The Prague Post - Avec une subvention de l'ONU, des apicultrices des Andes péruviennes défient le climat et l'isolement financier

EUR -
AED 4.290606
AFN 75.353131
ALL 95.69147
AMD 437.312615
ANG 2.091506
AOA 1071.336666
ARS 1601.3866
AUD 1.66074
AWG 2.10295
AZN 1.98787
BAM 1.953185
BBD 2.352051
BDT 143.617098
BGN 1.95518
BHD 0.440946
BIF 3473.035128
BMD 1.168306
BND 1.489499
BOB 8.069162
BRL 5.876692
BSD 1.167836
BTN 108.925694
BWP 15.741856
BYN 3.332624
BYR 22898.793058
BZD 2.348645
CAD 1.617677
CDF 2687.10322
CHF 0.924016
CLF 0.026674
CLP 1049.828245
CNY 7.977187
CNH 7.98277
COP 4261.231727
CRC 539.575259
CUC 1.168306
CUP 30.960103
CVE 110.117094
CZK 24.37666
DJF 207.950687
DKK 7.472612
DOP 70.215989
DZD 154.634622
EGP 62.087046
ERN 17.524587
ETB 183.245071
FJD 2.588851
FKP 0.868311
GBP 0.870616
GEL 3.142484
GGP 0.868311
GHS 12.874652
GIP 0.868311
GMD 85.870135
GNF 10247.236233
GTQ 8.934038
GYD 244.321835
HKD 9.149995
HNL 31.019468
HRK 7.532058
HTG 152.924596
HUF 366.917405
IDR 20074.998016
ILS 3.58025
IMP 0.868311
INR 109.038561
IQD 1529.851698
IRR 1537636.429519
ISK 143.210707
JEP 0.868311
JMD 184.353172
JOD 0.828343
JPY 186.720377
KES 151.295264
KGS 102.168535
KHR 4676.718378
KMF 490.688835
KPW 1051.474745
KRW 1740.711322
KWD 0.361077
KYD 0.973193
KZT 555.004535
LAK 25753.408827
LBP 104575.936875
LKR 368.515022
LRD 214.871391
LSL 19.301457
LTL 3.449703
LVL 0.706696
LYD 7.419035
MAD 10.848828
MDL 19.957194
MGA 4847.489005
MKD 61.568627
MMK 2453.79048
MNT 4174.794268
MOP 9.419648
MRU 46.600408
MUR 54.361744
MVR 18.061669
MWK 2024.98011
MXN 20.319197
MYR 4.643943
MZN 74.724681
NAD 19.301457
NGN 1588.218485
NIO 42.972465
NOK 11.099548
NPR 174.280911
NZD 2.007897
OMR 0.449217
PAB 1.167831
PEN 3.959499
PGK 5.132129
PHP 70.386879
PKR 325.726894
PLN 4.25424
PYG 7486.975771
QAR 4.2573
RON 5.091946
RSD 117.376158
RUB 88.996853
RWF 1710.202909
SAR 4.384394
SBD 9.414381
SCR 16.276991
SDG 702.151746
SEK 10.890187
SGD 1.491068
SHP 0.872258
SLE 28.769518
SLL 24498.788378
SOS 667.403564
SRD 43.751837
STD 24181.570603
STN 24.467241
SVC 10.218275
SYP 129.131123
SZL 19.287094
THB 37.731652
TJS 11.07073
TMT 4.094912
TND 3.407937
TOP 2.813
TRY 52.249847
TTD 7.930348
TWD 37.156211
TZS 3030.648273
UAH 50.734472
UGX 4362.159553
USD 1.168306
UYU 47.126902
UZS 14164.97405
VES 555.924051
VND 30776.678853
VUV 139.389829
WST 3.19472
XAF 655.077121
XAG 0.015749
XAU 0.000248
XCD 3.157405
XCG 2.104673
XDR 0.815263
XOF 655.077121
XPF 119.331742
YER 277.063503
ZAR 19.382314
ZMK 10516.126215
ZMW 22.217159
ZWL 376.193981
  • AEX

    -4.2400

    1005.97

    -0.42%

  • BEL20

    -42.5500

    5413.03

    -0.78%

  • PX1

    -80.9500

    8179.06

    -0.98%

  • ISEQ

    -201.5700

    12555.93

    -1.58%

  • OSEBX

    10.0100

    2053.7

    +0.49%

  • PSI20

    -87.9600

    9370.46

    -0.93%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    -36.2500

    4036.79

    -0.89%

Avec une subvention de l'ONU, des apicultrices des Andes péruviennes défient le climat et l'isolement financier
Avec une subvention de l'ONU, des apicultrices des Andes péruviennes défient le climat et l'isolement financier / Photo: Cris BOURONCLE - AFP

Avec une subvention de l'ONU, des apicultrices des Andes péruviennes défient le climat et l'isolement financier

Dans les Andes péruviennes, un fonds de l'ONU destiné aux petits producteurs vulnérables aux chocs climatiques a permis à un groupe de femmes apicultrices de créer une pépinière forestière pour sauver leurs ruches en péril.

Taille du texte:

Dans cette région de Cajamarca (nord-est), les glaciers reculent, les précipitations sont plus intenses, bien que moins fréquentes, et l'eau provenant de sources naturelles diminue, autant de phénomènes associés au réchauffement climatique, selon une étude de l'université locale.

Pluies, gelées et sécheresses affectent la floraison et la disponibilité du nectar et du pollen pour les abeilles, en plus de la perte de leur habitat due à la déforestation.

Pour sauver leur entreprise et lancer une petite pépinière forestière, les apicultrices du hameau de Chilal de la Merced, perché à plus de 2.600 mètres d'altitude, ont bénéficié du programme Avanzar Rural, destiné aux petits producteurs des régions isolées développé par le Fonds international de développement agricole (Fida) des Nations unies.

Voyant leur petit commerce au bord du gouffre, il leur "est venu l'idée d'acheter des fleurs et des plantes indigènes" plus résistantes aux changements climatiques soudains "pour les planter" dans un verger bio avant de les transplanter dans la forêt, raconte Karina Villalobos.

"Nous nous sommes inspirées des abeilles. Nous nous sommes organisées comme une ruche", explique-t-elle.

Avec les 14 autres apicultrices du hameau, la jeune femme de 28 ans a créé en 2021 l'association Hojuelas de Miel pour recevoir une subvention de 27.000 dollars. En contrepartie, Hojuelas de Miel a dû réunir quelque 3.800 dollars (10% du plan total) pour commencer à acheter du matériel, engager des conseillers techniques, environnementaux et financiers.

Ces femmes sont "en première ligne du changement climatique", souligne Juan Diego Ruiz, directeur du Fida pour la région.

C'était la première fois qu'elles entendaient parler de financement climatique, sujet qui devrait enflammer les négociations entre les pays riches et les autres à la COP29, la conférence climatique de l'ONU qui se tiendra en novembre en Azerbaïdjan.

En 2023, le Fida a affecté 1 milliard de dollars à l'Amérique latine, dont 60% ont été investis dans l'"action climatique" pour aider les populations rurales à "limiter les impacts et réduire la vulnérabilité" aux événements extrêmes, précise M. Ruiz.

Sur "l'ensemble des flux financiers internationaux liés au climat, on estime que moins de 2% sont directement consacrés au travail avec les communautés rurales, les communautés paysannes et les populations indigènes", détaille-t-il.

- "Coordonner" -

"La réussite a été de coordonner les appels à propositions avec les gouvernements locaux dans des zones très reculées", signale Susy Bengolea, coordinatrice d'Avanzar Rural.

Au cours des quatre dernières années, ce programme a financé 1.031 petites structures bénéficiant à 17.557 personnes, grâce aux contributions du Fida (24 millions de dollars) et de l'État péruvien (45 millions de dollars).

Le défi était d'autant plus grand que les femmes en milieu rural sont le segment de la population qui a le moins accès au système financier au Pérou, une exclusion aggravée par l'importance de l'économie informelle.

Quelque 3,5 millions de femmes vivent dans les campagnes péruviennes, 41% d'entre elles ne génèrent pas de revenus propres et seulement 16% disposent d'une carte de débit, selon les statistiques officielles.

Traditionnellement, la production de miel est réservée aux hommes. Nous n'avions pas "de document disant que ceci nous appartient, parce que c'est l'homme qui est le propriétaire de la terre", indique Karina Villalobos, en exposant les premières difficultés rencontrées pour créer l'association avant de prétendre au prêt.

Sans ce coup de pouce d'Anvanzar Rural, Hojuelas de Miel n'existerait pas. Les apicultrices exploitent aujourd'hui 89 ruches et réalisent environ 13.000 dollars de chiffre d'affaires annuel.

"Ces femmes ont compris que le changement climatique était là pour durer, mais je suis sûre que dans cinq ou dix ans" Hojuelas de Miel existera encore, estime Susy Bengolea.

"Aujourd'hui, nous sommes des femmes autonomes et résilientes", se félicite Karina Villalobos, en soulignant qu'avec les fonds non-utilisés, Hojuelas de Miel avait fondé une banque communautaire.

"Nous nous prêtons mutuellement (...) Nous avons donc grandi, mais nous voulons maintenant que notre petite banque soit bientôt en mesure de servir la communauté", dit-elle pleine d'espoir.

C.Novotny--TPP