Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
"Upahl dit non", "pensez à nos enfants !" : le long de la route conduisant à ce village du nord de l'Allemagne, difficile d'ignorer les pancartes en bois dont les larges lettres aux couleurs vives détonnent dans la grisaille du ciel.
Taille du texte:
Depuis des semaines, cette bourgade de quelque 500 habitants est vent debout contre un projet d'installer un centre d'hébergement de demandeurs d'asile pouvant accueillir, dans des conteneurs, jusqu'à 400 personnes.
Comme ailleurs en Allemagne, ce district rural du Mecklenbourg, la région où est situé Upahl, peine à faire face à l'afflux de réfugiés.
L'an passé, 217.774 demandes d'asile ont été déposées en Allemagne, soit plus du double du total de 2020, selon les données officielles.
Il s'agit du nombre le plus élevé depuis la grande crise migratoire des années 2015/16 quand Syriens et Afghans fuyant la guerre ou les persécutions avaient trouvé refuge dans la première économie européenne.
L'an passé aussi, ils arrivaient surtout de Syrie où la guerre continue, suivie par l'Afghanistan désormais aux mains des talibans, la Turquie ou l'Irak.
"Nous avons une situation à laquelle nous ne pouvons plus faire face, comme de nombreux autres cantons et communes en Allemagne", déclare à l'AFP Tino Schomann, le responsable administratif du district du Mecklenbourg du Nord-Ouest où des gymnases ont été réquisitionnés pour accueillir des demandeurs d'asile.
- "Vivre tranquillement" -
Le chauffeur routier à la retraite Bernd Wien, 66 ans, qui vit depuis 1980 à Upahl, est en première ligne des actions de protestation contre le centre qui doit ouvrir en mars. "Nous voulons juste vivre tranquillement ici, profiter de notre retraite", dit-il.
"Nous n'avons pas de barrières, pas de portail, on peut sonner chez les autres si on a besoin de quelque chose", témoigne Jan Achilles, 46 ans et membre du conseil municipal.
Le centre de réfugiés va tout changer, prédit cet analyste des sujets environnementaux. Quand des centaines de "personnes, des réfugiés ou des Allemands ou autres, sont entassées au même endroit, cela crée des problèmes", affirme-t-il.
Après des mois d'appels à l'aide des responsables locaux, la ministre de l'Intérieur Nancy Faeser les a rencontrés jeudi, appelant chacun à "un effort humanitaire commun".
Aucun mesure concrète n'a été annoncée à l'issue de la réunion.
Reinhard Sager, le chef de l'Association des districts allemands, a appelé le chancelier Olaf Scholz à prendre l'affaire en main.
"Les municipalités font vraiment un excellent travail et la volonté des particuliers d'aider est toujours aussi grande", a assuré M. Sager.
Mais "il est urgent de soulager la pression (...) qui est considérable et augmente de jour en jour, de semaine en semaine", a-t-il plaidé.
Le bureau d'Anika Reisch, une agente d'assurances de 38 ans, avoisine le terrain où les bulldozers préparent déjà l'installation des conteneurs, à Upahl.
Cette mère de deux enfants se dit pleine d'empathie pour les futurs occupants "qui sont traumatisés, qui s'inquiètent de l'avenir".
Mais elle est contre leur installation dans une structure où "ils n'ont aucune intimité, où ils ne peuvent pas (...) faire face à tout ce qu'ils ont vécu. Cela ne peut être bon pour personne".
- "Plus dramatique" que 2015 -
La grande crise migratoire de 2015 avait marqué l'essor du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD). Avec sa campagne agressive contre les migrants, la formation avait réussi deux ans plus tard à faire une entrée fracassante au parlement.
A Upahl, des militants d'extrême droite se sont immiscés parmi les manifestants, nourrissant les craintes que la crise actuelle ne puisse de nouveau profiter à l'AfD.
"La situation générale est au bout du compte bien plus dramatique qu’en 2015 en raison de la guerre, de l'inflation, des crises économiques et des nouveaux réfugiés", estime auprès de l'AFP Hajo Funke, politologue à l'Université libre de Berlin.
Avec des capacités d'accueil épuisées dans sa région et entre 20 et 30 nouveaux arrivants par semaine, Tino Schomann, le responsable du district, ne voit pas d'autre option que le centre d'Upahl : "j'ai besoin de plus de place", dit-il.