Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Des milliers de personnes ont défilé samedi après-midi dans le froid à Paris contre la réforme des retraites, répondant à l'appel d'organisations de jeunesse mais aussi de La France insoumise, désireuses d'entretenir la flamme de la contestation.
Taille du texte:
"Résistance!", "on est là, même si Macron ne le veut pas": alors que le projet de loi prévoyant notamment le recul de l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans doit être présenté lundi en Conseil des ministres, un cortège mené par les jeunes, mais brassant toutes les générations, a cheminé entre les places de la Bastille et de la Nation sans incident notable.
Revendiquant quelque 150.000 participants, les organisateurs peuvent se targuer d'avoir atteint leur objectif: obtenir une mobilisation au moins égale à celle de la "marche contre la vie chère" d'octobre dernier, organisée par les mélenchonistes et qui avait drainé 140.000 participants d'après les instigateurs, 30.000 selon la police. D'autres comptages sont toutefois nettement plus mesurés: 12.000 personnes selon une source policière, 14.000 selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias dont l'AFP.
Dans la foule, Charlotte Lamorlette, metteuse en scène de 30 ans, et Chloé Kiskipour, comédienne de 29 ans, estiment de concert que "plus il y a de manifestations mieux c'est". "On est au début du mouvement, il faut envoyer un signal fort et encourager d'autres personnes à venir", disent-elles, après avoir dû faire l'impasse sur la marche de jeudi car elles travaillaient.
"On a conscience que c’est notre génération qui va le plus subir les effets de cette réforme. On enchaîne des contrats courts, on a du mal à s’insérer sur le marché du travail", clamait avant le départ du cortège Camille Hachez, cadre des Jeunes écologistes.
A ses côtés, Zoé Lorioux-Chevalier, membre du parti Génération.s, embraye. "On est révolté, on a envie d’en découdre, on a envie de dire qu’on ne sera pas la génération sacrifiée". "La jeunesse en a marre", insiste-t-elle, lors d'un point-presse où il a été question du rôle de La France insoumise qui, selon une source interne, a été activement à la manoeuvre de cette marche tant dans l'organisation que le financement.
- "Complémentaire" -
Car LFI marche sur le fil du rasoir, soucieuse de peser dans la séquence, mais aussi de ne pas être accusée de court-circuiter les syndicats ou de s'approprier le mouvement de contestation. Les alliés de gauche ont d'ailleurs choisi des stratégies divergentes, EELV, le PS et le PCF ne soutenant officiellement pas l'initiative de samedi, même si certains députés écologistes ont toutefois fait le déplacement.
"Notre rôle, c’est d’être en soutien de toutes les mobilisations", a déminé samedi lors d'un point de presse le député Louis Boyard, responsable de la jeunesse à LFI. Avant de s'agacer: "Est-ce que vous ne pouvez pas regarder que la jeunesse est dans une précarité énorme ? C'est le seul sujet dont on a envie de parler aujourd'hui."
"Ce n’est pas du tout une question de concurrence entre les mobilisations, c’est complémentaire", a insisté à ses côtés Eléonore Schmitt, porte-parole du syndicat étudiant L'Alternative.
Présent dans la foule, Jean-Luc Mélenchon s'est pour sa part contenté de quelques mots au micro sur le toit du camion des organisateurs, à l'adresse d'Emmanuel Macron. "Soyez maudit de vouloir transformer toute notre existence en marchandise (…) tout salir, tout gâcher, tout réduire, tout quantifier", a-t-il lancé.
Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste Olivier Besancenot a de son côté appelé les manifestants à être des "activistes de la grève générale. On va bloquer la société, paralyser l'économie", a-t-il scandé, alors que le projet de loi doit être présenté lundi en Conseil des ministres.
Pour le député LFI François Ruffin, "il faut élargir, élargir, élargir. À la jeunesse, aux gilets jaunes, aux mères célibataires, aux artisans commerçants".
Avant de plaider auprès de l'AFP, en vue de la prochaine journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndicale le 31 janvier, pour "que chacun fasse venir un ami". "Il faut faire déborder la rivière."