The Prague Post - COP29 : des dirigeants conservateurs freinent, malgré de nouveaux chiffres alarmants sur le climat

EUR -
AED 4.193294
AFN 74.217931
ALL 93.771901
AMD 418.574572
ANG 2.044296
AOA 1047.038219
ARS 1700.205024
AUD 1.639351
AWG 2.055254
AZN 1.945606
BAM 1.955214
BBD 2.30211
BDT 140.877785
BGN 1.930661
BHD 0.430971
BIF 3400.381056
BMD 1.141808
BND 1.475458
BOB 7.905687
BRL 5.836241
BSD 1.142958
BTN 108.882373
BWP 15.458368
BYN 3.267321
BYR 22379.433872
BZD 2.298811
CAD 1.618342
CDF 2578.20254
CHF 0.922972
CLF 0.026937
CLP 1060.18231
CNY 7.737975
CNH 7.744055
COP 3761.872733
CRC 519.944196
CUC 1.141808
CUP 30.257908
CVE 110.231968
CZK 24.262051
DJF 203.539008
DKK 7.477671
DOP 67.119887
DZD 152.153406
EGP 56.663021
ERN 17.127118
ETB 183.349858
FJD 2.54989
FKP 0.850736
GBP 0.852
GEL 3.020128
GGP 0.850736
GHS 13.104073
GIP 0.850736
GMD 83.927274
GNF 10024.995951
GTQ 8.721387
GYD 239.098353
HKD 8.950803
HNL 30.599831
HRK 7.536507
HTG 149.585176
HUF 356.004712
IDR 20644.513933
ILS 3.437874
IMP 0.850736
INR 108.849118
IQD 1497.35131
IRR 1569700.343007
ISK 143.457179
JEP 0.850736
JMD 180.595883
JOD 0.809587
JPY 184.590411
KES 147.73573
KGS 99.849731
KHR 4607.6193
KMF 493.261391
KPW 1027.627465
KRW 1711.741677
KWD 0.353459
KYD 0.952515
KZT 538.838534
LAK 25774.276587
LBP 102355.228657
LKR 383.475089
LRD 207.567801
LSL 18.617121
LTL 3.371462
LVL 0.690669
LYD 7.320806
MAD 10.6774
MDL 20.087981
MGA 4900.531527
MKD 61.621535
MMK 2397.302502
MNT 4094.751582
MOP 9.229134
MRU 45.537354
MUR 53.756746
MVR 17.641363
MWK 1982.00608
MXN 19.945561
MYR 4.647589
MZN 72.96578
NAD 18.617121
NGN 1573.320304
NIO 42.057397
NOK 11.169854
NPR 174.211796
NZD 1.972205
OMR 0.439158
PAB 1.142958
PEN 3.882836
PGK 5.102471
PHP 70.160711
PKR 317.723992
PLN 4.327509
PYG 6948.917716
QAR 4.166951
RON 5.237591
RSD 117.344837
RUB 87.503779
RWF 1679.096849
SAR 4.291149
SBD 9.189935
SCR 16.630717
SDG 685.659811
SEK 11.091778
SGD 1.476134
SHP 0.852475
SLE 27.803445
SLL 23943.143907
SOS 653.204264
SRD 42.943969
STD 23633.117206
STN 24.492661
SVC 10.001003
SYP 126.206417
SZL 18.614422
THB 38.008543
TJS 10.57843
TMT 3.996327
TND 3.378588
TOP 2.7492
TRY 53.647275
TTD 7.765673
TWD 36.667451
TZS 3003.200074
UAH 50.849063
UGX 4205.739725
USD 1.141808
UYU 46.08619
UZS 13804.863292
VES 809.320716
VND 29992.437715
VUV 137.351701
WST 3.152475
XAF 655.760498
XAG 0.019075
XAU 0.000278
XCD 3.085793
XCG 2.059983
XDR 0.815556
XOF 655.760498
XPF 119.331742
YER 270.694139
ZAR 18.630736
ZMK 10277.644917
ZMW 20.602826
ZWL 367.661662
  • AEX

    0.8700

    1084.23

    +0.08%

  • BEL20

    -53.6500

    5594.08

    -0.95%

  • PX1

    12.4900

    8338.97

    +0.15%

  • ISEQ

    53.9400

    13884.39

    +0.39%

  • OSEBX

    -8.1500

    1932.39

    -0.42%

  • PSI20

    -17.3400

    9106.84

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -131.2800

    4458.96

    -2.86%

  • N150

    6.2700

    4186.5

    +0.15%

COP29 : des dirigeants conservateurs freinent, malgré de nouveaux chiffres alarmants sur le climat
COP29 : des dirigeants conservateurs freinent, malgré de nouveaux chiffres alarmants sur le climat / Photo: Alexander NEMENOV - AFP

COP29 : des dirigeants conservateurs freinent, malgré de nouveaux chiffres alarmants sur le climat

Le monde doit atteindre la neutralité carbone beaucoup plus vite que prévu, selon de nouvelles estimations scientifiques publiées mercredi pendant la COP29 à Bakou, où des dirigeants de pays riches, inspirés par Donald Trump, rechignent à accélérer les efforts sur le climat.

Taille du texte:

Pour les scientifiques du Global Carbon Project, les émissions mondiales de CO2, générées par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz établiront encore un record cette année, qui sera par ailleurs probablement l'année la plus chaude jamais enregistrée.

Et le monde doit viser zéro émission nette de CO2 d'ici à la fin des années 2030 pour espérer contenir le réchauffement mondial à 1,5°C, par rapport à la fin du XIXe siècle.

Soit beaucoup plus tôt que 2050, l'horizon actuellement envisagé par une centaine de pays.

En seulement quatre minutes à la tribune, le Premier ministre d'un petit pays habituellement discret dans ce domaine, l'Albanie, a réveillé la COP en résumant l'ambiance générale.

"La vie continue avec ses vieilles habitudes et nos discours pleins de bonnes intentions sur la lutte contre le changement climatique ne changent rien", a regretté Edi Rama.

"Que diable faisons-nous dans cette assemblée, si encore et encore, il n'y a pas de volonté politique commune de s'unir et de passer des paroles aux actes ?" a-t-il lancé, s'alarmant du nombre des dirigeants absents en Azerbaïdjan (le G20 n'étant presque pas représenté).

L'un d'eux, le président français Emmanuel Macron, a par ailleurs été directement visé par son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev dans un discours virulent contre les "crimes" de la France en Nouvelle-Calédonie et dans d'autres territoires sous sa souveraineté.

- Aller au-delà des mots -

Le retour de Donald Trump au pouvoir aux Etats-Unis, qui émettent aujourd'hui 11% des émissions mondiales, derrière la Chine (30%), complique les efforts pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre dès cette décennie.

M. Trump envisage de faire sortir son pays de l'accord quasi-universel qui commence à porter ses fruits, celui conclu à la COP de Paris en 2015. Seuls l'Iran, le Yémen et la Libye n'en font pas partie aujourd'hui.

Mais à Bakou, des dirigeants de pays occidentaux traumatisés par l'inflation, les déficits publics et les mouvements sociaux des dernières années disent ouvertement vouloir appuyer sur le frein plutôt que sur l'accélérateur.

La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a dit mercredi qu'il n'existait "aucune alternative unique" aux énergies fossiles, qu'il fallait avoir une vision "réaliste" et se méfier de toute "approche trop idéologique".

"On ne peut pas se précipiter dans les oubliettes industrielles au nom de la neutralité carbone", a déclaré le Premier ministre conservateur grec Kyriakos Mitsotakis, expliquant que la "transition ne se fera pas sans douleur".

Même si la négociatrice allemande Jennifer Morgan assure que "cette COP avance", les Occidentaux sont peu enclins à débourser davantage en période d'austérité, au moment même où les pays d'Afrique, des Caraïbes ou du Pacifique demandent plus d'argent pour payer et anticiper les dégâts des sécheresses et des inondations appelées à se multiplier ou investir dans le solaire et les véhicules électriques.

- 1.300 milliards -

Pour les convaincre, le patron de l'ONU Climat et les pays vulnérables arguent qu'un climat trop extrême provoquera inflation et dommages économiques partout, pas seulement dans le Sud.

"Nous nous rapprochons dangereusement d’une ligne au-delà de laquelle il n’y aura pas de retour en arrière", a expliqué Philip Davis, le Premier ministre des Bahamas. "Les incendies qui dévorent vos forêts, les ouragans qui ont frappé nos maisons ne sont pas des malheurs lointains mais des tragédies partagées".

"Nous devons saisir ce qui est peut-être notre dernière occasion d’agir", a aussi pressé Russell Dlamini, le chef du gouvernement de l'Eswatini.

Selon un nouveau texte de négociation mercredi, les pays en développement réclament toujours aux Etats développés de passer de 100 milliards à... 1.300 milliards de dollars d'aide annuelle. D'autres chiffres circulent, jugés plus ou moins irréalistes par les Occidentaux.

"Nous nous ne sommes pas ici pour mendier", a souligné mercredi le Premier ministre de Grenade. Le "partenariat financier" demandé est dans "le meilleur intérêt de l'humanité" toute entière.

T.Kolar--TPP