The Prague Post - Eau et agriculture, un enjeu crucial sous tension climatique

EUR -
AED 4.325621
AFN 74.203962
ALL 96.278127
AMD 444.108328
ANG 2.108021
AOA 1080.081053
ARS 1625.127738
AUD 1.662609
AWG 2.121588
AZN 2.000206
BAM 1.955837
BBD 2.372644
BDT 143.9627
BGN 1.940667
BHD 0.444067
BIF 3494.061693
BMD 1.177842
BND 1.492484
BOB 8.140153
BRL 6.038205
BSD 1.178072
BTN 107.053007
BWP 15.545698
BYN 3.37692
BYR 23085.704901
BZD 2.369254
CAD 1.613467
CDF 2508.804009
CHF 0.912963
CLF 0.025719
CLP 1015.547634
CNY 8.108381
CNH 8.086074
COP 4371.914258
CRC 558.593876
CUC 1.177842
CUP 31.212815
CVE 110.267068
CZK 24.213312
DJF 209.775029
DKK 7.470952
DOP 71.839212
DZD 153.023435
EGP 56.451139
ERN 17.667631
ETB 182.586373
FJD 2.591016
FKP 0.870532
GBP 0.872133
GEL 3.144718
GGP 0.870532
GHS 12.694238
GIP 0.870532
GMD 85.982724
GNF 10331.886727
GTQ 9.038169
GYD 246.474622
HKD 9.211467
HNL 31.166658
HRK 7.537362
HTG 154.598305
HUF 376.002587
IDR 19800.762213
ILS 3.652011
IMP 0.870532
INR 107.092288
IQD 1543.32894
IRR 1525486.890327
ISK 143.897217
JEP 0.870532
JMD 184.078763
JOD 0.835094
JPY 184.594361
KES 151.882805
KGS 103.002464
KHR 4725.948187
KMF 492.337431
KPW 1060.030488
KRW 1684.484976
KWD 0.361338
KYD 0.981698
KZT 587.868546
LAK 25227.937603
LBP 105545.791976
LKR 364.490646
LRD 216.174054
LSL 18.842453
LTL 3.477862
LVL 0.712465
LYD 7.457823
MAD 10.812603
MDL 20.156608
MGA 5029.880799
MKD 61.668146
MMK 2473.166636
MNT 4204.552819
MOP 9.492478
MRU 46.992485
MUR 54.640276
MVR 18.197365
MWK 2042.777604
MXN 20.217736
MYR 4.582931
MZN 75.844397
NAD 18.842453
NGN 1592.466407
NIO 43.349525
NOK 11.305388
NPR 171.280849
NZD 1.974075
OMR 0.45286
PAB 1.178122
PEN 3.957174
PGK 5.066944
PHP 67.854348
PKR 329.320994
PLN 4.222529
PYG 7601.819847
QAR 4.28218
RON 5.09511
RSD 117.417948
RUB 90.221898
RWF 1721.18113
SAR 4.41847
SBD 9.475955
SCR 16.347136
SDG 708.466835
SEK 10.67622
SGD 1.490777
SHP 0.883687
SLE 28.854209
SLL 24698.758874
SOS 672.095485
SRD 44.527728
STD 24378.953143
STN 24.499731
SVC 10.308193
SYP 130.754028
SZL 18.849633
THB 36.632656
TJS 11.162309
TMT 4.134226
TND 3.419664
TOP 2.835961
TRY 51.671726
TTD 7.996014
TWD 36.915914
TZS 3017.015424
UAH 50.953092
UGX 4221.079153
USD 1.177842
UYU 45.620855
UZS 14415.270314
VES 479.22808
VND 30744.034149
VUV 139.412415
WST 3.198018
XAF 655.949809
XAG 0.013015
XAU 0.000227
XCD 3.183177
XCG 2.12324
XDR 0.815781
XOF 655.941455
XPF 119.331742
YER 280.88592
ZAR 18.738231
ZMK 10601.993596
ZMW 22.176569
ZWL 379.264671
  • AEX

    8.3600

    1028.2

    +0.82%

  • BEL20

    -24.2100

    5604.98

    -0.43%

  • PX1

    36.6300

    8556.07

    +0.43%

  • ISEQ

    -23.4300

    12991.68

    -0.18%

  • OSEBX

    6.7600

    1883.87

    +0.36%

  • PSI20

    -33.3700

    9236.11

    -0.36%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.4900

    4168.4

    +0.81%

  • N150

    16.7700

    4106.27

    +0.41%

Eau et agriculture, un enjeu crucial sous tension climatique
Eau et agriculture, un enjeu crucial sous tension climatique / Photo: Christophe ARCHAMBAULT - AFP/Archives

Eau et agriculture, un enjeu crucial sous tension climatique

Pas d'agriculture sans eau", martèlent les agriculteurs, au début d'un siècle sous la pression du changement climatique qui verra les ressources aquifères diminuer et les coûts liés à la dépollution augmenter.

Taille du texte:

Tour d'horizon des pratiques et enjeux en France, première puissance agricole européenne.

Les usages de l'eau

En France métropolitaine, 31 milliards de m3 d'eau douce sont prélevés par an pour tous les usages. Le volume réellement consommé, non restitué aux milieux aquatiques, est estimé à 4,1 milliards de m3 en moyenne (entre 2010 et 2020), selon les données officielles.

L'agriculture prélève moins que d'autres secteurs mais consomme 80% de ses prélèvements - une tomate est composée à 90% d'eau, une betterave à 70%.

Elle est donc la première activité consommatrice d'eau avec plus de 2 milliards de m3, soit 58% du total, devant l'eau potable (26%), le refroidissement des centrales électriques (12%) et les usages industriels (4%).

Seule 7% de la surface agricole utile est irriguée.

Une ressource plus rare, source de tensions

Le président du Haut conseil pour le climat Jean-François Soussana alertait en janvier sur "une tension croissante entre la quantité d'eau réellement utilisable", en recul avec le réchauffement climatique, et des "besoins (qui) vont s'accentuer, y compris pour l'irrigation".

En 2023, le président Emmanuel Macron avait présenté un "plan de sobriété" sur l'eau, épargnant largement les agriculteurs, quelques jours après des affrontements lors d'une manifestation contre une retenue d'eau artificielle - qualifiée de "méga-bassine" par ses opposants - à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres.

Le gouvernement a réaffirmé depuis son soutien au stockage de l'eau, réclamé par les syndicats agricoles FNSEA ou Coordination rurale, tout en le conditionnant à "des changements de pratiques significatifs".

La loi Duplomb, adoptée à l'été, vise notamment à faciliter la construction d'ouvrages de stockage de l'eau, sans imposer aucun engagement dans la transition.

Les types de prélèvement sont la retenue collinaire, alimentée par les eaux de ruissellement, le barrage, alimenté par un cours d'eau, jusqu'aux réserves de substitution ou "bassines", déconnectées du réseau hydrographique et remplies essentiellement par pompage de la nappe phréatique.

Nécessaire adaptation

Alors qu'entre 2010 et 2020, les surfaces irriguées en France ont augmenté de 15%, une combinaison de solutions est mise en avant.

L'institut Inrae plaide notamment pour une irrigation via un système de "goutte-à-goutte", qui permet des économies d'eau de 10 à 30% pour les grandes cultures et de 20 à 35% pour l'arboriculture.

Le changement des pratiques est mis en avant: introduction de haies pour lutter contre l'érosion et préserver l'humidité du sol, moins labourer ou diminuer les surfaces de maïs irrigué, qui ne consomme pas plus d'eau que le blé mais en réclame en été quand elle est la plus rare.

La réutilisation des eaux usées traitées - qui représente environ 1% des eaux usées en France contre 15% en Espagne -, pourrait aussi être un levier pour certaines cultures à forte valeur ajoutée, comme les agrumes, le maïs irrigué ou la luzerne, selon l'institut Terram.

Pesticides et dépollution de l'eau

En 40 ans, 14.000 captages d'eau ont disparu en France, à 41% du fait de pollutions agricoles (pesticides, engrais), avec pour conséquence une augmentation du prix de l'eau potable, liée au coût de son traitement, selon Harold Levrel, professeur d'économie au Muséum d'histoire naturelle.

"On estime qu'on est autour d'un milliard d'euros de dépenses par an" pour traiter l'eau, avec des systèmes complexes de filtration utilisant "des charbons actifs importés de Chine ou des Etats-Unis", relève-t-il.

Cette dépollution est financée par les consommateurs via leur facture d'eau. Entre janvier 2023 et septembre 2025, sur l'indice du prix de l'eau publié par l'INSEE, "on a vu une augmentation de 16%, ce qui est énorme", pour Olivier Andrault, de l'UFC-Que Choisir.

Cette ardoise est appelée à gonfler pour "maintenir le niveau de dépollution requis par la réglementation, avec les nouveaux résidus de pesticides recherchés", souligne-t-il.

En France, s'applique théoriquement le principe "préleveur-pollueur-payeur", selon lequel le prélèvement de l'eau et les rejets polluants qu'il engendre doivent donner lieu à une contribution financière proportionnelle à l'impact environnemental causé, rappelle une note récente du Conseil d'analyse économique.

Alors que l'agriculture constitue une source majeure de pollution de l'eau, "on s'aperçoit que les redevances pour prélèvement d'eau sont essentiellement payées par les usagers domestiques", indique à l'AFP l'économiste Stéphane Saussier, co-auteur de cette étude.

J.Simacek--TPP