The Prague Post - Ouverture en Colombie de la COP16 Biodiversité

EUR -
AED 4.119695
AFN 72.354221
ALL 90.782047
AMD 404.118279
ANG 2.007724
AOA 1028.661216
ARS 1706.04672
AUD 1.597164
AWG 2.021987
AZN 1.903312
BAM 1.955413
BBD 2.254454
BDT 138.432623
BGN 1.960661
BHD 0.422416
BIF 3355.057037
BMD 1.121768
BND 1.430641
BOB 13.180335
BRL 5.583485
BSD 1.119379
BTN 106.208996
BWP 15.41995
BYN 3.28665
BYR 21986.655821
BZD 2.251155
CAD 1.572124
CDF 2598.014842
CHF 0.924567
CLF 0.028197
CLP 1113.377077
CNY 7.491223
CNH 7.480202
COP 3545.381904
CRC 510.798982
CUC 1.121768
CUP 26.863687
CVE 110.242707
CZK 24.356505
DJF 199.320581
DKK 7.475586
DOP 68.656422
DZD 150.473242
EGP 62.242315
ERN 16.826522
ETB 182.063694
FJD 2.509616
FKP 0.838755
GBP 0.838976
GEL 2.905268
GGP 0.838755
GHS 12.978375
GIP 0.838755
GMD 83.010714
GNF 9905.511226
GTQ 8.55627
GYD 234.432593
HKD 8.799379
HNL 30.051057
HRK 7.535365
HTG 146.693143
HUF 366.90457
IDR 20327.560721
ILS 3.49666
IMP 0.838755
INR 106.730463
IQD 1696.864421
IRR 2055499.921566
ISK 136.410186
JEP 0.838755
JMD 177.644868
JOD 0.795295
JPY 176.190499
KES 145.695284
KGS 98.097055
KHR 4572.851065
KMF 493.013792
KPW 1009.591295
KRW 1484.503567
KWD 0.348522
KYD 0.932816
KZT 508.219492
LAK 25187.906459
LBP 100235.876906
LKR 371.674839
LRD 190.842258
LSL 18.54485
LTL 3.31229
LVL 0.678546
LYD 7.168582
MAD 10.994577
MDL 20.203914
MGA 5061.998917
MKD 61.592545
MMK 2355.546526
MNT 4037.237594
MOP 9.043012
MRU 44.734153
MUR 52.880709
MVR 17.342278
MWK 1940.916156
MXN 20.999273
MYR 4.581264
MZN 71.685185
NAD 18.544932
NGN 1510.438699
NIO 41.189651
NOK 10.462393
NPR 169.934393
NZD 1.968613
OMR 0.428975
PAB 1.119274
PEN 3.84414
PGK 5.012741
PHP 71.674818
PKR 309.746243
PLN 4.404813
PYG 6473.719728
QAR 4.080175
RON 5.349038
RSD 117.476767
RUB 91.453301
RWF 1653.772942
SAR 4.200839
SBD 9.057806
SCR 15.746252
SDG 674.729276
SEK 11.139608
SGD 1.434461
SHP 0.838298
SLE 25.744543
SLL 23522.922241
SOS 639.673495
SRD 42.209863
STD 23218.33595
STN 24.493846
SVC 9.794063
SYP 14585.229186
SZL 18.544333
THB 37.903987
TJS 10.31466
TMT 3.937406
TND 3.342424
TOP 2.700948
TRY 55.821876
TTD 7.605496
TWD 36.545973
TZS 2967.057672
UAH 50.674378
UGX 4931.002844
USD 1.121768
UYU 44.890922
UZS 13395.350876
VES 986.91917
VND 29003.876509
VUV 133.25663
WST 3.10482
XAF 655.957
XAG 0.020732
XAU 0.000279601835
XCD 3.031634
XCG 2.017301
XDR 0.793148
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.848348
ZAR 18.647679
ZMK 10097.257485
ZMW 22.504549
ZWL 361.208888
SSP 6444.894301
MXV 2.369154
  • AEX

    1.9200

    1131.63

    +0.17%

  • BEL20

    45.3200

    5781.8

    +0.79%

  • PX1

    -28.1200

    7782.82

    -0.36%

  • ISEQ

    -88.3700

    13938.2

    -0.63%

  • OSEBX

    15.4300

    2101.12

    +0.74%

  • PSI20

    7.3900

    9244.62

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -25.2200

    4178.57

    -0.6%

  • N150

    3.7800

    4204.6

    +0.09%

Ouverture en Colombie de la COP16 Biodiversité
Ouverture en Colombie de la COP16 Biodiversité / Photo: JOAQUIN SARMIENTO - AFP

Ouverture en Colombie de la COP16 Biodiversité

La conférence des Nations unies sur la sauvegarde de la nature a débuté lundi en Colombie, un marathon de deux semaines pour tenter de débloquer les moyens nécessaires pour tenir ses objectifs de stopper d'ici 2030 la destruction de la biodiversité par l'humanité.

Taille du texte:

La ministre de l'Environnement colombienne Susana Muhamad a ouvert les débats en prenant la présidence de cette 16éme conférence de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique, lors d'une première séance plénière ouverte par une prière à la "Pachamama", la Terre-Mère, prononcée par des membres de l'un des 150 peuples autochtones du pays.

Cette COP Biodiversité, la plus grande jamais organisée avec 23.000 inscrits, se tient sous haute sécurité à Cali, capitale d'une province du sud-ouest en état d'alerte en raison des menaces d'une guérilla en guerre ouverte avec le gouvernement.

Environ 11.000 policiers et soldats colombiens, soutenus par du personnel de sécurité de l'ONU et des États-Unis, renforcent la sécurité à Cali où 140 ministres et une douzaine chefs d'État sont attendus fin octobre.

Susana Muhamad a listé ses cinq priorités d'"une COP réussie", citant en premier "l'importance de la reconnaissance du travail des peuples indigènes et des communautés locales", dont les territoires conservent les plus grands trésors de biodiversité.

"Il s'agit de reconnaître le pouvoir politique de ceux qui sont en première ligne de la crise de la biodiversité et en première ligne des solutions" et "nous avons besoin de tous les outils issus de l'expérience ancestrale de l'humanité", a-t-elle défendu.

"Nous sommes la nature", a déclaré la ministre colombienne. "Et c'est à partir de ce sens profond, presque spirituel, de l'humanité, que nous pouvons créer cet objectif commun qui devrait être aussi important, voire plus, que la transition énergétique et la décarbonation" de l'économie, traitées par les biens plus médiatisées COP sur le climat (dont la prochaine, la COP29, s'ouvrira dans trois semaines en Azerbaïdjan), malgré les appels à concilier la crise climatique et celle de la nature.

- "Sous-financés" -

"La planète n'a pas de temps à perdre", "Cali 2024 pourrait être une lumière dans un monde très sombre", a-t-elle encouragé les délégués des 196 pays membres (sans les États-Unis) de la Convention.

Dimanche, ils ont été exhortés par le chef de l'ONU Antonio Guterres de "passer de la parole aux actes" car "nous ne sommes pas sur la bonne voie".

A la COP15 il y a deux ans, l'accord historique de "Kunming-Montréal", une feuille de route destinée à "stopper et inverser" d'ici 2030 la destruction des terres, des océans et des espèces vivantes, indispensables à l'humanité, a été adopté.

Les pays s'étaient engagés à présenter d'ici la COP16 une "stratégie nationale biodiversité" reflétant leur part des efforts pour tenir les 23 objectifs mondiaux fixés : protéger 30% des terres et mers, restaurer 30% des écosystèmes dégradés, réduire de moitié les pesticides et le taux d'introduction d'espèces exotiques envahissantes, mobiliser 200 milliards de dollars par an pour la nature, etc...

Mais à ce jour, seuls 34 pays ont respecté leur engagement de présenter ces stratégies complètes. Et 107 ont soumis des "cibles nationales", c'est-à-dire des engagements sur tout ou partie des objectifs, selon Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la CDB.

La COP16 doit aussi présenter les détails d'un mécanisme de suivi des efforts mondiaux, avec des indicateurs indiscutables, afin de responsabiliser les pays et préparer un bilan d'étape officiel crédible à la COP17 en 2026. Et négocier un système de partage des bénéfices réalisés par les entreprises des pays riches, cosmétiques et pharmaceutiques en tête, grâce aux données génétiques issues de plantes et d'animaux conservés par les pays en développement.

Mais le nerf de la guerre sera surtout financier : "Nous sommes tous d'accord pour dire que nous sommes sous-financés pour cette mission, que nous avons besoin d'autres sources de financement", a déclaré la présidente de la COP16, pressant les pays développés, censés fournir 20 milliards de dollars par an d'ici 2025, d'annoncer de nouveaux engagements.

L'ONG Greenpeace, dans un rapport dévoilé lundi, s'est montré plus alarmiste et estime qu'au rythme actuel l'objectif de protéger 30% des océans avant 2030 ne sera pas atteint avant la fin du siècle.

Depuis le sommet de la Terre de Rio en 1992, quand la CBD a été créée, seuls 8,4% des océans sont devenus des aires marines protégées (AMP). Et seulement 2,7% des océans sont "fortement" protégés des activités humaines, estime Greenpeace.

"Les gouvernements doivent accélérer le rythme des ratifications pour que le traité mondial sur les océans prenne vie en 2025", "seul moyen" pour tenir l'objectif des 30%, a déclaré à Cali Megan Randles, conseillère politique de Greenpeace UK.

B.Hornik--TPP