The Prague Post - Colombie: un réseau de partage pour sauver les fruits en danger d'extinction

EUR -
AED 4.28379
AFN 74.652987
ALL 96.184978
AMD 438.959313
AOA 1069.635991
ARS 1617.875056
AUD 1.657586
AWG 2.099612
AZN 1.985985
BAM 1.950285
BBD 2.34786
BDT 143.258125
BHD 0.440329
BIF 3464.943838
BMD 1.166451
BND 1.486053
BOB 8.054773
BRL 5.951125
BSD 1.165654
BTN 107.617593
BWP 15.6399
BYN 3.402476
BYR 22862.447141
BZD 2.34446
CAD 1.615704
CDF 2684.004517
CHF 0.922856
CLF 0.026592
CLP 1046.587354
CNY 7.974154
CNH 7.970584
COP 4257.290935
CRC 542.243343
CUC 1.166451
CUP 30.910962
CVE 110.638015
CZK 24.396215
DJF 207.302003
DKK 7.472256
DOP 70.745071
DZD 154.453218
EGP 62.107944
ERN 17.496771
ETB 181.528985
FJD 2.583049
FKP 0.867931
GBP 0.870692
GEL 3.131926
GGP 0.867931
GHS 12.848475
GIP 0.867931
GMD 85.151075
GNF 10241.443408
GTQ 8.917781
GYD 243.880919
HKD 9.138448
HNL 31.050973
HRK 7.533757
HTG 152.820632
HUF 376.821534
IDR 19916.049266
ILS 3.602422
IMP 0.867931
INR 108.001325
IQD 1528.051314
IRR 1533883.57139
ISK 143.788164
JEP 0.867931
JMD 183.501076
JOD 0.826994
JPY 185.154916
KES 150.937318
KGS 102.00596
KHR 4682.136126
KMF 495.161701
KPW 1049.752741
KRW 1725.065404
KWD 0.360655
KYD 0.971399
KZT 557.327208
LAK 25618.17449
LBP 104433.842725
LKR 367.440912
LRD 214.857224
LSL 19.380598
LTL 3.444228
LVL 0.705574
LYD 7.401153
MAD 10.853846
MDL 20.073117
MGA 4826.200023
MKD 61.613944
MMK 2449.291434
MNT 4170.355823
MOP 9.404621
MRU 46.770304
MUR 54.262985
MVR 18.033752
MWK 2026.125728
MXN 20.356562
MYR 4.64306
MZN 74.60658
NAD 19.374974
NGN 1605.04845
NIO 42.843276
NOK 11.172161
NPR 172.190894
NZD 2.000583
OMR 0.448417
PAB 1.165644
PEN 3.970309
PGK 5.027102
PHP 69.600972
PKR 325.439326
PLN 4.252258
PYG 7561.616457
QAR 4.25287
RON 5.093079
RSD 117.338004
RUB 91.61844
RWF 1703.602247
SAR 4.377367
SBD 9.388196
SCR 16.479368
SDG 701.03745
SEK 10.878308
SGD 1.486619
SLE 28.753228
SOS 666.62838
SRD 43.804935
STD 24143.188608
STN 25.008718
SVC 10.200155
SYP 128.955664
SZL 19.380631
THB 37.406944
TJS 11.079845
TMT 4.08258
TND 3.373326
TRY 51.899734
TTD 7.906303
TWD 37.105753
TZS 3018.195128
UAH 50.516427
UGX 4312.601022
USD 1.166451
UYU 47.356081
UZS 14265.700323
VES 553.384247
VND 30707.415929
VUV 139.43143
WST 3.230244
XAF 654.070901
XAG 0.015792
XAU 0.000247
XCD 3.152394
XCG 2.100896
XDR 0.815322
XOF 657.878104
XPF 119.331742
YER 278.286172
ZAR 19.180648
ZMK 10499.465125
ZMW 22.293808
ZWL 375.59687
  • AEX

    31.3000

    1003.2

    +3.22%

  • BEL20

    185.3800

    5392.71

    +3.56%

  • PX1

    355.1000

    8263.87

    +4.49%

  • ISEQ

    753.2700

    12844.24

    +6.23%

  • OSEBX

    -57.6300

    2022.97

    -2.77%

  • PSI20

    83.3600

    9450.19

    +0.89%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    104.7200

    3926.73

    +2.74%

  • N150

    108.7500

    4048.95

    +2.76%

Colombie: un réseau de partage pour sauver les fruits en danger d'extinction
Colombie: un réseau de partage pour sauver les fruits en danger d'extinction / Photo: Pablo VERA - AFP

Colombie: un réseau de partage pour sauver les fruits en danger d'extinction

Pays à la biodiversité rare, la Colombie regorge de fruits pour certains en voie de disparition. Gian Paolo Daguer, un ingénieur environnement, alimente bénévolement un réseau de production, d'entraide et de promotion pour sauvegarder ces saveurs et textures uniques.

Taille du texte:

L'homme de 47 ans a lancé le projet "Frutas de Colombia" sur différents réseaux sociaux où il publie de nombreuses vidéos décrivant l'apparence, le goût, la texture et de possibles utilisations de fruits endémiques de Colombie, pour l'immense majorité inconnus des Colombiens eux-mêmes.

Sur une récente publication de février, il a présenté le Churumbelo (Chalybea macrocarpa), une baie légèrement ovale au "goût de poire" endémique du département colombien de Boyaca (centre-est). Il affirme que le Churumbelo est "en danger d'extinction" en raison d'un "faible nombre dans son environnement naturel".

Sa passion bénévole fait de lui une référence pour un cercle croissant d'amateurs. Sur un groupe de discussions, des biologistes, agriculteurs ou restaurateurs partagent leurs connaissances, s'organisent pour échanger des graines ou développer le commerce de ces fruits.

C'est une "vision holistique où tous ces savoirs différents confluent avec l'intention de conserver la biodiversité et les fruits qui poussent en Colombie", déclare-t-il à l'AFP.

Il n'existe pas d'inventaire précis des fruits comestibles de Colombie, mais selon Carolina Castellanos, biologiste de l'Institut Humboldt, "c'est l'un des pays les plus riches en nombre d'espèces de plantes".

Selon elle, au moins 3.000 espèces "alimentaires", tiges, feuilles, fruits ou graines ont été recensées. Mais pas de décompte spécifique pour les seuls fruits.

Sur ces 3.000 espèces, 10% seraient en danger d'extinction.

- "Science citoyenne" -

Pour sauver les fruits menacés de disparition, M. Daguer est en contact avec divers agriculteurs passionnés qui font vivre ces arbres, arbustes ou plantes dans de petits potagers domestiques ou en pleine forêt. Il reçoit des graines, les collectionne et les distribue ensuite dans des enveloppes via la poste.

Son but : "conserver", "récupérer", "informer".

Gian Paolo Daguer raconte que ce goût pour les fruits rares lui vient de l'enfance, de ses voyages en famille à travers la Colombie rurale où il dégustait des fruits qu'il ne trouvait pas sur les étals de Bogota.

Son travail bénévole a été déterminant pour cataloguer une nouvelle espèce, le Quinguejo (Myrcia coquiensis), une baie noire qui pousse sur un arbre de 3 à 9 mètres dans la forêt tropicale humide du département de Choco (nord-ouest).

M. Daguer l'a repéré pour la première fois sur les réseaux sociaux, a trouvé un agriculteur fin connaisseur du fruit et a ensuite participé à l'étude de l'Université nationale qui lui a donné le nom de Quinguejo en référence au hameau où il a été trouvé.

Pour lui, il ne s'agit que de "science citoyenne" où "les savoirs se rejoignent".

- Manger pour conserver -

Selon la biologiste Castellanos, ces fruits ont été oubliés et relégués au "second plan" en raison de nouvelles habitudes alimentaires en marge des écosystèmes colombiens.

"Partout dans le monde on mange tous la même chose", si bien que le régime alimentaire s'est "homogénéisé", dit-elle.

La restauratrice Antonuela Ariza, qui participe aux échanges initiés par M. Daguer, a inclus au menu de son restaurant le "Mini-Mal" des fruits généralement inconnus du palais des habitants de Bogota.

Elle confectionne dans sa cuisine une sauce avec de la goyave aigre pour accompagner un poisson pané, une mayonnaise avec du camu-camu (semblable au raisin) et du piment noir amazonien pour relever des crevettes fraîches, et un cocktail avec du copoazu, dont la chair blanchâtre a un goût apparenté au cacao.

Consciente de la richesse naturelle de la Colombie, elle entend "promouvoir la biodiversité, pouvoir raconter à un client l'histoire d'un fruit, lui faire goûter une nouvelle saveur mais aussi pouvoir lui raconter tout ce qui se passe autour de ce fruit, la forêt d'où il provient, les personnes qui en prennent soin".

Car "ce que nous ne mangeons pas se perd", dit-elle.

M.Soucek--TPP