The Prague Post - Une bonne action pour le climat ne l'est pas toujours pour la biodiversité

EUR -
AED 4.119695
AFN 72.354221
ALL 90.782047
AMD 404.118279
ANG 2.007724
AOA 1028.661216
ARS 1706.04672
AUD 1.597164
AWG 2.021987
AZN 1.903312
BAM 1.955413
BBD 2.254454
BDT 138.432623
BGN 1.960661
BHD 0.422416
BIF 3355.057037
BMD 1.121768
BND 1.430641
BOB 13.180335
BRL 5.583485
BSD 1.119379
BTN 106.208996
BWP 15.41995
BYN 3.28665
BYR 21986.655821
BZD 2.251155
CAD 1.572124
CDF 2598.014842
CHF 0.924567
CLF 0.028197
CLP 1113.377077
CNY 7.491223
CNH 7.480202
COP 3545.381904
CRC 510.798982
CUC 1.121768
CUP 26.863687
CVE 110.242707
CZK 24.356505
DJF 199.320581
DKK 7.475586
DOP 68.656422
DZD 150.473242
EGP 62.242315
ERN 16.826522
ETB 182.063694
FJD 2.509616
FKP 0.838755
GBP 0.838976
GEL 2.905268
GGP 0.838755
GHS 12.978375
GIP 0.838755
GMD 83.010714
GNF 9905.511226
GTQ 8.55627
GYD 234.432593
HKD 8.799379
HNL 30.051057
HRK 7.535365
HTG 146.693143
HUF 366.90457
IDR 20327.560721
ILS 3.49666
IMP 0.838755
INR 106.730463
IQD 1696.864421
IRR 2055499.921566
ISK 136.410186
JEP 0.838755
JMD 177.644868
JOD 0.795295
JPY 176.190499
KES 145.695284
KGS 98.097055
KHR 4572.851065
KMF 493.013792
KPW 1009.591295
KRW 1484.503567
KWD 0.348522
KYD 0.932816
KZT 508.219492
LAK 25187.906459
LBP 100235.876906
LKR 371.674839
LRD 190.842258
LSL 18.54485
LTL 3.31229
LVL 0.678546
LYD 7.168582
MAD 10.994577
MDL 20.203914
MGA 5061.998917
MKD 61.592545
MMK 2355.546526
MNT 4037.237594
MOP 9.043012
MRU 44.734153
MUR 52.880709
MVR 17.342278
MWK 1940.916156
MXN 20.999273
MYR 4.581264
MZN 71.685185
NAD 18.544932
NGN 1510.438699
NIO 41.189651
NOK 10.462393
NPR 169.934393
NZD 1.968613
OMR 0.428975
PAB 1.119274
PEN 3.84414
PGK 5.012741
PHP 71.674818
PKR 309.746243
PLN 4.404813
PYG 6473.719728
QAR 4.080175
RON 5.349038
RSD 117.476767
RUB 91.453301
RWF 1653.772942
SAR 4.200839
SBD 9.057806
SCR 15.746252
SDG 674.729276
SEK 11.139608
SGD 1.434461
SHP 0.838298
SLE 25.744543
SLL 23522.922241
SOS 639.673495
SRD 42.209863
STD 23218.33595
STN 24.493846
SVC 9.794063
SYP 14585.229186
SZL 18.544333
THB 37.903987
TJS 10.31466
TMT 3.937406
TND 3.342424
TOP 2.700948
TRY 55.821876
TTD 7.605496
TWD 36.545973
TZS 2967.057672
UAH 50.674378
UGX 4931.002844
USD 1.121768
UYU 44.890922
UZS 13395.350876
VES 986.91917
VND 29003.876509
VUV 133.25663
WST 3.10482
XAF 655.957
XAG 0.020732
XAU 0.000279601835
XCD 3.031634
XCG 2.017301
XDR 0.793148
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.848348
ZAR 18.647679
ZMK 10097.257485
ZMW 22.504549
ZWL 361.208888
SSP 6444.894301
MXV 2.369154
  • AEX

    1.9200

    1131.63

    +0.17%

  • BEL20

    45.3200

    5781.8

    +0.79%

  • PX1

    -28.1200

    7782.82

    -0.36%

  • ISEQ

    -88.3700

    13938.2

    -0.63%

  • OSEBX

    15.4300

    2101.12

    +0.74%

  • PSI20

    7.3900

    9244.62

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -25.2200

    4178.57

    -0.6%

  • N150

    3.7800

    4204.6

    +0.09%

Une bonne action pour le climat ne l'est pas toujours pour la biodiversité
Une bonne action pour le climat ne l'est pas toujours pour la biodiversité / Photo: JOAQUIN SARMIENTO - AFP/Archives

Une bonne action pour le climat ne l'est pas toujours pour la biodiversité

A force d'envisager l'action climatique séparément de la protection de la nature, les solutions pour le climat peuvent parfois détériorer la biodiversité, soulignent plusieurs experts, appelant à une approche plus systémique.

Taille du texte:

"Parfois en essayant de trouver une solution à un problème, on risque de créer un dommage à un autre endroit", explique à l'AFP Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité (IPBES), qui publiera en décembre un grand rapport sur comment concilier climat, biodiversité, accès à l'eau ou à l'alimentation, et santé.

Un exemple parmi mille autres: au Royaume-Uni, pour renforcer les puits de carbone, beaucoup d'arbres ont été plantés... sur des zones humides, elles aussi gros réservoirs de carbone, qu'ils ont progressivement asséchées, libérant le CO2 qu'elles stockaient.

"Au final, planter ces arbres a ajouté des émissions supplémentaires, plutôt que d'en retirer de l'atmosphère", résume Rick Stafford, président du British Ecological Society Policy Committee, le Comité des politiques de la Société écologique britannique.

Déjà en 2021, un groupe de travail entre l'IPBES et le Giec, ses homologues du climat au sein de l'ONU, expliquait qu'envisager séparément climat et biodiversité risquait "dans le pire des cas (...) de conduire à prendre des actions qui, par inadvertance, empêchent de résoudre l'un ou l'autre des problèmes, voire les deux".

- "Fausses bonnes idées" -

Attention à ces "fausses bonnes idées", qui soulagent d'un côté mais peuvent engendrer des effets pervers de l'autre, avertit le Réseau action climat, collectif d'ONG.

Injecter du fer dans les océans pour développer les micro-planctons, gros réservoirs de carbone, peut apparaître efficace à première vue. Mais cela pourrait aussi créer des "dommages massifs" sur les poissons ou favoriser le développement d'espèces de planctons, émettrices d'autres gaz à effet de serre comme l'oxyde nitreux, "le tout pour un gain climatique incertain", note Alison Smith, professeure à l'université britannique d'Oxford.

"Les mesures prises pour l'atténuation du changement climatique doivent être évaluées en fonction de leurs avantages et de leurs risques globaux et non pas seulement selon leur bilan carbone", expliquait en 2022 la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB).

Ainsi, le développement de l'éolien pour remplacer gaz et charbon réduit les émissions de CO2... mais peut aussi augmenter la mortalité des oiseaux migrateurs ou des chauves-souris.

De la même manière, construire des barrages pour l'hydroélectricité ou stocker l'eau douce bloque la migration des poissons.

- "Vue d'ensemble" -

La géo-ingénierie - technique visant à manipuler le climat, par exemple en éclaircissant les nuages marins avec des aérosols pour qu'ils réfléchissent mieux les rayons du soleil - "peut entrainer d'énormes dommages collatéraux", prévient Tom Oliver de l'université anglaise de Reading, qui parle de "solutions de fortune".

Ainsi, le projet présenté l'an dernier à la COP28 d'installer des "rideaux sous-marins" pour empêcher les eaux réchauffées des océans de faire fondre les glaciers de l'Antarctique pourrait bloquer le flux de nutriments, avec des effets dévastateurs sur les écosystèmes des océans et des glaciers, notait l'océanographe Lars Smedsrud, de l'université de Bergen (Norvège), en janvier dans la revue Nature.

Pour trouver des solutions, il "faut avoir une vue d'ensemble" et ne pas se focaliser uniquement sur le changement climatique, mais aussi sur la biodiversité ou la justice sociale, estime la professeure Alison Smith.

Comme elle, beaucoup d'experts promeuvent les solutions fondées sur la nature, qui ont des "bénéfices combinés à la fois pour la biodiversité, le climat et les populations".

Une étude de 2020 parue dans la revue scientifique Global Change Biology concluait que "les interventions fondées sur la nature se révèlent le plus souvent aussi efficaces, voire plus efficaces" dans 59% des cas, "que d'autres interventions pour lutter contre les effets du changement climatique". Et c'est en préservant les écosystèmes existants, plutôt qu'en essayant d'en récréer de nouveaux, que le potentiel est le plus grand.

Ainsi, la régénération naturelle des forêts pourrait capturer environ 226 milliards de tonnes de carbone, et 61% de ce potentiel peut être atteint en protégeant les forêts existantes, montrait en novembre 2023 une étude dans Nature.

Même s'il "n'existe pas de recette magique, (...) briser les silos est la seule façon d'avancer si on ne veut pas causer davantage de problèmes qu'on en résout", explique Alison Smith.

X.Vanek--TPP