The Prague Post - En Inde, les brûlis continuent de nourrir la pollution de l'air

EUR -
AED 4.327193
AFN 74.230805
ALL 96.09441
AMD 441.366757
ANG 2.108786
AOA 1080.473238
ARS 1621.059967
AUD 1.667556
AWG 2.120886
AZN 2.010553
BAM 1.948589
BBD 2.361262
BDT 143.269841
BGN 1.941372
BHD 0.444298
BIF 3476.749318
BMD 1.17827
BND 1.487801
BOB 8.101023
BRL 6.10792
BSD 1.172362
BTN 106.618467
BWP 15.523556
BYN 3.361874
BYR 23094.090148
BZD 2.357875
CAD 1.613322
CDF 2686.455014
CHF 0.91488
CLF 0.025934
CLP 1024.18785
CNY 8.140372
CNH 8.116141
COP 4356.652976
CRC 559.529505
CUC 1.17827
CUP 31.224152
CVE 109.858477
CZK 24.229892
DJF 208.777436
DKK 7.471768
DOP 72.063335
DZD 153.189202
EGP 56.291016
ERN 17.674049
ETB 182.447169
FJD 2.61841
FKP 0.873849
GBP 0.873705
GEL 3.151812
GGP 0.873849
GHS 12.884323
GIP 0.873849
GMD 86.599251
GNF 10285.937702
GTQ 8.995712
GYD 245.2425
HKD 9.213122
HNL 31.016227
HRK 7.534564
HTG 153.671351
HUF 379.661356
IDR 19813.315423
ILS 3.676897
IMP 0.873849
INR 107.127181
IQD 1535.890489
IRR 1512677.04426
ISK 144.903285
JEP 0.873849
JMD 182.674029
JOD 0.835329
JPY 182.614173
KES 151.937828
KGS 103.039649
KHR 4714.574098
KMF 492.516478
KPW 1060.446265
KRW 1700.561999
KWD 0.361435
KYD 0.976968
KZT 585.154749
LAK 25121.613045
LBP 104987.64704
LKR 362.731583
LRD 216.309564
LSL 18.887189
LTL 3.479125
LVL 0.712724
LYD 7.416556
MAD 10.75012
MDL 20.135575
MGA 5017.433385
MKD 61.630349
MMK 2474.112913
MNT 4204.773752
MOP 9.437517
MRU 46.942294
MUR 54.448198
MVR 18.216007
MWK 2032.977129
MXN 20.27095
MYR 4.584651
MZN 75.297331
NAD 18.887189
NGN 1580.437042
NIO 43.140545
NOK 11.262018
NPR 170.589746
NZD 1.976123
OMR 0.453046
PAB 1.172362
PEN 3.938144
PGK 5.113101
PHP 67.887182
PKR 327.652747
PLN 4.216339
PYG 7579.950991
QAR 4.273287
RON 5.096139
RSD 117.424031
RUB 90.729883
RWF 1712.263903
SAR 4.420475
SBD 9.479396
SCR 16.354112
SDG 708.73329
SEK 10.698467
SGD 1.492568
SHP 0.884008
SLE 28.864125
SLL 24707.730018
SOS 668.825066
SRD 44.344772
STD 24387.808126
STN 24.409777
SVC 10.257867
SYP 130.248104
SZL 18.881132
THB 36.575843
TJS 11.108394
TMT 4.123945
TND 3.403904
TOP 2.836992
TRY 51.650403
TTD 7.935501
TWD 37.079566
TZS 3035.295187
UAH 50.745022
UGX 4220.382808
USD 1.17827
UYU 45.491662
UZS 14318.077845
VES 473.465822
VND 30776.409932
VUV 139.554544
WST 3.198322
XAF 653.538632
XAG 0.013564
XAU 0.000229
XCD 3.184334
XCG 2.112945
XDR 0.812792
XOF 653.538632
XPF 119.331742
YER 280.958618
ZAR 18.87541
ZMK 10605.860014
ZMW 22.198855
ZWL 379.402429
  • AEX

    1.9300

    1019.55

    +0.19%

  • BEL20

    -48.6300

    5606.29

    -0.86%

  • PX1

    8.5200

    8523.84

    +0.1%

  • ISEQ

    93.6600

    13101.71

    +0.72%

  • OSEBX

    -9.2300

    1874.98

    -0.49%

  • PSI20

    134.5400

    9225.35

    +1.48%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.0400

    4225.85

    +0.74%

  • N150

    -9.4300

    4091.41

    -0.23%

En Inde, les brûlis continuent de nourrir la pollution de l'air
En Inde, les brûlis continuent de nourrir la pollution de l'air / Photo: Arun SANKAR - AFP

En Inde, les brûlis continuent de nourrir la pollution de l'air

"J'ai peur que les autorités l'apprennent, mais je n'ai pas d'autre choix". Cultivateur près de New Delhi, Ali Sher défriche ses terres par le feu, une pratique courante mais illégale qui nourrit les pics de pollution meurtriers dans le nord de l'Inde.

Taille du texte:

A 55 ans, il fait partie des milliers d'agriculteurs qui brûlent leurs chaumes après la récolte de riz pour préparer leurs champs à la culture hivernale du blé.

Si Ali Sher est pris en flagrant délit, il encourt une lourde amende et devra se passer d'importantes subventions du gouvernement.

Mais le brûlis est son seul moyen de défricher les terres dans les temps.

"Si je ne plante pas le blé maintenant, il sera trop tard", explique-t-il au milieu des panaches de fumée qui s'élèvent de son champ.

Surtout, cette pratique ancestrale reste peu coûteuse, notamment pour les cultivateurs possédant moins de 2 hectares - 86% des exploitations agricoles indiennes selon le Forum économique mondial - qui ne dégagent pas assez de bénéfices pour recourir à d'autres techniques.

Chaque année en début d'hiver, ces feux rendent l'air de Delhi - une mégapole qui figure sur le podium des villes les plus polluées de la planète en raison de sa circulation automobile effrénée et des émanations des usines - encore plus mortel.

Une étude publiée dans la revue médicale Lancet, attribue à la mauvaise qualité de l'air la mort prématurée de 1,67 million d'Indiens en 2019.

Le gouvernement fédéral indien a débloqué des millions d'euros pour aider les agriculteurs à acheter des engins et renoncer aux brûlis.

- "Nécessité" -

Ils permettent notamment de comprimer en bottes la paille issue de la récolte de riz et de labourer le chaume pour l'enfouir au sol tout en semant les nouvelles graines.

Sur le long terme, cela représente un intérêt économique mais le coût global reste très élevé.

La mauvaise qualité de l'air a coûté en 2019 quelque 90 milliards d'euros de pertes à l'Inde, soit environ 3% de son produit intérieur brut (PIB), selon la firme de consultants Dalberg.

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, le brûlis "réduit la rétention d'eau et la fertilité des sols de 25 à 30%", ce qui contraint à dépenser plus en engrais et en irrigation.

Mais les petits exploitants disent ne pas avoir les moyens d'acheter les engins nécessaires et devoir recourir à des prestataires coûteux alors que le cours de la paille, moins utilisée comme litière ou fourrage en hiver, a baissé.

"Un petit agriculteur brûle son champ par nécessité", maugrée Ajay Saini, qui cultive du riz et du blé sur un hectare à 150 km au nord de Delhi.

Cette année, il a désespérément attendu pendant 15 jours un prestataire pour nettoyer son champ après sa récolte de riz, avant de se résoudre à mettre le feu à une partie pour ne pas tout perdre.

"J'ai appelé plusieurs fois, mais il ne voulait pas venir dans une petite exploitation comme la mienne", explique-t-il.

- "Terre stérile" -

Le nombre de brûlis a cependant diminué de moitié depuis 2017, selon des estimations du gouvernement.

Naresh, un agriculteur sexagénaire, n'y a plus recours, après avoir réalisé que "cela ne ferait que nous nuire".

"Les micro-organismes du sol mourront et notre terre deviendra stérile", affirme Naresh, qui a bénéficié du soutien du groupe agroalimentaire espagnol Ebro Foods auquel il vend sa production.

Soucieux de réduire son empreinte carbone, le groupe a regroupé des agriculteurs de son village en coopérative, leur fournissant un semoir performant qu'ils utilisent à tour de rôle.

En contrepartie, les exploitants s'engagent à ne pas brûler leurs terres et à y pulvériser un produit fongique accélérant la décomposition, développé par l'Institut indien de recherche agricole (IARI).

Cette méthode permet de réduire le recours aux engrais car il "recycle les nutriments dans le sol", explique Surendra Pal, un cadre au sein du groupe qui a supervisé le projet.

Mais ces pratiques ne sont guère répandues, beaucoup d'agriculteurs considèrent que le brûlis reste l'unique solution.

"Nous savons que c'est mauvais pour nos champs, mais nous le faisons faute d'autre choix", regrette Balkar Singh, un agriculteur du district de Panipat, dans l'Etat de l'Haryana.

J.Marek--TPP