cela fait deux ans que cette institutrice de 43 ans souffre d’insuffisance respiratoire, un diagnostic réalisé par le docteur Faïçal Sakhraï.

"Ces dernières années, je soigne de plus en plus de patients atteints de maladies cardio-vasculaires", explique à l'AFP le jeune thérapeute, qui pointe du doigt les particules fines transportées par les TSP.

- Forte exposition -

"Les plus grandes pénètrent dans l’organisme et se déposent dans les voies respiratoires supérieures, tandis que les plus fines pénètrent dans les voies respiratoires inférieures, puis dans les poumons, le coeur et d'autres organes", explique à l'AFP le docteur Sakhraï.

D'après les Nations unies, 80% de la population tadjike est exposée aux niveaux les plus élevés de concentrations de particules fines PM2,5.

Si le docteur Sakhraï recommande à tous de boire abondamment et de porter un masque, alors que les personnes se couvrant le visage se comptent sur les doigts d'une main dans les rues de Douchanbé, malgré l'air vicié.

En dépit de ses "difficultés à respirer" et de ses "maux de tête", Nigora Ioussoupova, une psychologue, refuse ainsi de porter un masque, qui selon elle "gêne sa respiration".

Autrefois rares, les TSP commencent désormais au printemps et frappent jusqu'à la fin de l'automne, touchant la majeure partie de l'Asie centrale.

"Dans les années 1990, il y avait deux ou trois phénomènes de TSP par an au Tadjikistan. Maintenant, il y en a jusqu'à 35", résume pour l'AFP Zebounisso Mouminzoda, la directrice de la filiale tadjike du Centre régional pour l'environnement en Asie centrale (Carec), une organisation semi-gouvernementale qui opère dans les cinq pays de la région (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan).

- Prise de conscience -

"En raison du changement climatique, les sécheresses prolongées mènent à la formation des TSP, en asséchant le sol, et les vents plus fréquents soulèvent ensuite cette terre", poursuit Mme Mouminzoda.

Un désastre écologique en amenant un autre, ces tempêtes se forment notamment sur les fonds asséchés de la mer d'Aral, en Ouzbékistan, mais proviennent également des steppes kazakhes ou de l'Afghanistan voisin.

Mme Mouminzoda souligne l'impact dévastateur du "facteur humain", avec la "coupe des forêts, une irrigation irrationnelle et l'élevage toute l'année, qui dégrade les sols".

Un cercle vicieux dans ce pays pauvre et essentiellement rural, où les TSP affectent négativement les rendements agricoles et la fertilité des sols.

Pis, la poussière et le sable déposés sur les glaciers, une source d'eau cruciale pour une région qui commence à en manquer, "accélèrent leur fonte", rappelle M. Mouminzoda.

Si les relations entre les Etats centrasiatiques sont régulièrement émaillées de tensions, ils tentent néanmoins désormais de coordonner leurs efforts sur des questions environnementales comme la gestion de l’eau et la dépollution des déchets nucléaires.

Mais la menace que représentent les TSP au Tadjikistan reste encore sous-étudiée "en tant que catastrophe naturelle", regrette le Carec.

V.Sedlak--TPP