The Prague Post - Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici à 2035

EUR -
AED 4.263393
AFN 72.560592
ALL 95.445505
AMD 426.579911
ANG 2.078536
AOA 1065.702339
ARS 1631.759056
AUD 1.625904
AWG 2.089612
AZN 1.978131
BAM 1.955708
BBD 2.33589
BDT 142.543287
BGN 1.938602
BHD 0.437379
BIF 3452.037433
BMD 1.160895
BND 1.48483
BOB 8.013623
BRL 5.844416
BSD 1.159745
BTN 110.916777
BWP 15.685261
BYN 3.18425
BYR 22753.548468
BZD 2.33249
CAD 1.604996
CDF 2617.819389
CHF 0.910396
CLF 0.026474
CLP 1041.960931
CNY 7.887994
CNH 7.891523
COP 4272.198809
CRC 524.875282
CUC 1.160895
CUP 30.763726
CVE 110.259808
CZK 24.299401
DJF 206.520274
DKK 7.47559
DOP 68.356781
DZD 154.999701
EGP 61.388609
ERN 17.41343
ETB 186.967195
FJD 2.561056
FKP 0.865939
GBP 0.863344
GEL 3.088435
GGP 0.865939
GHS 13.465366
GIP 0.865939
GMD 84.169382
GNF 10164.521322
GTQ 8.843584
GYD 242.598575
HKD 9.096602
HNL 30.855547
HRK 7.538743
HTG 151.872848
HUF 358.937677
IDR 20546.222087
ILS 3.356195
IMP 0.865939
INR 111.098268
IQD 1519.228455
IRR 1536328.880099
ISK 143.672854
JEP 0.865939
JMD 183.081378
JOD 0.823121
JPY 184.820387
KES 150.532911
KGS 101.520743
KHR 4647.781122
KMF 493.380922
KPW 1044.867203
KRW 1764.96766
KWD 0.359309
KYD 0.966454
KZT 547.684208
LAK 25416.803047
LBP 103880.307966
LKR 387.921732
LRD 212.230005
LSL 19.129599
LTL 3.427823
LVL 0.702214
LYD 7.390652
MAD 10.699096
MDL 20.116053
MGA 4872.770527
MKD 61.637097
MMK 2437.581041
MNT 4156.25447
MOP 9.360659
MRU 46.343818
MUR 55.00366
MVR 17.882128
MWK 2011.005296
MXN 20.116231
MYR 4.606321
MZN 74.185541
NAD 19.129599
NGN 1593.039054
NIO 42.67799
NOK 10.763942
NPR 177.466643
NZD 1.978855
OMR 0.447829
PAB 1.159745
PEN 3.954114
PGK 5.057762
PHP 71.364924
PKR 322.888194
PLN 4.240809
PYG 7067.667162
QAR 4.2402
RON 5.252359
RSD 117.404471
RUB 82.626109
RWF 1695.520153
SAR 4.355574
SBD 9.339615
SCR 15.93525
SDG 697.121913
SEK 10.874924
SGD 1.486415
SHP 0.866726
SLE 28.562282
SLL 24343.397066
SOS 662.768788
SRD 43.131949
STD 24028.189492
STN 24.498846
SVC 10.147522
SYP 128.31494
SZL 19.125099
THB 37.96551
TJS 10.774093
TMT 4.063134
TND 3.39504
TOP 2.795157
TRY 53.019603
TTD 7.871629
TWD 36.515387
TZS 3032.857174
UAH 51.328683
UGX 4391.793177
USD 1.160895
UYU 46.427814
UZS 13914.344732
VES 610.875316
VND 30607.005375
VUV 138.035939
WST 3.162369
XAF 655.92611
XAG 0.015386
XAU 0.000258
XCD 3.137378
XCG 2.090202
XDR 0.815762
XOF 655.92611
XPF 119.331742
YER 277.048092
ZAR 19.583496
ZMK 10449.455205
ZMW 21.831972
ZWL 373.807823
  • AEX

    10.0400

    1045.05

    +0.97%

  • BEL20

    39.4100

    5589.97

    +0.71%

  • PX1

    29.9200

    8115.75

    +0.37%

  • ISEQ

    208.5300

    13001.66

    +1.63%

  • OSEBX

    -13.9900

    2043.5

    -0.68%

  • PSI20

    -60.9000

    9166.74

    -0.66%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -9.0700

    4114.76

    -0.22%

  • N150

    12.3300

    4265.7

    +0.29%

Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici à 2035
Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici à 2035 / Photo: Thomas SAMSON - AFP/Archives

Nucléaire, renouvelables: le gouvernement dévoile enfin sa stratégie énergétique d'ici à 2035

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé jeudi les axes stratégiques de la nouvelle politique énergétique de la France, qui entend répondre d'ici à 2035 aux enjeux de souveraineté, de compétitivité, de pouvoir d'achat et de décarbonation de la France.

Taille du texte:

Dans cette 3e Programmation pluriannuelle de l'énergie, sujet d'intenses débats depuis trois ans, le gouvernement prévoit un plan "ambitieux" de relance de la consommation d'une électricité décarbonée notamment d'origine nucléaire, en remplacement des énergies fossiles qui coûtent cher à importer.

Dans le même temps, il acte un moindre déploiement de l'éolien terrestre et du solaire alors que la consommation d'électricité stagne.

La publication - très attendue - de cette stratégie pour la période 2025-2035 va permettre aux acteurs du secteur de lancer leurs projets, d'anticiper les besoins en investissements, en compétences et en emplois.

"Il n'y a pas de schéma dans lequel on peut être dépendant", a déclaré Sébastien Lecornu à l'occasion d'un déplacement sur les barrages hydroélectriques de Saut-Mortier et de Vouglans, dans le Jura, pour présenter le document.

Il y a "urgence" à avancer sur la question de l'énergie car ne pas décider "devenait fondamentalement dangereux pour notre souveraineté, pour notre capacité à produire, pour notre capacité à organiser nos filières", a-t-il dit.

Cette feuille de route, qui doit être publiée vendredi au Journal officiel, détaille la part qui reviendra à chaque filière dans la production d'énergie pour les dix prochaines années: combien pour le nucléaire, l'éolien, le solaire, l'hydraulique...

"La PPE3 fixe un cap clair: accroître la production énergétique décarbonée notamment électrique et réduire la consommation d'énergies fossiles", indique le document de présentation.

Le gouvernement vise une production électrique décarbonée en 2035 "en lien étroit avec la croissance de l'électrification des usages", c'est-à-dire la bascule de secteurs dépendants des énergies fossiles (gaz, pétrole) vers l'électricité, comme les transports avec les véhicules électriques, le bâtiment avec les pompes à chaleur ou l'industrie avec des fours électriques.

"En 2023, nous consommions près de 60% d'énergie finale fossile. Notre objectif est de n'en consommer plus que 40% en 2030", souligne le document.

"Notre sujet, c'est le carbone", a martelé Sébastien Lecornu, estimant que la situation géopolitique internationale impose d'agir.

La PPE3 acte ainsi une relance du nucléaire, en rupture avec la précédente (2019-2024) qui prévoyait de fermer 14 réacteurs: avec "une optimisation" du parc existant et la construction de six nouveaux réacteurs (plus huit en option).

La production nucléaire devrait atteindre 380 à 420 terawattheure (TWh) en 2030, contre 320 en 2023.

Elle mise aussi sur une accélération de l'éolien en mer mais avec un léger décalage dans le temps des objectifs, actant les retards constatés dans le déploiement des projets.

En revanche, l'éolien terrestre et le solaire subissent la stagnation de la demande d'électricité, avec des objectifs en baisse par rapport à ce que prévoyait la version de la PPE soumise à la consultation du public en mars dernier.

- Convergence des intérêts -

La PPE3 prévoit une "poursuite raisonnée du développement des énergies renouvelables électriques terrestres", dont les objectifs d’installations "ont été ajustés pour tenir compte de l'évolution de la consommation électrique sur les dernières années", indique le document.

Ils sont toutefois alignés sur l'un des scénarios les plus favorables établis en décembre par RTE, gestionnaire du réseau d'électricité à haute tension, qui a revu à la baisse ses prévisions de consommation électrique en France à l'horizon 2030.

Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), présent dans le Jura, a dit espérer, avec cette publication, la fin des querelles entre pro-nucléaire et pro-renouvelables.

Le texte a donné lieu à d'âpres débats dans la classe politique entre partisans du tout-nucléaire et ceux souhaitant faire la part belle aux énergies renouvelables, notamment le solaire et l'éolien.

Le patron de LR Bruno Retailleau et la cheffe de file des députés RN Marine Le Pen avaient demandé au gouvernement de renoncer à le publier.

Le RN a encore dénoncé jeudi "les conséquences dévastatrices" de la PPE mais n'a pas annoncé de censure du gouvernement comme il l'avait menacé.

A gauche, Marine Tondelier (Les Ecologistes) a dit son "soulagement" qu'il n'y ait pas de moratoire sur les énergies renouvelables.

"Pour la première fois, nos intérêts climatiques correspondent à nos intérêts géopolitiques", a résumé Sébastien Lecornu en rappelant que des oppositions avaient aussi accueilli le plan Messmer lançant le programme nucléaire français dans les années 1970.

"Et pour la première fois aussi, nos intérêts industriels, climatiques et géopolitiques correspondent aux intérêts du consommateur et à sa facture d'électricité", a-t-il ajouté. "C'est un alignement qui nous amène à une seule vraie question: comment on est capable d'électrifier plus vite?"

P.Svatek--TPP