The Prague Post - A Ushuaïa, l'enchantement du bout du monde rattrapé par le soupçon de l'hantavirus

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A Ushuaïa, l'enchantement du bout du monde rattrapé par le soupçon de l'hantavirus
A Ushuaïa, l'enchantement du bout du monde rattrapé par le soupçon de l'hantavirus / Photo: ALEXIS DELELISI - AFP/Archives

A Ushuaïa, l'enchantement du bout du monde rattrapé par le soupçon de l'hantavirus

Site mythique du tourisme du bout du monde, la ville d'Ushuaïa, en Terre de feu argentine, se débat tant bien que mal avec un soupçon, celui d'être la source du foyer d'hantavirus, le MV Hondius étant parti de son quai le 1er avril.

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Par 3-4°C sous un ciel plombé, le port d'Ushuaïa sur le canal de Beagle, bras de mer glacé reliant Pacifique et Atlantique, vit une lente activité d'hiver. Des bateaux de pêche, quelques cargos, mais pas un des paquebots qui y font 500 escales par an, drainant plus de 150.000 visiteurs. La saison des croisières, de septembre à avril, est bien finie.

De petits groupes de touristes pourtant, harnachés contre le froid, profitent des sorties de quelques heures qu'offrent des catamarans, vers les îles proches, l'île aux Oiseaux, l'île des Lions de mer. Sans inquiétude palpable liée à l'hantavirus. Quoique.

"Tout ce que je vois est normal, tout à l'air de bien aller", sourit à l'AFP, courbé contre le vent pluvieux, Luis Cardona, Colombien venu en couple pour quelques jours. Qui comme sa femme porte un masque sanitaire. "C'est pour le froid, et pour la situation" de l'hantavirus, avoue-t-il.

- Le mystère de la décharge -

"On a bien vu quelques personnes avec des masques, mais très peu", observe Silvina Galarza, Argentine en séjour quatre jours depuis Concordia, à 2.700 km. Qui "bien sûr" était au courant du Hondius, et que "par ici il y a beaucoup de rongeurs. Ca nous a fait un peu peur, mais tout va bien".

A bord du catamaran dont elle débarque, avec quelque 40 touristes, "personne ne parlait de ça. Tout (était) normal".

Ces derniers jours, les autorités scientifiques, politiques et touristiques de la province de Terre de Feu martèlent à l'envi que la probabilité est "pratiquement nulle" que le passager néerlandais cas zéro ait été infecté à Ushuaïa lors de son séjour de 48 heures avec son épouse avant d'embarquer.

Pêle-mêle, elles invoquent le bref délai entre son séjour et ses premiers symptômes apparus en mer, le 6 avril.

Elles rappellent l'absence d'hantavirus dans la province depuis que la notification est obligatoire en 1996.

Et que le "raton colilargo", rat à longue queue vecteur de la souche Andes du virus (transmissible d'humain à humain) "ne vit pas dans la zone", mais dans des provinces andines bien plus au nord. Même si plane un doute sur une sous-espèce locale, qu'une prochaine mission scientifique de Buenos Aires doit s'attacher à éclaircir.

Mais une vaste décharge, à 6-7 km d'Ushuaïa (80.000 habitants), attire les soupçons. C'est là, selon des médias, sans confirmation officielle à ce jour, que pourrait s'être rendu le couple néerlandais, passionné d'oiseaux, pour y observer des espèces locales, comme le Caracara à gorge blanche (daptrius albogularis).

La décharge, semi-ordonnée, avec des couches d'enfouissement superposées mais une partie à ciel ouvert, attire quantité de charognards. Elle est grillagée mais des chemins de terre autour permettent d'observer à mi-distance.

Mais là encore, les locaux sont sceptiques. Guillermo Deferrari, chercheur du Centre austral d'investigations scientifiques d'Ushuaïa, rappelle à l'AFP que "le rat à longue queue est herbivore, avec un régime de graines et de fruits", d'où sa présence dans des écosystèmes andins boisés "mais pas dans les décharges, au contraire des rats" communs.

Rien ne semble y faire, Ushuaïa reste sous soupçons. Lundi, la chambre de tourisme locale s'est agacée, exhortant "la communauté journalistique locale, nationale et internationale à agir avec la plus grande prudence et ne transmettre que des informations dûment vérifiées et/ou officielles".

- Le "bateau parti d'Ushuaïa" -

Les autorités de tourisme assurent ne pas avoir constaté à ce jour d'impact sur les réservations de la prochaine saison de croisières, ni en craindre. Un peu tôt?

"C'est clairement pas une bonne chose, pour une destination, d'être associée à la transmission d'une maladie", maugrée Angel Brisighelli, gérant d'une entreprise de catamarans.

Car bien qu'il n'y ait pas en Terre de Feu d'antécédent d'hantavirus, bien qu'on n'y trouve pas le rat qui le transmet, "la réalité est que tout le monde parle du +bateau qui est parti d'Ushuaïa+", se désole-t-il.

Un peu de neige a commencé à tomber sur Ushuaïa lundi. Pas assez pour tenir, mais suffisamment pour poudrer les hauteurs environnantes, dans ce cadre aussi austère que magnifique de montagne et de mer.

Avec l'hiver austral viendront d'autres types de touristes que les croisières: les skieurs en quête de glisse à Cerro Castor, station à 26 km de la ville.

Luis Cardona n'en sera pas, mais il l'assure: hantavirus ou pas "je n'aurais aucun problème à revenir" à Ushuaïa. "Très jolie."

G.Turek--TPP