The Prague Post - Près de New York, les derniers Amérindiens sous la menace du réchauffement climatique

EUR -
AED 4.114065
AFN 72.259582
ALL 90.790621
AMD 404.158249
ANG 2.004979
AOA 1027.255243
ARS 1706.277137
AUD 1.605841
AWG 2.019222
AZN 1.908846
BAM 1.955598
BBD 2.254667
BDT 138.445698
BGN 1.95798
BHD 0.422456
BIF 3355.553362
BMD 1.120234
BND 1.430852
BOB 13.181638
BRL 5.562192
BSD 1.119484
BTN 106.219027
BWP 15.421407
BYN 3.28696
BYR 21956.591821
BZD 2.251367
CAD 1.568609
CDF 2594.46299
CHF 0.92428
CLF 0.028078
CLP 1105.065844
CNY 7.480981
CNH 7.472639
COP 3552.732992
CRC 510.847228
CUC 1.120234
CUP 26.866225
CVE 110.25361
CZK 24.330933
DJF 199.339408
DKK 7.473811
DOP 68.662907
DZD 150.487454
EGP 61.701626
ERN 16.803514
ETB 182.080891
FJD 2.506193
FKP 0.837532
GBP 0.83759
GEL 2.901844
GGP 0.837532
GHS 12.979659
GIP 0.837532
GMD 82.897735
GNF 9906.976581
GTQ 8.557116
GYD 234.45578
HKD 8.78527
HNL 30.053895
HRK 7.537165
HTG 146.714844
HUF 366.731529
IDR 20269.350965
ILS 3.478944
IMP 0.837532
INR 106.361208
IQD 1697.024692
IRR 2052689.282929
ISK 136.422562
JEP 0.837532
JMD 177.661647
JOD 0.79429
JPY 175.72038
KES 145.354984
KGS 97.962924
KHR 4573.527541
KMF 492.347215
KPW 1008.210806
KRW 1482.658115
KWD 0.348046
KYD 0.932904
KZT 508.267495
LAK 25190.397759
LBP 100245.344367
LKR 371.711601
LRD 190.860284
LSL 18.546684
LTL 3.307761
LVL 0.677619
LYD 7.169259
MAD 10.995664
MDL 20.205913
MGA 5062.477032
MKD 61.598637
MMK 2352.70217
MNT 4032.758987
MOP 9.043866
MRU 44.738378
MUR 52.830672
MVR 17.319246
MWK 1941.099479
MXN 20.912986
MYR 4.576498
MZN 71.587148
NAD 18.546684
NGN 1492.219693
NIO 41.195744
NOK 10.482469
NPR 169.950444
NZD 1.961367
OMR 0.429016
PAB 1.119384
PEN 3.844503
PGK 5.013482
PHP 71.267107
PKR 309.775499
PLN 4.40251
PYG 6474.331183
QAR 4.080578
RON 5.3545
RSD 117.487863
RUB 91.430555
RWF 1653.929144
SAR 4.204519
SBD 9.045421
SCR 15.663382
SDG 673.825035
SEK 11.125947
SGD 1.430432
SHP 0.837151
SLE 25.709792
SLL 23490.757589
SOS 639.733914
SRD 42.152218
STD 23186.587781
STN 24.497469
SVC 9.794988
SYP 14565.285711
SZL 18.546084
THB 37.830725
TJS 10.315634
TMT 3.932022
TND 3.342755
TOP 2.697255
TRY 55.679905
TTD 7.606214
TWD 36.503734
TZS 2963.693842
UAH 50.679165
UGX 4931.490563
USD 1.120234
UYU 44.895362
UZS 13396.616091
VES 985.569686
VND 28949.654292
VUV 133.391269
WST 3.100456
XAF 655.957
XAG 0.020782
XAU 0.000280356799
XCD 3.02749
XCG 2.017492
XDR 0.792064
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.491333
ZAR 18.566461
ZMK 10083.456786
ZMW 22.506675
ZWL 360.71498
SSP 6436.51929
MXV 2.360302
  • AEX

    1.9200

    1131.63

    +0.17%

  • BEL20

    45.3200

    5781.8

    +0.79%

  • PX1

    -28.1200

    7782.82

    -0.36%

  • ISEQ

    -88.3700

    13938.2

    -0.63%

  • OSEBX

    15.4300

    2101.12

    +0.74%

  • PSI20

    7.3900

    9244.62

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -25.2200

    4178.57

    -0.6%

  • N150

    3.7800

    4204.6

    +0.09%

Près de New York, les derniers Amérindiens sous la menace du réchauffement climatique
Près de New York, les derniers Amérindiens sous la menace du réchauffement climatique / Photo: KENA BETANCUR - AFP

Près de New York, les derniers Amérindiens sous la menace du réchauffement climatique

Décimés par de premiers colons européens en Amérique, les derniers Amérindiens Shinnecock de la région paradisiaque des Hamptons, au nord de New York, sont aujourd'hui menacés par un autre fléau: le réchauffement climatique et la montée des eaux.

Taille du texte:

La tribu des Shinnecock vit sur l'île new-yorkaise de Long Island depuis 13.000 ans.

Repoussés et expulsés de leurs terres à partir du XVIIe siècle avec l'arrivée d'Européens, puis au XIXe siècle par les autorités américaines, ils ne sont plus que 1.600, dont la moitié seulement est installée sur une réserve autonome de 320 hectares à l'est de la péninsule, à Southampton.

Aujourd'hui, leurs modestes villages et logements construits au bord de l'Atlantique sont directement menacés par la montée du niveau de l'océan, l'érosion et les multiples tempêtes qui balaient la région dès la fin de l'été.

- "Terrible réalité" -

"Tout un peuple qui vit ici depuis toujours fait face à une terrible réalité: l'obligation de déménager", résume pour l'AFP Tela Troge, une avocate de la tribu shinnecock.

Les Shinnecock sont, comme nombre de tribus amérindiennes et autochtones aux Etats-Unis, reconnus officiellement par le gouvernement fédéral américain.

Leur réserve de Southampton est à un jet de pierre de manoirs et de bâtisses aux surfaces démesurées, évalués à des dizaines de millions de dollars, pour multimillionnaires américains et étrangers: c'est le richissime joyau des Hamptons à la réputation mondiale.

Là, on déambule devant des grilles et portails électrifiés, à travers le hameau de Shinnecock Hills, qui abrite un golf ultra couru construit sur un terrain que la tribu estime volé depuis 1859.

Et le peu de territoire qui reste aux mains des Shinnecock est maintenant menacé par le réchauffement, la montée des eaux et le grignotage de la côte.

- "On voit l'érosion" -

A 78 ans, Ed Terry fabrique toujours des bijoux traditionnels avec des coquillages ramassés sur le sable: il se rappelle très bien qu'enfant la plage était bien plus large et l'océan plus éloigné.

"On voit l'érosion. Ce qui était la terre est aujourd'hui l'eau. C'est comme si la mer nous arrivait dessus", souffle le vieil homme en sculptant une coquille pour en faire une boucle d'oreille.

D'après des études environnementales citées par une responsable gouvernementale de la nation shinnecock, Shavonne Smith, la côte à Southampton a reculé de 45 mètres en quelques décennies.

D'après elle, 57 maisons doivent être déplacées et même certaines tombes du cimetière ancestral de la tribu sont menacées.

Dans une interview à l'AFP, Mme Smith s'alarme aussi de l'impact "gigantesque et stressant" sur une population "si dépendante de l'eau" d'un déménagement forcé à l'intérieur des terres.

Les Shinnecock pensent que le niveau de l'océan va s'élever de 1,3 mètre d'ici à la fin de ce siècle, avec son lot de tempêtes et d'inondations toujours plus fréquentes et plus destructrices.

A l'image de l'ouragan Sandy en octobre 2012 (44 morts et 19 milliards de dollars de coûts selon la ville de New York) et d'Ida en septembre dernier (au moins 91 morts dans le nord-est des Etats-Unis).

Des experts new-yorkais du changement climatique sont aussi très pessimistes.

- Les Shinnecock engloutis -

"Des études montrent que d'ici 2040, il y a 100% de probabilité que toute la nation shinnecock soit engloutie après une tempête", affirme à l'AFP le professeur Scott Mandia de l'université Suffolk County Community College, sur Long Island.

Et ceux "qui sont les moins responsables" du changement climatique sont "ceux qui en souffrent le plus", s'insurge le spécialiste.

Pour autant, les Shinnecock, qui vivent traditionnellement de la pêche et de l'agriculture, sont déterminés à ne pas disparaître.

Pour tenter de lutter contre les éléments, un récif en coquilles d'huîtres a été bâti sur la plage, de gros rochers et des clôtures y ont été posés et du gazon a été planté pour empêcher le sable d'avancer.

"Nous sommes un peuple fort, nous survivrons", veut croire Ed Terry, le fabricant de bijoux.

Des efforts admirables, reconnaît le professeur Mandia, mais les Shinnecock "ne font que gagner du temps" avant que leurs terres ne soient complètement inhabitables.

A.Stransky--TPP