The Prague Post - Amérique centrale: la détresse des agriculteurs face aux phénomènes climatiques extrêmes à répétition

EUR -
AED 4.114061
AFN 72.255483
ALL 90.790632
AMD 404.158296
ANG 2.004979
AOA 1027.254819
ARS 1713.118208
AUD 1.605841
AWG 2.019223
AZN 1.905346
BAM 1.955598
BBD 2.254667
BDT 138.445714
BGN 1.95798
BHD 0.422456
BIF 3355.553753
BMD 1.120234
BND 1.430852
BOB 13.18164
BRL 5.56219
BSD 1.119484
BTN 106.21904
BWP 15.421409
BYN 3.286961
BYR 21956.59438
BZD 2.251368
CAD 1.568608
CDF 2594.463388
CHF 0.92428
CLF 0.028243
CLP 1105.065972
CNY 7.480981
CNH 7.472638
COP 3552.733407
CRC 510.847288
CUC 1.120234
CUP 26.866228
CVE 110.253623
CZK 24.330929
DJF 199.339431
DKK 7.473812
DOP 68.662915
DZD 150.487472
EGP 61.701633
ERN 16.803516
ETB 182.080912
FJD 2.506184
FKP 0.83772
GBP 0.83759
GEL 2.901053
GGP 0.83772
GHS 12.979661
GIP 0.83772
GMD 82.897292
GNF 9906.977735
GTQ 8.557117
GYD 234.455807
HKD 8.784994
HNL 30.053899
HRK 7.537163
HTG 146.714861
HUF 366.73115
IDR 20269.353328
ILS 3.478944
IMP 0.83772
INR 106.361215
IQD 1697.02489
IRR 2052689.522073
ISK 136.421868
JEP 0.83772
JMD 177.661668
JOD 0.794262
JPY 175.719422
KES 145.355001
KGS 97.962929
KHR 4573.528074
KMF 492.34502
KPW 1008.210923
KRW 1482.921342
KWD 0.348045
KYD 0.932904
KZT 508.267554
LAK 25190.400695
LBP 100245.356051
LKR 371.711644
LRD 190.860306
LSL 18.546686
LTL 3.307762
LVL 0.677618
LYD 7.16926
MAD 10.995665
MDL 20.205915
MGA 5062.477622
MKD 61.598644
MMK 2352.611266
MNT 4031.903098
MOP 9.043867
MRU 44.738384
MUR 52.83045
MVR 17.318688
MWK 1941.099705
MXN 20.91299
MYR 4.576495
MZN 71.584549
NAD 18.546686
NGN 1492.219274
NIO 41.195749
NOK 10.48247
NPR 169.950463
NZD 1.961367
OMR 0.430732
PAB 1.119384
PEN 3.844503
PGK 5.013483
PHP 71.267028
PKR 309.775535
PLN 4.40251
PYG 6474.331938
QAR 4.080579
RON 5.354499
RSD 117.487877
RUB 91.430566
RWF 1653.929337
SAR 4.204519
SBD 9.045422
SCR 15.724762
SDG 673.820238
SEK 11.125947
SGD 1.430429
SHP 0.837152
SLE 25.709439
SLL 23490.760327
SOS 639.733988
SRD 42.152191
STD 23186.590484
STN 24.497472
SVC 9.794989
SYP 14565.287409
SZL 18.546086
THB 37.830495
TJS 10.315636
TMT 3.932023
TND 3.342755
TOP 2.697255
TRY 55.679906
TTD 7.606215
TWD 36.503733
TZS 2963.694187
UAH 50.679171
UGX 4931.491138
USD 1.120234
UYU 44.895367
UZS 13396.617652
VES 985.569793
VND 28949.657667
VUV 132.885562
WST 3.100575
XAF 655.957
XAG 0.020782
XAU 0.000280356831
XCD 3.027489
XCG 2.017492
XDR 0.792064
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.482543
ZAR 18.566463
ZMK 10083.451396
ZMW 22.506678
ZWL 360.715022
SSP 6436.082465
MXV 2.360303
  • AEX

    1.9200

    1131.63

    +0.17%

  • BEL20

    45.3200

    5781.8

    +0.79%

  • PX1

    -28.1200

    7782.82

    -0.36%

  • ISEQ

    -88.3700

    13938.2

    -0.63%

  • OSEBX

    15.4300

    2101.12

    +0.74%

  • PSI20

    7.3900

    9244.62

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -25.2200

    4178.57

    -0.6%

  • N150

    3.7800

    4204.6

    +0.09%

Amérique centrale: la détresse des agriculteurs face aux phénomènes climatiques extrêmes à répétition
Amérique centrale: la détresse des agriculteurs face aux phénomènes climatiques extrêmes à répétition / Photo: ORLANDO sierra - AFP

Amérique centrale: la détresse des agriculteurs face aux phénomènes climatiques extrêmes à répétition

Miguel Mejia n'a pu sauver qu'une poignée d'épis de maïs dans son champ inondé après le passage au Honduras de la tempête tropicale Julia qui a frappé le mois dernier l'Amérique centrale, région du monde où les phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus récurrents.

Taille du texte:

Julia est entrée au Nicaragua le 9 octobre en ouragan de catégorie 1, a traversé le Salvador en tant que tempête tropicale et s'est dissipée au Guatemala voisin.

Les pluies diluviennes qui l'ont accompagnée ont fait sortir de leur lit les fleuves Ulua et Chamelecon, causant les dégâts les plus importants au Honduras, dans la vallée de Sula (nord).

Les sept hectares que possèdent Miguel Mejia avec neuf autres agriculteurs honduriens sont situés près d'El Progreso, à 30 kilomètres de San Pedro Sula, la 2e ville du pays et capitale industrielle.

Un mois après le passage de Julia, les cicatrices sont toujours visibles avec ça et là des débris charriés par la crue qui a emporté toutes les cultures: bananes, manioc, etc.

"Les récoltes ont été perdues. Il va y avoir une crise alimentaire", se lamente l'homme de 58 ans qui vit avec sa femme et ses deux enfants adultes.

Il estime à plus de 400.000 lempiras, environ 16.000 dollars, les pertes pour la collectivité de 10 agriculteurs qui ne pourront pas lancer un second semis en raison de terres encore baignées d'eau boueuse.

En attendant, Miguel Mejia gagne "de quoi survire" en réparant les clôtures endommagées par la montée des eaux.

- "Jamais eu autant d'eau" -

Au Salvador, Victor Carranza, 44 ans, n'a pas pu lui non plus récolter le maïs "qui fait vivre la famille" sur son hectare de terre inondée à El Zamorano, à environ 100 km au sud-est de San Salvador. "Tout a été perdu à cause de l'eau", déplore-t-il, espérant une aide gouvernementale pour lancer les prochains semis.

"Il n'y a jamais eu autant d'eau que cette année", souffle Alfredo Hernandez, agriculteur de 51 ans qui se dit "très inquiet" : "Si le gouvernement ou certaines institutions ne nous soutiennent pas, ce sera pire demain car pour l'instant on ne peut même pas nourrir notre bétail".

Au Nicaragua, le ministère des Finances a chiffré à 367,8 millions le coût des dommages causés par Julia tant sur l'agriculture que sur les infrastructures.

Le ministre guatémaltèque de l'Agriculture, José Angel Lopez, a comptabilisé "60.000 hectares de cultures touchées à différents niveaux", évoquant maïs, haricots, cardamome, café, bananes et pâturages.

"Les grandes inondations c'était tous les 20 ans, mais là ça revient deux ans après", dit Miguel en référence aux ouragans Eta et Iota qui ont fait plus de 200 morts et des milliards de dégâts en 2020 en Amérique centrale.

"Avant ça il y a eu Mitch, il y a 24 ans", le second ouragan le plus meurtrier dans le bassin de l'Atlantique, se remémore-t-il.

Après le passage de l'ouragan de catégorie 5 qui a fait près de 20.000 morts en 1998, les autorités honduriennes avaient érigé des contreforts en pierre sur les berges des fleuves Ulua et Chamelecon.

Mais ils ont cédé sous l'effet de Eta et Iota, dévastant la vallée de Sula, poumon économique du pays de 9,6 millions d'habitants, dont plus de 70% sont pauvres.

A.Slezak--TPP