The Prague Post - Japon: des doutes écologiques et financiers menacent un projet d'acheminement d'hydrogène australien

EUR -
AED 4.33295
AFN 74.329466
ALL 96.489795
AMD 443.182779
ANG 2.11159
AOA 1081.910418
ARS 1623.160881
AUD 1.665841
AWG 2.123706
AZN 2.013605
BAM 1.956607
BBD 2.370978
BDT 143.859331
BGN 1.943953
BHD 0.443983
BIF 3491.039788
BMD 1.179837
BND 1.493916
BOB 8.134355
BRL 6.109188
BSD 1.177185
BTN 107.057153
BWP 15.587429
BYN 3.375692
BYR 23124.797216
BZD 2.367576
CAD 1.613225
CDF 2690.027777
CHF 0.914352
CLF 0.025903
CLP 1022.797859
CNY 8.151196
CNH 8.137498
COP 4353.295402
CRC 561.831713
CUC 1.179837
CUP 31.26567
CVE 110.310495
CZK 24.230774
DJF 209.636459
DKK 7.470802
DOP 72.359843
DZD 153.341242
EGP 56.050237
ERN 17.697549
ETB 183.197855
FJD 2.621892
FKP 0.875257
GBP 0.874277
GEL 3.156093
GGP 0.875257
GHS 12.937336
GIP 0.875257
GMD 86.725041
GNF 10328.25962
GTQ 9.032725
GYD 246.25156
HKD 9.219851
HNL 31.143844
HRK 7.545014
HTG 154.303638
HUF 380.387584
IDR 19895.466478
ILS 3.675869
IMP 0.875257
INR 107.042858
IQD 1542.236055
IRR 49700.61665
ISK 145.107817
JEP 0.875257
JMD 183.425649
JOD 0.836525
JPY 182.851059
KES 151.742582
KGS 103.177063
KHR 4733.952394
KMF 493.172077
KPW 1061.86317
KRW 1705.15296
KWD 0.361809
KYD 0.981005
KZT 587.572329
LAK 25225.403556
LBP 105419.177372
LKR 364.230217
LRD 217.199578
LSL 18.965222
LTL 3.483751
LVL 0.713671
LYD 7.447071
MAD 10.794352
MDL 20.218339
MGA 5038.077823
MKD 61.670434
MMK 2477.748422
MNT 4209.33244
MOP 9.476508
MRU 47.13544
MUR 54.768145
MVR 18.240631
MWK 2041.341898
MXN 20.232426
MYR 4.604869
MZN 75.397487
NAD 18.965222
NGN 1584.733029
NIO 43.317865
NOK 11.244598
NPR 171.291645
NZD 1.972246
OMR 0.453347
PAB 1.177185
PEN 3.954331
PGK 5.134117
PHP 68.381562
PKR 329.000888
PLN 4.221473
PYG 7611.139014
QAR 4.29087
RON 5.104094
RSD 117.468447
RUB 90.387481
RWF 1719.309084
SAR 4.426142
SBD 9.492001
SCR 17.885376
SDG 709.6635
SEK 10.676023
SGD 1.49549
SHP 0.885183
SLE 28.906505
SLL 24740.582663
SOS 671.576974
SRD 44.403738
STD 24420.235387
STN 24.510109
SVC 10.300248
SYP 13048.49116
SZL 18.958819
THB 36.714125
TJS 11.1541
TMT 4.129428
TND 3.41791
TOP 2.840764
TRY 51.721234
TTD 7.968286
TWD 37.211456
TZS 3034.251397
UAH 50.953815
UGX 4237.747748
USD 1.179837
UYU 45.678839
UZS 14376.929387
VES 474.095366
VND 30640.356311
VUV 139.694654
WST 3.202579
XAF 656.227644
XAG 0.013976
XAU 0.000231
XCD 3.188567
XCG 2.121675
XDR 0.816137
XOF 656.227644
XPF 119.331742
YER 281.332391
ZAR 18.942238
ZMK 10619.948518
ZMW 22.290193
ZWL 379.906901
  • AEX

    9.9800

    1017.66

    +0.99%

  • BEL20

    -9.6300

    5654.68

    -0.17%

  • PX1

    116.7400

    8515.49

    +1.39%

  • ISEQ

    212.4000

    13007.43

    +1.66%

  • OSEBX

    13.6500

    1884.15

    +0.73%

  • PSI20

    -4.5500

    9090.54

    -0.05%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.0400

    4225.85

    +0.74%

  • N150

    34.9700

    4100.8

    +0.86%

Japon: des doutes écologiques et financiers menacent un projet d'acheminement d'hydrogène australien
Japon: des doutes écologiques et financiers menacent un projet d'acheminement d'hydrogène australien / Photo: Etienne BALMER - AFP

Japon: des doutes écologiques et financiers menacent un projet d'acheminement d'hydrogène australien

Un projet phare d'acheminement d'hydrogène d'Australie vers le Japon, qui mise sur cette énergie pour sa décarbonation, se voit compromis par des doutes sur le bilan environnemental de sa production, basée sur la combustion de lignite et dont la liquéfaction s'avère coûteuse et énergivore.

Taille du texte:

Baptisé Hydrogen Energy Supply Chain (HESC), ce projet tentaculaire évalué à 1 milliard de dollars visait à approvisionner l'archipel nippon depuis l'Australie.

Mais pour l'heure, HESC doit se résoudre à se procurer de l'hydrogène au Japon même pour tenir l'échéance 2030 pour sa phase pilote --même s'il assure ne pas abandonner l'idée de produire en Australie un hydrogène décarboné.

Des volumes considérables d'hydrogène, dont la combustion ne produit que de la vapeur d'eau, sont jugés nécessaires pour décarboner l'industrie lourde et les transports, mais cela suppose la création ex nihilo d'infrastructures aux coûts élevés et aux défis techniques redoutables.

Et des différences cruciales existent entre "hydrogène vert" produit à partir d'électricité tirée des renouvelables, et "hydrogène bleu" s'appuyant sur la combustion de fossiles avec capture du carbone émis, voire "brun" (sans capture).

Projet vitrine des ambitions environnementales japonaises, HESC visait à produire de l'hydrogène "bleu" dans l'État australien de Victoria (sud-est), en tirant avantage des abondantes réserves locales de lignite.

HESC affirme vouloir produire à terme suffisamment d'hydrogène pour "réduire d'environ 1,8 million de tonnes par an les rejets de CO2" --à comparer aux 974 millions de tonnes de CO2 émis en 2022 par le secteur énergétique japonais selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

- "Opposition" -

Le gouvernement japonais a promis 220 milliards de yens (environ 1,4 milliard de dollars) pour la phase actuelle de "démonstration commerciale" censée s'achever en 2030 avant une phase-pilote.

Pour tenir l'échéance, la décision de délocaliser la production d'hydrogène au Japon a été prise "principalement en raison de retards des procédures côté australien", a déclaré un porte-parole de Kawasaki Heavy Industries, l'un des groupes à l'origine du projet. Sans préciser les modalités de cet approvisionnement local.

Le gouvernement de l'État de Victoria n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP. Des responsables australiens ont évoqué auprès des médias une "décision commerciale" japonaise.

En réalité, le désintérêt des autorités australiennes s'explique en raison d'une "forte opposition" des militants écologistes et experts opposés au captage et au stockage du carbone, affirme Daisuke Akimoto, de l'Université des sciences de l'information de Tokyo.

"Le principal problème auquel le projet est confronté est le refus d'approbation du projet d'hydrogène +bleu+ par le gouvernement du Victoria", souligne-t-il.

Ces incertitudes reflètent "des lacunes cruciales à mi-parcours" sur la faisabilité du captage du carbone, processus "difficile et complexe, n'ayant réussi pleinement nulle part", abonde David Cebon, professeur d'ingénierie à l'Université de Cambridge.

- "Absurde" -

Kawasaki indique cependant poursuivre les "études de faisabilité" sur l'approvisionnement en hydrogène australien, se disant "très optimiste" et assurant que l'objectif "reste inchangé".

Mais M. Cebon n'exclut pas de voir le projet Australie-Japon "disparaître discrètement" en raison du coût du transport. Pour être acheminé par mer sous forme liquide, l'hydrogène doit être refroidi à -253 °C, processus extrêmement coûteux et énergivore.

"Je pense que les esprits les plus avisés du gouvernement australien viennent de réaliser à quel point c'est absurde", soupire Mark Ogge, du think-tank Australia Institute.

L'entreprise énergétique japonaise Kansai Electric s'est d'ailleurs retirée d'un autre projet de production d'hydrogène "vert" en Australie. Elle refuse de commenter les informations de presse selon la flambée des coûts l'aurait effrayée.

Le Japon, pauvre en ressources, est le cinquième plus grand émetteur mondial de dioxyde de carbone. Il produit déjà de l'hydrogène sur son territoire, principalement à partir de gaz naturel, de pétrole ou d'énergie nucléaire, bien que cette production soit limitée et onéreuse.

Certains experts restent confiants: Noe van Hulst, conseiller hydrogène auprès de l'AIE, juge important d'adopter une vision à long terme.

"Des projets pilotes permettent de tester les innovations par la pratique. C'est difficile de développer un marché de l'hydrogène bas carbone et cela prendra des décennies", comme pour l'éolien et le solaire, déclare-t-il à l'AFP.

Or, le solaire a finalement vu ses coûts s'effondrer, favorisant son adoption tous azimuts.

Et pour l'instant, "il n'existe pas vraiment d'alternative pour décarboner ces secteurs difficiles à électrifier comme l'acier, le ciment, les transports maritime et aérien", souligne M. van Hulst.

W.Urban--TPP