The Prague Post - La Turquie suffoque, ses forêts brûlent

EUR -
AED 4.187996
AFN 72.983205
ALL 93.753737
AMD 417.593938
ANG 2.041717
AOA 1046.291943
ARS 1701.420508
AUD 1.647097
AWG 2.055512
AZN 1.936599
BAM 1.954835
BBD 2.296777
BDT 140.544961
BGN 1.928225
BHD 0.429988
BIF 3402.315052
BMD 1.140367
BND 1.47523
BOB 7.895713
BRL 5.881096
BSD 1.140492
BTN 108.90626
BWP 15.485359
BYN 3.276884
BYR 22351.19877
BZD 2.293368
CAD 1.617468
CDF 2571.527697
CHF 0.922129
CLF 0.026937
CLP 1060.222039
CNY 7.747826
CNH 7.760422
COP 3802.919627
CRC 518.748572
CUC 1.140367
CUP 30.219733
CVE 110.21593
CZK 24.255441
DJF 203.0598
DKK 7.47533
DOP 67.15951
DZD 151.872955
EGP 56.562673
ERN 17.105509
ETB 184.05048
FJD 2.551802
FKP 0.852873
GBP 0.854335
GEL 3.016237
GGP 0.852873
GHS 13.016577
GIP 0.852873
GMD 83.818579
GNF 10001.547098
GTQ 8.700974
GYD 238.532296
HKD 8.939179
HNL 30.52441
HRK 7.524828
HTG 149.242245
HUF 357.895152
IDR 20626.564308
ILS 3.470536
IMP 0.852873
INR 108.859176
IQD 1493.934868
IRR 1568005.016014
ISK 143.38961
JEP 0.852873
JMD 180.630867
JOD 0.808489
JPY 185.298897
KES 147.450551
KGS 99.72523
KHR 4592.733709
KMF 491.498452
KPW 1026.330955
KRW 1719.776576
KWD 0.353502
KYD 0.950231
KZT 535.006001
LAK 25688.324061
LBP 102113.811797
LKR 382.159854
LRD 206.967871
LSL 18.695149
LTL 3.367208
LVL 0.689796
LYD 7.316614
MAD 10.675232
MDL 20.058102
MGA 4839.611887
MKD 61.674058
MMK 2394.244658
MNT 4089.09974
MOP 9.207357
MRU 45.495744
MUR 53.779789
MVR 17.630116
MWK 1977.324287
MXN 20.040164
MYR 4.649269
MZN 72.880857
NAD 18.695476
NGN 1569.852338
NIO 41.960582
NOK 11.137255
NPR 174.250016
NZD 2.001538
OMR 0.438459
PAB 1.140337
PEN 3.884902
PGK 5.013526
PHP 70.270551
PKR 316.990169
PLN 4.309385
PYG 6930.914209
QAR 4.145954
RON 5.236682
RSD 117.34841
RUB 87.093656
RWF 1676.772594
SAR 4.326122
SBD 9.233895
SCR 15.745488
SDG 684.799482
SEK 11.057514
SGD 1.475658
SHP 0.851399
SLE 27.796487
SLL 23912.935944
SOS 651.678428
SRD 42.863002
STD 23603.30039
STN 24.489097
SVC 9.978557
SYP 126.047188
SZL 18.704508
THB 38.134984
TJS 10.55919
TMT 4.002689
TND 3.371599
TOP 2.745731
TRY 53.421877
TTD 7.745178
TWD 36.571014
TZS 2996.318458
UAH 50.737064
UGX 4213.124227
USD 1.140367
UYU 45.919556
UZS 13698.900957
VES 768.706591
VND 29985.957737
VUV 136.617058
WST 3.157086
XAF 655.633477
XAG 0.019389
XAU 0.00028
XCD 3.0819
XCG 2.055086
XDR 0.815491
XOF 655.633477
XPF 119.331742
YER 270.324127
ZAR 18.682982
ZMK 10264.673055
ZMW 20.724773
ZWL 367.1978
  • AEX

    -1.1900

    1077.86

    -0.11%

  • BEL20

    -60.1100

    5664.41

    -1.05%

  • PX1

    -151.8600

    8284.7

    -1.8%

  • ISEQ

    -90.7500

    13870.24

    -0.65%

  • OSEBX

    12.8400

    1958.85

    +0.66%

  • PSI20

    -124.8700

    9124.54

    -1.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -31.2100

    4186.9

    -0.74%

La Turquie suffoque, ses forêts brûlent
La Turquie suffoque, ses forêts brûlent / Photo: ONUR YURTSEVER - AFP

La Turquie suffoque, ses forêts brûlent

"On brûle, on ne sait même plus où aller". Dans le sud-est de la Turquie, Asmin Gezginci se traine du parc à son domicile de Diyarbakir, sans trouver de répit.

Taille du texte:

La jeune femme de 24 ans subit de plein fouet la vague de chaleur qui accable le pays, poussant le mercure jusqu'au niveau historique de 50,5°C vendredi à Silopi, à deux heures de chez elle, aux frontières de l'Irak et de la Syrie.

Les autorités provinciales de Diyarbakir ont publié lundi une mise en garde à la population contre des températures "supérieures de 4 à 6 degrés aux normales saisonnières jusqu'au 2 août".

En ville le thermomètre affichait déjà 45,4°C à la mi-journée, a constaté l'AFP.

Depuis le début de l'été, plusieurs pays en Europe ont été touchés par de telles vagues de chaleur, favorisant la prolifération d'incendies.

Ces derniers sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du réchauffement de la planète.

En Grèce, après un week-end de forte mobilisation, les pompiers n'ont décelé qu'un seul "foyer actif", qui s'est déclaré sur le campus de l'université d'Athènes. Mais la vigilance reste de rigueur dans les points chauds du pays, surtout dans l'est et le sud du pays.

Plus de 250 pompiers portugais étaient mobilisés lundi avec l'aide de quatre avions espagnols pour venir à bout d'un incendie dans une zone de montagne difficile d'accès dans le nord, près de la frontière espagnole.

Le même jour, en Turquie, les pompiers bataillaient toujours, pour la troisième journée consécutive, contre trois foyers autour de Bursa, quatrième ville du pays et vaste site industriel dans le nord-ouest.

Malgré d'importants moyens engagés - 850 véhicules, six avions et quatre hélicoptères - la force du vent a réduit l'usage des moyens de lutte aériens, a fait valoir le ministre de l'Agriculture et des forêts, Ibrahim Yumakli.

Les habitants se mobilisent en acheminant des citernes tirées par leurs tracteurs. Des images de télévision montrent même des riverains accourant, verres d'eau en main, face aux brasiers.

- "S'il y a du vent, pas d'avion" -

A Karabük (nord), la province la plus boisée du pays qui abrite notamment la petite ville touristique de Safranbolu, le foyer a "baissé en intensité" et celui de Kahramanmaras (sud) est maintenant "sous contrôle", a détaillé le mnistre.

"Selon leur étendue et leur intensité, la capacité de l'Etat à répondre à de tels sinistres est parfois limitée" a-t-il admis. "S'il y a du vent, il n'y a pas d'avions et il faut des heures pour en prendre le contrôle, parfois même des jours".

Dix-neuf villages ont dû être évacués dans la région de Safranbolu, et plus de 3.500 personnes autour de Bursa.

Depuis la semaine dernière, quatorze personnes ont péri en combattant les incendies, dont dix forestiers et secouristes bénévoles pris au piège des flammes à Eskisehir, 150 km plus à l'est.

Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, plus de 3.000 feux se sont déclarés depuis le début de l'été et les autorités ont prévenu que la situation resterait critique jusqu'en octobre.

Selon une étude sur la désertification, publiée dans un rapport de l'ONU début juillet, 88% du territoire turc est exposé au phénomène: sous l'effet du changement climatique, les précipitations devraient diminuer d'un tiers d'ici la fin du siècle et les températures augmenter de 5 à 6°C par rapport aux moyennes relevées entre 1961-1990.

Des prévisions conformes aux calculs de l'AFP à partir des données du programme Copernicus de l'Union européenne: les 22 premiers jours de juillet se situent ainsi 1,7°C au-dessus de la moyenne 1981-2010 et juillet 2025 sera sans doute l'un des mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés en Turquie.

Cependant, le record de température en Europe continentale homologuée par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) reste de 48,8°C, en Sicile en août 2021. L'OMM a précisé à l'AFP que Silopi n'est pas intégré géographiquement à l'Europe continentale mais à l'Asie, où les records historiques dépassent largement 50°C.

- "La sécheresse est totale" -

Ces anomalies n'échappent pas aux simples habitants: "Il y avait de la neige, beaucoup de neige. Il y avait de l’eau, et les ruisseaux coulaient jusqu’à maintenant. Aujourd'hui il n’y a plus d’eau, rien, la sécheresse est totale", affirme Abdurrahman Sanli, retraité de 71 ans à Diyarbakir.

Selon le journal Bir Gün, proche de l'opposition, "le gouvernement a ignoré les avertissements" des experts concernant le risque d'incendie, qui déplorent son manque d'anticipation et de moyens dédiés.

Le journal affirme que la part du budget national dédié à la gestion forestière est passé de "4,5% en 2019 à 3,3% en 2025" et rappelle qu'en 2024, "23.000 hectares de forêts ont été ouverts à des activités non forestières", des mines et des constructions notamment.

N.Kratochvil--TPP