The Prague Post - Santé: A Busan, le plastique vu comme un tueur, mais pas par tout le monde

EUR -
AED 4.311008
AFN 75.113687
ALL 96.078618
AMD 440.343353
ANG 2.100705
AOA 1076.240939
ARS 1590.02147
AUD 1.655132
AWG 2.114045
AZN 1.995162
BAM 1.960978
BBD 2.361547
BDT 144.190751
BGN 1.957775
BHD 0.442858
BIF 3485.752856
BMD 1.173654
BND 1.495545
BOB 8.101358
BRL 5.861181
BSD 1.172546
BTN 109.363115
BWP 15.805544
BYN 3.345378
BYR 23003.621543
BZD 2.358127
CAD 1.619114
CDF 2711.140411
CHF 0.92119
CLF 0.026709
CLP 1051.265331
CNY 8.01653
CNH 8.004656
COP 4223.476652
CRC 541.760581
CUC 1.173654
CUP 31.101835
CVE 110.913197
CZK 24.367935
DJF 208.581473
DKK 7.47221
DOP 70.008823
DZD 155.092335
EGP 62.373221
ERN 17.604812
ETB 183.987228
FJD 2.590373
FKP 0.872286
GBP 0.870088
GEL 3.157605
GGP 0.872286
GHS 12.933839
GIP 0.872286
GMD 85.676696
GNF 10298.81512
GTQ 8.969647
GYD 245.296687
HKD 9.191356
HNL 31.145366
HRK 7.535914
HTG 153.545265
HUF 362.710785
IDR 20100.353246
ILS 3.574252
IMP 0.872286
INR 110.354416
IQD 1535.988662
IRR 1544675.581606
ISK 143.408527
JEP 0.872286
JMD 185.098235
JOD 0.832075
JPY 187.03177
KES 151.836032
KGS 102.635883
KHR 4695.69957
KMF 492.935213
KPW 1056.288296
KRW 1737.500608
KWD 0.362389
KYD 0.977113
KZT 557.240445
LAK 25856.718071
LBP 104976.159314
LKR 369.994893
LRD 215.734265
LSL 19.375243
LTL 3.465496
LVL 0.709931
LYD 7.448987
MAD 10.892115
MDL 20.033572
MGA 4867.100923
MKD 61.643097
MMK 2465.023699
MNT 4193.906077
MOP 9.457515
MRU 46.789343
MUR 54.64519
MVR 18.145414
MWK 2033.172753
MXN 20.309378
MYR 4.665341
MZN 75.055501
NAD 19.379133
NGN 1595.33611
NIO 43.146691
NOK 11.096859
NPR 174.986763
NZD 2.001509
OMR 0.451269
PAB 1.172491
PEN 3.975399
PGK 5.153002
PHP 70.52781
PKR 327.044716
PLN 4.242865
PYG 7517.170145
QAR 4.274268
RON 5.089668
RSD 117.361851
RUB 89.404632
RWF 1717.122029
SAR 4.404542
SBD 9.45748
SCR 16.335179
SDG 705.365863
SEK 10.79354
SGD 1.494232
SHP 0.876251
SLE 28.901205
SLL 24610.936416
SOS 670.103738
SRD 43.932199
STD 24292.271521
STN 24.566335
SVC 10.259309
SYP 129.722273
SZL 19.365126
THB 37.631971
TJS 11.115188
TMT 4.113658
TND 3.42152
TOP 2.825878
TRY 52.473961
TTD 7.962297
TWD 37.180162
TZS 3054.108645
UAH 50.939515
UGX 4379.546006
USD 1.173654
UYU 47.314738
UZS 14221.796538
VES 558.46901
VND 30917.571546
VUV 140.027942
WST 3.209345
XAF 657.727425
XAG 0.015599
XAU 0.000248
XCD 3.171859
XCG 2.113125
XDR 0.818002
XOF 657.721806
XPF 119.331742
YER 278.332422
ZAR 19.263771
ZMK 10564.339503
ZMW 22.306949
ZWL 377.916161
  • AEX

    1.9200

    1012.18

    +0.19%

  • BEL20

    -28.9200

    5426.85

    -0.53%

  • PX1

    -23.1300

    8235.98

    -0.28%

  • ISEQ

    -122.4800

    12635.47

    -0.96%

  • OSEBX

    5.3100

    2048.99

    +0.26%

  • PSI20

    -98.3600

    9359.51

    -1.04%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -34.0800

    3975.39

    -0.85%

  • N150

    -24.4400

    4048.47

    -0.6%

Santé: A Busan, le plastique vu comme un tueur, mais pas par tout le monde
Santé: A Busan, le plastique vu comme un tueur, mais pas par tout le monde / Photo: Drew Angerer - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

Santé: A Busan, le plastique vu comme un tueur, mais pas par tout le monde

Dans un village de l'Ontario, au Canada, trois jeunes du même âge sont morts de leucémie. Caleb Justin Smith-White, 33 ans, en est persuadé: il ne s'agit pas d'une coïncidence, "le plastique" les a tués.

Taille du texte:

"Nous n'avons aucune étude qui puisse lier ces cancers, nous sommes une trop petite communauté pour qu'elles puissent être efficacement menées", explique le jeune homme, membre du peuple autochtone Aamjiwnaang, communauté Chippewa qui compte un peu plus de 2.000 personnes installées près d'un des plus grands complexes pétrochimiques canadiens.

CJ Smith-White a participé cette semaine à Busan, en Corée du Sud, à une coalition de peuples indigènes venus faire entendre leurs voix aux diplomates de plus de 170 pays qui y négociaient le premier traité sur la pollution plastique.

Leur but ? Obtenir que le texte, en discussion depuis deux ans, soit légalement contraignant pour les industriels et les Etats, et protecteur pour la santé des populations. Ils demandent notamment que l'extraction du pétrole, matière première de quasiment tous les polymères plastiques, soit inclue dans le traité.

- "Vallée du cancer" -

La leucémie est "un cancer très commun dans la région" de Sarnia, surnommée "la vallée de la pétrochimie" ou la "vallée du cancer", explique à l'AFP CJ, évoquant notamment des "fuites de benzène" dans l'air.

Tout près de son village, l'un des premiers fabricants mondiaux de styrène, principal composant du polystyrène, Ineos, a annoncé début novembre la fermeture définitive d'ici 2026 de son usine, ouverte dans les années 1950.

"Ce n'est pas nous qui avons fermé l'usine, mais nous avons beaucoup poussé pour obtenir de nouvelles régulations environnementales, et ils ont décidé que cela ne valait plus le coup d'investir dans cette usine pour la mettre au niveau requis", explique le jeune homme.

Le sujet du plastique l'intéresse depuis la quatrième session des négociations onusiennes, qui se sont tenues en avril à Ottawa.

A Busan, les témoignages sur les méfaits du plastique pour la santé ou l'environnement se sont accumulés. Des représentants de peuples autochtones venant d'Etats pétroliers américains comme le Texas ou l'Alaska, d'Australie, du Népal ou d'Amérique Latine ont témoigné.

Avec des récits similaires, des terres ancestrales exploitées par des multinationales, la pauvreté de communautés villageoises voisines, des maladies rares qui se développent.

En Alaska, "nous voyons se développer une crise du cancer dans plusieurs des communautés indigènes avec lesquelles nous travaillons" témoigne auprès de l'AFP Pamela Miller, directrice exécutive de l'ONG Alaska community action on toxics.

Dans certains cas, ce sont les déchets plastiques qui ont inondé des villages de montagne manquant d'infrastructures de traitement des déchets, comme celui de Prem Singh, dans l'ouest du Népal. "Nous avons du plastique partout", dit-il à l'AFP.

Selon lui, le bétail ingère des débris de plastique abandonnés un peu partout, et meurt. Dans son village qui compte un millier d'habitants, les gens perdent le savoir-faire traditionnel de fabrication d'assiettes en feuilles végétales. Les couverts en plastique à usage unique les ont remplacées.

Alors que la négociation onusienne avait été initiée pour préserver les océans, les risques pour la santé humaine sont graduellement devenus un thème important.

- "Relation toxique" -

De nombreux intervenants à Busan ont demandé que des listes d'additifs chimiques dangereux pour la santé ou de types de polymères jugés "préoccupants" (bisphénol, phtalate...) soient annexées au texte du futur traité.

Des scientifiques, membres d'une coalition mondiale qui demande un traité "efficace", ont poussé en ce sens.

Une médecin brésilienne de Sao Paulo, Thais Mauad, invitée par Greenpeace, a présenté une étude selon laquelle des micro-plastiques ont été repérés jusque dans le cerveau humain.

"Il n'y a aucun doute" que les produits chimiques liés au plastique "affectent la santé humaine", relève Jane Muncke, toxicologue environnementale à l'Institut fédéral suisse de Technologie de Zurich. Elle dénonce notamment la "relation toxique" entre l'alimentation industrielle ultra-transformée et les emballages plastiques.

En juin, une étude parue dans The Lancet montrait qu'une naissance prématurée sur dix aux Etats-Unis était associée à l'exposition des femmes enceintes aux phtalates, présents dans les plastiques, les cosmétiques ou des peintures.

Mais lors des débats, plusieurs diplomates issus de pays pétroliers opposés à tout traité coercitif (Russie, Arabie saoudite...) ne se sont pas gênés pour affirmer publiquement que le plastique n'était pas dangereux pour la santé. Ce qui a forcé l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à sortir de son habituelle réserve pour publier une note redressant certains propos.

"Si toutes les régulations chimiques" déjà existantes "fonctionnaient si bien que certains le disent, pourquoi trouve-t-on ces produits chimiques dans le corps humain ?" s'interroge Sarah Dunlop, neurologue militante anti-plastique, venue de Perth en Australie.

N.Simek--TPP