Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
"Vos larmes sont mes larmes": le pape François a lancé mercredi un "vibrant appel" devant les "cruelles atrocités" perpétrées dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), après avoir célébré une messe devant un million de personnes à Kinshasa.
Taille du texte:
Au deuxième jour de sa visite dans le plus grand pays catholique d'Afrique, le souverain pontife s'est dit "indigné" devant "l'exploitation, sanglante et illégale, de la richesse" de la RDC, où les violences de groupes armés ont tué des centaines de milliers de personnes et jeté des millions d'autres sur les routes.
"J'adresse un vibrant appel à toutes les personnes, à toutes les entités internes et externes qui tirent les ficelles de la guerre en RDC, en la pillant, en la flagellant et en la déstabilisant", a lancé le pape François.
Il devait initialement se rendre à Goma, dans le Nord-Kivu, province congolaise frontalière du Rwanda en proie à de nombreuses tueries et à la résurgence du groupe armé M23 qui a conquis au cours des derniers mois de vastes pans de territoire.
Mais cette étape, qui figurait dans le voyage prévu en juillet 2022, puis reporté, a finalement été supprimée en raison des risques pour sa sécurité.
Mercredi, le pape de 86 ans a toutefois entendu les "souffrances atroces" de quatre victimes dans des témoignages sans filtre décrivant "des gens découpés, des femmes éventrées, des hommes décapités", tandis que des femmes exhibaient leurs bras mutilés devant le regard ému du pape.
Emelda M'karhungulu a raconté les "maltraitances" qu'elle a subies pendant trois mois comme "esclave sexuelle". "Des fois, ils mélangeaient les têtes des gens dans la viande des animaux. C'était notre nourriture quotidienne."
"Face à la violence inhumaine que vous avez vue de vos yeux et éprouvée dans votre chair, on reste sous le choc. Et il n’y a pas de mots ; il faut seulement pleurer, en restant silencieux", a répondu le jésuite argentin, qui entend attirer l'attention sur les drames frappant certaines "périphéries" du monde.
- Messe géante -
Ces témoignages contrastaient avec l'ambiance festive et survoltée de la matinée pendant une messe géante dans la mégapole de quelque 15 millions d'habitants, autre temps fort de cette journée.
Plus d'un million de personnes, selon les autorités, ont participé à cette célébration en plein air sur le tarmac de l'aéroport de Ndolo, dans l'est de la ville. La plupart avaient passé toute la nuit sur place.
A bord de sa "papamobile", le pape a salué la foule qui l'a acclamé avec des drapeaux et des chants traditionnels, sous un grand soleil et un important dispositif de sécurité.
"Quand le pape (Jean Paul II) est venu pour la première fois c’était de l’histoire, j'avais 15 ans. Aujourd’hui, j’ai 55 ans. Donc assister à une première messe papale est très important", souligne auprès de l'AFP Adrien Louka, espérant un message de "réconciliation" du pape "pour que les pays qui nous entourent nous laissent en paix".
Peu après son arrivée mardi, Jorge Bergoglio avait dénoncé le "colonialisme économique" qui "se déchaîne" dans ce pays au sous-sol d'une immense richesse et à la terre fertile, mais dont les deux tiers des quelque 100 millions d'habitants vivent avec moins de 2,15 dollars par jour.
Très attendu, le pape François avait été accueilli dans la liesse populaire par des dizaines de milliers de personnes le long des grandes avenues de la capitale parées des drapeaux de la RDC et du Vatican ainsi que de nombreux panneaux de bienvenue.
Il s'agit du quarantième voyage international du chef de l'Eglise catholique depuis son élection en 2013, le cinquième sur le continent africain. Après Kinshasa, il rejoindra vendredi Juba, capitale du Soudan du Sud, plus jeune Etat du monde et parmi les plus pauvres de la planète.