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Près de 200 nations sont réunies lundi pour cinq jours en Uruguay afin de tracer le sillon vers le premier traité mondial de lutte contre la pollution plastique.
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"Le monde a une dépendance importante au plastique", a déclaré Inger Andersen, directrice générale du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), à l'ouverture de cette première réunion du Comité intergouvernemental de négociation dans la station balnéaire de Punta del Este (est). "Une crise du plastique est également une crise climatique. Le plastique a une lourde empreinte carbone et une lourde empreinte chimique", a-t-elle souligné.
Au moins 8,8 millions de tonnes de déchets plastiques finissent dans l'océan chaque année dans le monde, soit l'équivalent d'un camion poubelle déchargé toutes les minutes, selon le rapport d'un comité d'experts des Académies nationales des sciences, de l'ingénierie et de la médecine.
Et selon les prévisions, la quantité de plastique déversée dans les océans devrait tripler d'ici 2040, alors que cette pollution affecte également la santé humaine : Des microplastiques ont été trouvés dans le sang, les poumons, la rate et les tissus rénaux, et même dans les tissus fœtaux.
En mars à Nairobi, le PNUE avait convenu de créer ce comité intergouvernemental pour négocier et finaliser un traité juridiquement contraignant sur les plastiques d'ici 2024.
La réunion de Punta del Este n'est qu'une première étape, quatre autres réunions mondiales sont prévues pour faire avancer le processus de négociation.
Des questions techniques, sur la manière même de structurer les deux années de pourparlers à venir, ou même ce qui devrait être inclus dans le traité, sont au programme des discussions.
"Il est ambitieux de mettre fin à la pollution plastique, mais c'est tout à fait faisable", a déclaré Mme Andersen, soulignant l'importance à "transformer l'ensemble du cycle de vie du plastique", de la production de polymères à la façon dont le plastique est utilisé dans le commerce, en passant par les déchets qui en résultent.
Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), la quantité totale de plastique dans les océans a augmenté de 50% au cours des cinq dernières années malgré un accroissement de 60% des politiques de lutte aux échelons nationaux. "L'intérêt d'un traité mondial est d'obliger tous les signataires à respecter une norme d'action commune élevée", a estimé le WWF dans un rapport en novembre.