The Prague Post - Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique

EUR -
AED 4.197354
AFN 73.137697
ALL 93.993381
AMD 419.937085
ANG 2.046034
AOA 1048.502951
ARS 1704.915797
AUD 1.646311
AWG 2.059859
AZN 1.944734
BAM 1.954498
BBD 2.301367
BDT 140.827417
BGN 1.932302
BHD 0.43088
BIF 3410.051689
BMD 1.142779
BND 1.475823
BOB 7.91241
BRL 5.903588
BSD 1.142649
BTN 108.457698
BWP 15.432719
BYN 3.26374
BYR 22398.462835
BZD 2.298069
CAD 1.620929
CDF 2576.965842
CHF 0.921988
CLF 0.026891
CLP 1058.33901
CNY 7.76421
CNH 7.771735
COP 3810.961318
CRC 520.553224
CUC 1.142779
CUP 30.283636
CVE 110.706709
CZK 24.225421
DJF 203.09473
DKK 7.475127
DOP 67.281095
DZD 152.195481
EGP 55.773541
ERN 17.141681
ETB 181.958936
FJD 2.57525
FKP 0.85489
GBP 0.854516
GEL 3.011247
GGP 0.85489
GHS 13.044793
GIP 0.85489
GMD 83.986725
GNF 10033.596803
GTQ 8.718268
GYD 239.013914
HKD 8.962208
HNL 30.586892
HRK 7.535943
HTG 149.481728
HUF 354.535092
IDR 20478.994565
ILS 3.470562
IMP 0.85489
INR 108.502554
IQD 1497.611507
IRR 1571320.734227
ISK 143.612727
JEP 0.85489
JMD 179.960116
JOD 0.81024
JPY 185.027407
KES 147.681212
KGS 99.936497
KHR 4579.683873
KMF 493.108861
KPW 1028.501244
KRW 1728.475955
KWD 0.353923
KYD 0.95217
KZT 536.167514
LAK 24658.295504
LBP 102335.833728
LKR 382.558499
LRD 207.76065
LSL 18.524633
LTL 3.374329
LVL 0.691255
LYD 7.275897
MAD 10.695917
MDL 20.104607
MGA 4908.234279
MKD 61.651655
MMK 2399.170167
MNT 4097.553325
MOP 9.229552
MRU 45.756627
MUR 53.801903
MVR 17.656153
MWK 1983.863856
MXN 19.997826
MYR 4.660256
MZN 73.021451
NAD 18.524227
NGN 1566.006538
NIO 41.825782
NOK 11.194477
NPR 173.530399
NZD 2.008204
OMR 0.439396
PAB 1.142649
PEN 3.894017
PGK 5.007671
PHP 70.214038
PKR 318.092806
PLN 4.298511
PYG 6956.365884
QAR 4.165993
RON 5.234953
RSD 117.364524
RUB 87.419167
RWF 1674.170819
SAR 4.292345
SBD 9.253566
SCR 16.09825
SDG 686.238265
SEK 11.045036
SGD 1.476202
SHP 0.8532
SLE 27.855242
SLL 23963.502474
SOS 653.0966
SRD 42.953642
STD 23653.212162
STN 24.855437
SVC 9.998471
SYP 126.313729
SZL 18.494459
THB 38.07742
TJS 10.563602
TMT 3.999726
TND 3.369481
TOP 2.751537
TRY 53.522048
TTD 7.754834
TWD 36.702685
TZS 2999.797581
UAH 50.84987
UGX 4182.213938
USD 1.142779
UYU 45.989363
UZS 13753.341932
VES 761.337677
VND 30045.938003
VUV 137.299266
WST 3.162959
XAF 655.520313
XAG 0.018751
XAU 0.000276
XCD 3.088417
XCG 2.059228
XDR 0.815018
XOF 654.811751
XPF 119.331742
YER 270.924282
ZAR 18.565074
ZMK 10286.405295
ZMW 21.053159
ZWL 367.97428
  • AEX

    -3.4600

    1079

    -0.32%

  • BEL20

    -8.0300

    5724.43

    -0.14%

  • PX1

    -43.2500

    8436.24

    -0.51%

  • ISEQ

    0.0000

    13960.76

    0%

  • OSEBX

    7.7500

    1945.97

    +0.4%

  • PSI20

    32.2600

    9249.11

    +0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -19.9200

    4217.93

    -0.47%

Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique
Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique / Photo: Vyacheslav OSELEDKO - AFP

Au Kirghizstan, le défi de l'éducation face à la forte croissance démographique

Programmes scolaires inadaptés, pénurie d'enseignants, manuels obsolètes, classes surchargées et écoles délabrées: des maux que le Kirghizstan veut éradiquer pour moderniser son système éducatif et assurer le développement économique de ce pays d'Asie centrale.

Taille du texte:

"Mon fils n'a pas eu de professeur de mathématiques au premier trimestre, des lycéens enseignaient à sa place", raconte à l'AFP Azamat Bekenov, père de trois écoliers à Bichkek, la capitale kirghize.

Une situation courante au Kirghizstan, où environ un millier de professeurs manquaient en 2025, obligeant les familles à se débrouiller.

"Avec les parents d'élèves nous cherchions les professeurs, j'écrivais sur Facebook", explique M. Bekenov, qui a fini par dénicher un remplaçant.

Les besoins sont exponentiels en raison de la forte croissance démographique du Kirghizstan, où quelque 40% des sept millions d'habitants sont mineurs.

Selon le dirigeant Sadyr Japarov, 500.000 élèves ont intégré l'école ces dix dernières années. Une augmentation de 50% que le système peine à absorber, avec de nombreuses classes surpeuplées, comme l'a constaté l'AFP.

"Il y a 52 élèves dans la classe de mon fils et 50 dans celle de ma fille. Mon aîné s'en sort bien, ils sont seulement 38", ironise M. Bekenov.

Quant au contenu des cours, les autorités pointent un programme scolaire "irrémédiablement obsolète et de très mauvaise qualité" et relèvent le faible niveau des enseignants eux-mêmes, formés après l'indépendance en 1991.

- "Au bord du gouffre" -

Après trois décennies post-soviétiques marquées par un effondrement économique, une immigration massive et l'instabilité sociale, le système éducatif est "au bord du gouffre", selon les syndicats.

Parmi les mesures mises en oeuvre : le passage de onze à douze ans de scolarité obligatoire, la construction d'écoles, la hausse des salaires des professeurs, la fourniture de manuels par Moscou, 22% du budget étatique alloué pour l'Education...

Selon le gouvernement, ces mesures doivent former une jeunesse qualifiée pour assurer la croissance économique à long terme et enfin endiguer l'émigration de centaines de milliers de Kirghiz en Russie.

Corollaire d'un système éducatif médiocre, la productivité du travail au Kirghizstan est la plus faible d'Europe et d'Asie centrale, selon un rapport des Nations unies en 2023, et un quart de la population vit avec moins de cinquante euros par mois.

Dernier en 2006 et 2009 du test international PISA, le Kirghizstan a retenté sa chance en 2025 et attend son résultat pour bénéficier des conseils de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.

La tâche est considérable pour combler le retard accumulé.

"J'enseigne l'histoire. La matière devrait prendre vie, avec des cartes, des images d'archives. Je veux faire découvrir le monde aux enfants (..) mais il n'y a rien dans la salle de classe", explique Goulmira Oumetalieva, enseignante à Karakol (est), jointe par l'AFP au téléphone.

"Il n'y a pas d'ordinateur, pas de projecteur, même pas un simple écran. Les salles de classe sont vétustes, les tables sont branlantes, les chaises grincent", regrette-t-elle.

Son cas n'est pas une exception: 113 écoles sont en très mauvais état, bien que 400 bâtiments aient été construits entre 2021 et 2025, selon Bichkek.

- Méthodes "modernes" -

Mais les volontaires pour y enseigner ne se bousculent pas.

"Quand un enseignant se demande comment survivre et subvenir à ses besoins essentiels, il est difficile de parler d'une mission noble", dit Mme Oumetalieva, qui attend en avril le doublement du salaire moyen des enseignants (250 euros), promis par M. Japarov.

Alors, les autorités tentent de recruter autrement et s'appuient sur le programme "Teach For All".

Financé par des fonds privés, ce programme mondial récemment implanté dans quatre pays centrasiatiques envoie des diplômés de divers horizons professionnels enseigner deux ans en zone rurale.

A Boukara, la directrice d'école Nassikhat Sarieva a voulu "remédier à la grave pénurie d'enseignants" dans l'établissement le plus isolé du nord-ouest kirghiz.

"Nous avons accueilli deux nouveaux enseignants, d'anglais et de russe", explique à l'AFP Mme Sarieva. Selon elle, ils "utilisent des méthodes pédagogiques modernes" plus interactives pour impliquer les élèves, rompant avec la tradition soviétique rigide.

Cette initiative offre aussi aux écoliers l'accès à des ateliers culturels, comme la venue d'une troupe d'opéra dans ce village éloigné, aux pieds des montagnes Ala-Too.

De quoi faire rêver ces enfants, dont Arououke Chaïmaratova, 14 ans, qui va seulement "une fois par mois en ville".

"Nous avons participé à un atelier de chant, ça m'a donné envie de devenir chanteuse".

A.Stransky--TPP