The Prague Post - Pour sortir du noir, le Tadjikistan mise sur l'hydroélectricité malgré des pénuries d'eau

EUR -
AED 4.193908
AFN 74.217931
ALL 93.86116
AMD 419.477829
ANG 2.044296
AOA 1047.038219
ARS 1698.960696
AUD 1.641236
AWG 2.055254
AZN 1.945606
BAM 1.953752
BBD 2.300428
BDT 140.774868
BGN 1.930661
BHD 0.430542
BIF 3408.296434
BMD 1.141808
BND 1.474367
BOB 7.905687
BRL 5.836241
BSD 1.142123
BTN 108.801878
BWP 15.445994
BYN 3.264905
BYR 22379.433872
BZD 2.297102
CAD 1.618456
CDF 2578.20254
CHF 0.922937
CLF 0.026823
CLP 1055.670318
CNY 7.737975
CNH 7.744055
COP 3714.997441
CRC 519.559808
CUC 1.141808
CUP 30.257908
CVE 110.645627
CZK 24.262051
DJF 202.92254
DKK 7.477671
DOP 67.028555
DZD 152.153406
EGP 56.663021
ERN 17.127118
ETB 181.975672
FJD 2.54989
FKP 0.850736
GBP 0.851968
GEL 3.020128
GGP 0.850736
GHS 13.090873
GIP 0.850736
GMD 83.927274
GNF 10022.222803
GTQ 8.714939
GYD 238.922636
HKD 8.950918
HNL 30.69755
HRK 7.536507
HTG 149.47459
HUF 356.004712
IDR 20644.513933
ILS 3.437874
IMP 0.850736
INR 109.079359
IQD 1495.19738
IRR 1569700.343007
ISK 143.457179
JEP 0.850736
JMD 180.461582
JOD 0.809587
JPY 184.602971
KES 147.525915
KGS 99.849731
KHR 4575.799296
KMF 493.261391
KPW 1027.627465
KRW 1711.650332
KWD 0.353459
KYD 0.951752
KZT 538.440178
LAK 25757.476713
LBP 102248.893419
LKR 383.188239
LRD 207.242432
LSL 18.62864
LTL 3.371462
LVL 0.690669
LYD 7.313324
MAD 10.670239
MDL 20.071901
MGA 4904.065114
MKD 61.655684
MMK 2397.302502
MNT 4094.751582
MOP 9.221747
MRU 45.741255
MUR 53.756746
MVR 17.641363
MWK 1983.32063
MXN 19.945218
MYR 4.647589
MZN 72.96578
NAD 18.634735
NGN 1573.320304
NIO 41.859106
NOK 11.169854
NPR 174.072343
NZD 1.981274
OMR 0.439389
PAB 1.142108
PEN 3.873588
PGK 5.001546
PHP 70.160711
PKR 317.594281
PLN 4.327509
PYG 6943.78048
QAR 4.160181
RON 5.237591
RSD 117.289972
RUB 87.947546
RWF 1672.748501
SAR 4.286192
SBD 9.189935
SCR 16.812962
SDG 685.659811
SEK 11.091778
SGD 1.476248
SHP 0.852475
SLE 27.803445
SLL 23943.143907
SOS 652.547368
SRD 42.943969
STD 23633.117206
STN 24.72014
SVC 9.993653
SYP 126.206417
SZL 18.634726
THB 38.008543
TJS 10.570656
TMT 3.996327
TND 3.376901
TOP 2.7492
TRY 53.647275
TTD 7.759932
TWD 36.667451
TZS 3002.958116
UAH 50.811249
UGX 4202.667251
USD 1.141808
UYU 46.052321
UZS 13733.098053
VES 809.320716
VND 29992.437715
VUV 137.351701
WST 3.152475
XAF 655.275703
XAG 0.019075
XAU 0.000278
XCD 3.085793
XCG 2.05846
XDR 0.814279
XOF 654.256277
XPF 119.331742
YER 270.694139
ZAR 18.789093
ZMK 10277.644917
ZMW 20.587505
ZWL 367.661662
  • AEX

    0.8700

    1084.23

    +0.08%

  • BEL20

    -53.6500

    5594.08

    -0.95%

  • PX1

    12.4900

    8338.97

    +0.15%

  • ISEQ

    53.9400

    13884.39

    +0.39%

  • OSEBX

    -8.1500

    1932.39

    -0.42%

  • PSI20

    -17.3400

    9106.84

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -131.2800

    4458.96

    -2.86%

  • N150

    6.2700

    4186.5

    +0.15%

Pour sortir du noir, le Tadjikistan mise sur l'hydroélectricité malgré des pénuries d'eau
Pour sortir du noir, le Tadjikistan mise sur l'hydroélectricité malgré des pénuries d'eau / Photo: STRINGER - AFP

Pour sortir du noir, le Tadjikistan mise sur l'hydroélectricité malgré des pénuries d'eau

S'éclairant à la lumière d'un téléphone, la famille Mahmoudzoda passe un énième hiver sans électricité au Tadjikistan, où l'eau manque pour alimenter les centrales hydroélectriques. Des pénuries qui risquent de s'aggraver avec le changement climatique durement ressenti en Asie centrale.

Taille du texte:

Mais les autorités espèrent enfin sortir ce pays montagneux du noir en construisant un nouveau barrage, le plus haut du monde.

"Les coupures d’électricité commencent dès fin septembre. Nous avons de l'électricité de 5h à 8h puis de 17h à 23h", raconte le père, Mousslikhiddine Mahmoudzoda, rencontré par l'AFP dans un village au nord-est de la capitale Douchanbé.

Comme chaque année, la compagnie nationale d’électricité Barki Tojik limite la consommation durant six mois.

Une "mesure inévitable" sur fond de demande exponentielle : la population de désormais dix millions d'habitants a été multipliée par deux depuis l'indépendance en 1991 et une forte croissance économique (environ 8%) après des décennies de marasme.

Le rationnement est aussi dû à la baisse du niveau des réservoirs d'eau faisant tourner les turbines des centrales hydroélectriques qui fournissent au Tadjikistan 95% de son électricité. En cause, les "faibles précipitations" alimentant le Vakhch, plus grande rivière du pays.

Désormais, "chaque centimètre d'eau compte", avertit Barki Tojik, exhortant les Tadjiks à payer leurs factures – le salaire moyen est à 180 euros – pour rénover les infrastructures vétustes.

Faute d'électricité en continu, la famille Mahmoudzoda utilise un poêle à charbon pour se chauffer, procédé risqué tant les intoxications mortelles au monoxyde de carbone sont courantes.

- "Palais de lumière" -

Selon les autorités tadjikes, tous ces désagréments appartiendront bientôt au passé, car le pays n'utilise aujourd'hui que 5% de son immense potentiel hydroélectrique, trois fois supérieur à celui de toute l'Asie centrale.

Le Tadjikistan mise tout sur Rogoun, la future plus puissante centrale hydroélectrique d'Asie centrale et plus haut barrage au monde (335 mètres), censé produire 3.600 mégawatts, l'équivalent de trois centrales nucléaires.

Ce projet colossal, entamé il y a un demi-siècle sous l'URSS en 1976 puis abandonné avec la chute du communisme et la guerre civile tadjike, a été relancé. Le site fonctionne partiellement, mais la date de mise en service à pleine capacité reste inconnue.

A Rogoun, d'immenses panneaux montrent le président Emomali Rakhmon, aux commandes du Tadjikistan depuis 32 ans, le regard déterminé sous un casque de chantier dans un photomontage de la construction du barrage. "Rogoun est l'avenir radieux du Tadjikistan", y lit-on.

Quelque 17.000 personnes oeuvrent sur ce chantier situé à une centaine de kilomètres à l'est de Douchanbé, dans les contreforts du Pamir.

"Une fois la construction de Rogoun achevée, le Tadjikistan sortira complètement de la crise énergétique", assure à l'AFP l’ingénieur Zafar Bouriev.

Autour de lui, des dizaines d’engins s'affairent sur ce site, véritable ville souterraine, où fourmillent les travailleurs dans les quelque 80 kilomètres de tunnels creusés dans la montagne.

"Nous nous trouvons au coeur du futur barrage" dit le spécialiste, peinant à se faire entendre à cause du brouhaha. "D'ici l'été prochain, cet endroit sera submergé, l'eau atteindra 1.100 mètres d'altitude, puis à terme 1.300", explique-t-il, montrant une marque à flanc de roche.

Les qualificatifs hyperboliques utilisés par le régime ne manquent pas pour décrire Rogoun: "palais de lumière", "fierté du peuple tadjike", ou encore "construction du siècle".

- Manque d'eau -

Selon le directeur technique de la centrale, Mourod Sadoulloev, "Rogoun fournira de l'électricité non seulement au Tadjikistan, mais aussi aux pays d'Asie centrale", voire à l'Afghanistan, au Pakistan et l'Inde.

Un sujet clé dans une région où l'eau est au coeur de nombreuses tensions.

Grâce à son immense réservoir, la centrale "rationalisera l’eau disponible dans la région pendant l’été" dit-il à l'AFP, ce qui "renforcera le système énergétique unifié" de la région, pensé sous l'URSS et permettant aux républiques centrasiatiques d'échanger eau et électricité.

Les voisins du Tadjikistan s'activent pour relancer un autre projet soviétique, la centrale hydroélectrique de Kambar-Ata au Kirghizstan, à construire avec le Kazakhstan et l'Ouzbékistan.

Mais Rogoun est critiqué pour son coût faramineux en constante augmentation -- plus de 6 milliards de dollars -- et son possible impact environnemental, tandis que les informations sur Kambar-Ata ont été classées secrètes.

Si le développement de sources d'énergie renouvelables est salué par les instances internationales, ces projets d'immenses centrales se heurtent à des réalités climatiques.

Selon les Nations unies, l'Asie centrale "se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale": les précipitations se raréfient, les glaciers alimentant les rivières fondent. La Banque mondiale alerte aussi sur l'"importante menace potentielle pesant sur la production d'énergie hydroélectrique du Tadjikistan".

X.Kadlec--TPP