The Prague Post - Inondations: l'élan de solidarité des Brésiliens, par-delà les divisions

EUR -
AED 4.306901
AFN 75.644408
ALL 95.724961
AMD 440.384807
AOA 1075.405569
ARS 1618.296098
AUD 1.660639
AWG 2.110938
AZN 1.979381
BAM 1.955289
BBD 2.358483
BDT 143.86237
BHD 0.441684
BIF 3480.689546
BMD 1.172743
BND 1.49211
BOB 8.091883
BRL 5.874509
BSD 1.170994
BTN 108.630585
BWP 15.720888
BYN 3.360921
BYR 22985.767548
BZD 2.355084
CAD 1.619852
CDF 2697.309339
CHF 0.925866
CLF 0.026604
CLP 1047.076113
CNY 8.007533
CNH 8.00392
COP 4264.684474
CRC 541.958238
CUC 1.172743
CUP 31.077696
CVE 110.236165
CZK 24.379458
DJF 208.525455
DKK 7.473774
DOP 70.511556
DZD 155.091432
EGP 62.282709
ERN 17.591149
ETB 183.745237
FJD 2.593521
FKP 0.87127
GBP 0.871896
GEL 3.154995
GGP 0.87127
GHS 12.886629
GIP 0.87127
GMD 86.196914
GNF 10274.312519
GTQ 8.957657
GYD 244.985918
HKD 9.185274
HNL 31.099865
HRK 7.535928
HTG 153.539838
HUF 375.514833
IDR 20041.36109
ILS 3.558349
IMP 0.87127
INR 109.171257
IQD 1533.998748
IRR 1543476.699696
ISK 143.2974
JEP 0.87127
JMD 185.141572
JOD 0.831494
JPY 186.659712
KES 151.530364
KGS 102.556667
KHR 4687.773806
KMF 492.551816
KPW 1055.466781
KRW 1741.418302
KWD 0.362014
KYD 0.975845
KZT 553.365255
LAK 25823.245341
LBP 104866.369808
LKR 369.553335
LRD 215.463641
LSL 19.212275
LTL 3.462806
LVL 0.70938
LYD 7.444053
MAD 10.884053
MDL 20.175723
MGA 4859.728827
MKD 61.62888
MMK 2463.655994
MNT 4191.391562
MOP 9.446529
MRU 46.804757
MUR 54.556353
MVR 18.130771
MWK 2030.468885
MXN 20.666054
MYR 4.649875
MZN 75.008853
NAD 19.212275
NGN 1594.344311
NIO 43.088729
NOK 11.170265
NPR 173.808536
NZD 2.004176
OMR 0.451072
PAB 1.170994
PEN 3.952066
PGK 5.068674
PHP 70.219763
PKR 326.615966
PLN 4.284179
PYG 7573.019104
QAR 4.269083
RON 5.092407
RSD 117.339307
RUB 90.346368
RWF 1710.052697
SAR 4.39575
SBD 9.450139
SCR 17.808342
SDG 704.81853
SEK 10.873617
SGD 1.494782
SLE 28.878819
SOS 669.224949
SRD 43.918042
STD 24273.417355
STN 24.493593
SVC 10.24632
SYP 129.623935
SZL 19.216973
THB 37.771698
TJS 11.130189
TMT 4.110465
TND 3.421705
TRY 52.38054
TTD 7.946921
TWD 37.224978
TZS 3038.705157
UAH 50.876192
UGX 4332.86664
USD 1.172743
UYU 47.247641
UZS 14239.275393
VES 558.035565
VND 30885.366028
VUV 138.291643
WST 3.206854
XAF 655.785464
XAG 0.015387
XAU 0.000247
XCD 3.169397
XCG 2.110448
XDR 0.815587
XOF 655.785464
XPF 119.331742
YER 278.115747
ZAR 19.218328
ZMK 10556.098997
ZMW 22.278173
ZWL 377.622846
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

Inondations: l'élan de solidarité des Brésiliens, par-delà les divisions
Inondations: l'élan de solidarité des Brésiliens, par-delà les divisions / Photo: MAURO PIMENTEL - AFP

Inondations: l'élan de solidarité des Brésiliens, par-delà les divisions

Dans une ancienne gare de Rio de Janeiro, denrées alimentaires, bouteilles d'eau et vêtements s'amoncellent: ils témoignent de l'immense élan de solidarité des Brésiliens envers le sud du pays dévasté par des inondations historiques, par-delà les divisions politiques.

Taille du texte:

"C'est extrêmement triste, c'est dévastateur", dit à l'AFP Natalia Maria Montenegro Cardoso en débarquant de sa petite voiture dans le quartier populaire de Gamboa, près du port de Rio, une vingtaine de packs de bouteilles d'eau.

Le sort des habitants du Rio Grande do Sul a ému le pays tout entier. Le bilan est lourd: quelque 150 morts, plus d'une centaine de disparus, environ 600.000 personnes forcées de quitter leur domicile, et des dégâts considérables après deux semaines de désastre.

Natalia Maria Montenegro Cardoso raconte avoir lancé une collecte auprès de ses collègues. "Demain, nous apporterons de la nourriture pour animaux et des couvertures", dit cette aide-soignante de 30 ans.

Dans ses locaux, au pied d'une favela, l'ONG Açao da Cidadania (Action citoyenne) recueille les dons de particuliers et d'entreprises, déposés par un incessant ballet de voitures et de camionnettes.

"La mobilisation est encore très forte", souligne Rodrigo Fernandes Afonso, président de cette ONG très implantée dans le pays. Son organisation a recueilli jusqu'à présent environ 15 millions de réais (2,7 millions d'euros) et réceptionné quelque 3.500 tonnes de dons.

Cette aide s'inscrit dans la myriade d'initiatives lancées par des associations, des particuliers et des organismes publics.

L'Etat du Rio Grande do Sul a lui-même lancé une collecte. Il a indiqué mardi avoir reçu jusqu'à présent près de 98 millions de réais (17,6 millions d'euros) de dons envoyés via Pix, une application de paiement instantané très populaire.

Le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva s'est félicité sur le réseau social X du "plus grand élan de dons jamais enregistré dans l'histoire" du Brésil.

Son gouvernement a aussi envoyé de l'aide aux "gauchos", comme sont appelés les habitants de la région, a dépêché sur place militaires et secours, tout en multipliant les annonces pour soulager les finances du Rio Grande do Sul.

- "Unité nationale" -

Mais c'est la mobilisation de la société civile qui est la plus impressionnante.

Le monde du foot, emmené par des stars comme Vinicius, Neymar ou Ronaldinho, natif de la région sinistrée, a participé via des appels aux dons et en mettant à disposition des avions privés pour acheminer l'aide.

A Rio, la statue du Christ Rédempteur s'est illuminée avec des messages de soutien aux sinistrés.

A Porto Alegre, la capitale du Rio Grande do Sul, les bénévoles sont nombreux dans les rues encore inondées ou dans les abris, a constaté l'AFP. "La solidarité est impressionnante", confie Tauane Bassoler, 26 ans, en pliant des vêtements dans un complexe sportif transformé en refuge.

"En ce moment, il y a une image d'unité nationale", observe le politologue André César, évoquant "des retrouvailles entre Brésiliens" aux côtés des sinistrés.

Un symbole de cette unité est la coopération affichée entre Lula et Eduardo Leite, le gouverneur du Rio Grande do Sul. Sur tous les fronts, ce membre de l'opposition souligne sans relâche le besoin de mettre de côté les clivages partisans face à la catastrophe.

Mais l'élan de solidarité des Brésiliens en faveur du Sud n'efface pas les fractures, dans un pays profondément polarisé après quatre années de présidence du leader de la droite et de l'extrême droite Jair Bolosonaro (2019-2022).

Des élus de son bord pilonnent le gouvernement pour une réponse jugée trop lente ou pas assez massive. Et sur les réseaux sociaux, les autorités font face à une déferlante de critiques et d'infox.

"Il y a un sentiment général de solidarité et, en même temps, un sentiment de division politique", estime Sergio Praça, analyste politique à la Fondation Getulio Vargas.

Ce qui est en jeu aussi, c'est le positionnement face au changement climatique. Selon les experts, les pluies torrentielles dans le sud du Brésil sont liées au réchauffement, associé au phénomène météorologique El Niño.

"Pendant quatre ans, nous avons eu un gouvernement qui était totalement dans le déni sur le changement climatique, juge Sergio Praça. Ses partisans ne sont pas prêts à admettre qu'ils avaient tort. Cela brouille quelque peu les actions de solidarité".

E.Cerny--TPP