The Prague Post - A Hong Kong, des nids artificiels pour sauver des cacatoès de l'extinction

EUR -
AED 4.292157
AFN 74.798297
ALL 96.081506
AMD 435.777805
ANG 2.092123
AOA 1071.724593
ARS 1628.082223
AUD 1.653995
AWG 2.106635
AZN 1.980514
BAM 1.958455
BBD 2.33034
BDT 142.773581
BGN 1.99772
BHD 0.441166
BIF 3438.447352
BMD 1.16873
BND 1.486109
BOB 7.994634
BRL 6.022933
BSD 1.156984
BTN 107.543754
BWP 15.788542
BYN 3.401354
BYR 22907.100883
BZD 2.326935
CAD 1.61775
CDF 2688.077984
CHF 0.921888
CLF 0.027141
CLP 1071.677561
CNY 8.014445
CNH 7.979057
COP 4314.564139
CRC 536.730028
CUC 1.16873
CUP 30.971335
CVE 110.395317
CZK 24.410122
DJF 206.031995
DKK 7.472834
DOP 70.285598
DZD 154.764365
EGP 63.946692
ERN 17.530945
ETB 180.65792
FJD 2.584649
FKP 0.883159
GBP 0.870429
GEL 3.132031
GGP 0.883159
GHS 12.736034
GIP 0.883159
GMD 85.912134
GNF 10149.718202
GTQ 8.850735
GYD 242.025701
HKD 9.153432
HNL 30.722787
HRK 7.529896
HTG 151.685015
HUF 377.415553
IDR 19863.728909
ILS 3.62061
IMP 0.883159
INR 108.069511
IQD 1515.661513
IRR 1537902.110447
ISK 143.800387
JEP 0.883159
JMD 182.126159
JOD 0.82856
JPY 185.026847
KES 151.99264
KGS 102.205267
KHR 4636.266306
KMF 499.047449
KPW 1051.859453
KRW 1722.923644
KWD 0.361419
KYD 0.964166
KZT 537.644372
LAK 25525.827924
LBP 103609.880771
LKR 365.088133
LRD 212.878616
LSL 19.551025
LTL 3.450955
LVL 0.706953
LYD 7.395122
MAD 10.849131
MDL 20.213407
MGA 4832.593683
MKD 61.669015
MMK 2454.46379
MNT 4176.23509
MOP 9.337741
MRU 45.979539
MUR 54.64966
MVR 18.056768
MWK 2006.237348
MXN 20.473338
MYR 4.652126
MZN 74.739927
NAD 19.550941
NGN 1615.230794
NIO 42.577547
NOK 11.175866
NPR 172.079052
NZD 2.003776
OMR 0.449378
PAB 1.156939
PEN 3.962773
PGK 5.07893
PHP 69.409676
PKR 325.296532
PLN 4.257629
PYG 7502.107637
QAR 4.229192
RON 5.092624
RSD 117.328456
RUB 91.661946
RWF 1689.984156
SAR 4.38814
SBD 9.406617
SCR 16.038338
SDG 702.406871
SEK 10.885168
SGD 1.48909
SHP 0.87685
SLE 28.712002
SLL 24507.688773
SOS 661.193659
SRD 43.760724
STD 24190.343828
STN 24.533474
SVC 10.12377
SYP 129.383705
SZL 19.546754
THB 37.452526
TJS 11.008408
TMT 4.102241
TND 3.404915
TOP 2.81402
TRY 52.020933
TTD 7.850644
TWD 37.138137
TZS 3050.384506
UAH 50.281305
UGX 4344.128063
USD 1.16873
UYU 46.921411
UZS 14115.259127
VES 553.355153
VND 30767.392056
VUV 139.365103
WST 3.233046
XAF 656.844781
XAG 0.015116
XAU 0.000242
XCD 3.15855
XCG 2.085236
XDR 0.816915
XOF 656.856037
XPF 119.331742
YER 278.800392
ZAR 19.232261
ZMK 10519.967626
ZMW 22.417203
ZWL 376.330466
  • AEX

    27.1100

    998.96

    +2.79%

  • BEL20

    147.8900

    5355.3

    +2.84%

  • PX1

    306.0800

    8215.18

    +3.87%

  • ISEQ

    640.8300

    12731.96

    +5.3%

  • OSEBX

    -62.8300

    2017.63

    -3.02%

  • PSI20

    0.0000

    9366.32

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -26.1700

    3822.13

    -0.68%

  • N150

    82.7500

    4023.03

    +2.1%

A Hong Kong, des nids artificiels pour sauver des cacatoès de l'extinction
A Hong Kong, des nids artificiels pour sauver des cacatoès de l'extinction / Photo: YAN ZHAO - AFP

A Hong Kong, des nids artificiels pour sauver des cacatoès de l'extinction

Au-dessus des rues grouillantes du quartier de Causeway Bay à Hong Kong, sur la cime des arbres, la lutte est engagée pour sauver le cacatoès soufré, l'une des espèces les plus menacées au monde.

Taille du texte:

Originaires du Timor oriental et d'Indonésie et initialement importés comme animaux domestiques, ces oiseaux au plumage blanc et à la huppe jaune ont fait souche dans les parcs de la mégalopole chinoise, après s'être échappés de captivité.

Leur population - environ 150 individus - y représente aujourd'hui un dixième de la population mondiale de cette sous-espèce rare, soit "l'une des plus grandes populations sauvages cohérentes restantes", note Astrid Andersson, post-doctorante à l'Université de Hong Kong et spécialiste de ces oiseaux.

Mais leur nombre menace de décliner, avec bien moins de jeunes oiseaux qu'il y a une dizaine d'années.

En cause: la disparition de leur habitat, 80% des cavités naturelles des arbres qui permettent à ces psittacidés (la famille des perroquets) de nicher ayant disparu en quelques années en raison des dégâts causés par les typhons et les élagages, selon la chercheuse.

Pour leur permettre de continuer à se reproduire, Mme Andersson a lancé un projet consistant à installer une cinquantaine de nids artificiels dans les arbres.

L'installation comprend une caméra pour observer leur comportement reproductif, qui n'a jamais été étudié de manière exhaustive.

- Légende urbaine -

Une légende urbaine raconte que la population locale de cacatoès soufrés provient d'une volière libérée par le gouverneur britannique de Hong Kong avant de se rendre aux Japonais en 1941.

Mais il n'existe aucune preuve pour étayer cette histoire et leur population n'est véritablement attestée que depuis les années 1970.

Les cacatoès soufrés font aujourd'hui partie du paysage de la ville, où leurs cris perçants résonnent régulièrement.

Les parcs de Hong Kong - remplis d'arbres produisant des fruits, des noix, ou autres aliments dont les oiseaux sont friands - sont devenus un "sanctuaire" pour eux, estime Mme Andersson.

Mais il investissent également volontiers les espaces artificiels. Perchés sur les réverbères ou les rambardes d'immeubles, ils observent la circulation bourdonnante de la ville.

Mais beaucoup de Hongkongais ignorent qu'il côtoient une espèce menacée. "Nous pensions vraiment que c'était une perruche ordinaire", confie à l'AFP un habitant, Erfan.

Les cacatoès soufrés, en réalité bien plus grands que des perruches, sont souvent confondus avec les cacatoès à huppe jaune, très répandus en Australie, mais les deux espèces sont génétiquement distinctes, et celle à huppe jaune n'est pas en danger.

Au marché aux oiseaux de Hong Kong, un journaliste de l'AFP a pu voir des cacatoès à huppe jaune ouvertement exposés. Mais les arrières-boutiques proposent également des soufrés, bien que l'espèce soit protégée.

- Marché noir -

Leur prix pour un oiseau d'un an atteint les 56.000 dollars hongkongais (6.150 euros), tandis qu'un poussin de deux mois s'échange pour 14.000 dollars hongkongais.

La vente d'animaux élevés en captivité est autorisée, mais les éleveurs doivent détenir des licences valides conformément à la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES), et il n'existe pas de tels éleveurs enregistrés à Hong Kong.

"Je pense que nous avons besoin d'une répression", estime Pong Sharon Kwok, fondatrice d'une association locale de sauvetage de perroquets, évoquant un "marché noir".

Mme Andersson a mis au point un test qui permet de déterminer, d'après son régime alimentaire, l'origine sauvage ou non d'un cacatoès, afin de lutter contre les ventes illégales.

Dans leurs régions d'origine, le braconnage, la perte d'abris naturels ainsi que le changement climatique ont également contribué à diminuer le nombre de cacatoès soufrés.

D'où le rôle crucial de Hong Kong, où "il est possible que la population locale ait des lignées génétiques qui ont maintenant disparu en Indonésie", selon Mme Andersson.

La mégalopole peut ainsi faire office de "réservoir génétique" à l'espèce, ajoute-t-elle.

A.Novak--TPP