The Prague Post - Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

EUR -
AED 4.247386
AFN 75.757775
ALL 92.81465
AMD 423.084747
ANG 2.06995
AOA 1061.701178
ARS 1720.63469
AUD 1.633423
AWG 2.083212
AZN 1.970704
BAM 1.956412
BBD 2.328269
BDT 141.895612
BGN 1.96191
BHD 0.435963
BIF 3455.890182
BMD 1.156537
BND 1.478652
BOB 13.472214
BRL 6.053203
BSD 1.156032
BTN 110.247486
BWP 15.573814
BYN 3.516113
BYR 22668.120654
BZD 2.324827
CAD 1.60492
CDF 2628.808492
CHF 0.940386
CLF 0.026898
CLP 1058.647954
CNY 7.798764
CNH 7.800372
COP 3639.181725
CRC 520.094166
CUC 1.156537
CUP 30.648224
CVE 110.304272
CZK 24.228872
DJF 205.540169
DKK 7.475559
DOP 67.665261
DZD 153.662148
EGP 58.153333
ERN 17.348052
ETB 186.991291
FJD 2.559937
FKP 0.856967
GBP 0.854623
GEL 3.019013
GGP 0.856967
GHS 12.657959
GIP 0.856967
GMD 85.009906
GNF 10154.615403
GTQ 8.819835
GYD 241.795634
HKD 9.075801
HNL 30.989569
HRK 7.53276
HTG 151.20645
HUF 363.593769
IDR 20616.424427
ILS 3.417686
IMP 0.856967
INR 110.50067
IQD 1514.365356
IRR 1589760.98906
ISK 142.208207
JEP 0.856967
JMD 183.068345
JOD 0.82003
JPY 184.305126
KES 149.494387
KGS 101.139585
KHR 4677.463124
KMF 493.841605
KPW 1040.883431
KRW 1637.367373
KWD 0.357012
KYD 0.96336
KZT 536.410257
LAK 26089.160765
LBP 103514.079503
LKR 384.67361
LRD 209.818331
LSL 18.700711
LTL 3.414953
LVL 0.699578
LYD 7.360684
MAD 10.72191
MDL 20.045484
MGA 4976.556681
MKD 61.552979
MMK 2428.049362
MNT 4160.447329
MOP 9.343123
MRU 46.422923
MUR 54.477208
MVR 17.86893
MWK 2004.426991
MXN 19.706582
MYR 4.725498
MZN 73.914701
NAD 18.70055
NGN 1572.393129
NIO 42.545516
NOK 10.93306
NPR 176.406858
NZD 1.965028
OMR 0.444688
PAB 1.155962
PEN 3.899022
PGK 5.192894
PHP 71.162141
PKR 321.080869
PLN 4.307464
PYG 6938.17028
QAR 4.214137
RON 5.235993
RSD 117.342652
RUB 97.436555
RWF 1699.934634
SAR 4.345368
SBD 9.308482
SCR 15.944299
SDG 694.50458
SEK 11.018401
SGD 1.479644
SHP 0.856839
SLE 28.339391
SLL 24251.996863
SOS 660.646638
SRD 43.91891
STD 23937.97606
STN 24.50915
SVC 10.114601
SYP 15037.290949
SZL 18.698981
THB 38.34849
TJS 10.675039
TMT 4.059444
TND 3.38916
TOP 2.784663
TRY 55.378494
TTD 7.831924
TWD 37.019012
TZS 3064.820166
UAH 51.713559
UGX 4294.603297
USD 1.156537
UYU 46.316691
UZS 13761.423601
VES 890.659494
VND 30241.701679
VUV 137.179134
WST 3.161573
XAF 656.162249
XAG 0.01785
XAU 0.000264
XCD 3.125599
XCG 2.083378
XDR 0.817732
XOF 656.196303
XPF 119.331742
YER 274.334672
ZAR 18.749664
ZMK 10410.222902
ZMW 21.846834
ZWL 372.404367
  • AEX

    -1.7900

    1117.82

    -0.16%

  • BEL20

    -43.9500

    5664.48

    -0.77%

  • PX1

    -13.8400

    8636.8

    -0.16%

  • ISEQ

    -53.2200

    14331.67

    -0.37%

  • OSEBX

    19.4200

    2085.84

    +0.94%

  • PSI20

    0.0000

    9254.52

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -130.9900

    4192.21

    -3.03%

  • N150

    14.3400

    4360.83

    +0.33%

Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués
Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

Sept manifestants ont été tués au Soudan lundi, l'une des journées les plus sanglantes de la répression de la mobilisation contre le pouvoir militaire qui ne faiblit pas depuis le putsch du général Abdel Fattah al-Burhane fin octobre.

Taille du texte:

Bravant un quadrillage sécuritaire serré et des troupes équipées d'armes lourdes, des milliers de Soudanais ont de nouveau scandé "Les militaires à la caserne" et "Le pouvoir aux civils" en tentant d'approcher du palais présidentiel à Khartoum, ou ailleurs dans le pays.

Dans la capitale, les partisans d'un pouvoir civil dans un pays sorti il y a moins de trois ans de trente années de dictature militaro-islamiste ont essuyé des tirs "à balles réelles", mais aussi une pluie de grenades lacrymogènes et assourdissantes et des tirs des canons à eau, rapportent des médecins.

Sept manifestants ont été fauchés par des tirs à balles réelles, précisent-ils.

L'émissaire de l'ONU au Soudan, Volker Perthes, a condamné "l'utilisation continue de balles réelles" pour réprimer les manifestations, et confirmé qu'au moins sept personnes ont été tuées et "des dizaines blessées". L'ambassade américaine à Khartoum a critiqué "les tactiques violentes des forces de sécurité soudanaises".

En tout, depuis le putsch du 25 octobre, 71 manifestants ont été tués. La police de son côté assure qu'un de ses généraux a été poignardé à mort jeudi par des manifestants qui, prévient-elle, seront jugés selon les lois d'exception de l'état d'urgence décrété le jour du coup d'Etat du chef de l'armée.

- "Militaires à la caserne" -

Dans un pays où militaires et paramilitaires sont déjà accusés d'exactions et notamment, récemment, du viol d'une dizaine de manifestantes, une nouvelle décision des généraux au pouvoir fait redouter le pire.

Lundi, le Conseil de défense a annoncé la création d'une "force spéciale antiterroriste pour faire face à de potentielles menaces".

Durant tout l'après-midi, les violences ont été continues: à Khartoum aux abords du palais présidentiel, l'ancien QG du dictateur Omar el-Béchir démis en 2019 sous la pression d'un soulèvement populaire, où siègent aujourd'hui les autorités de transition désormais aux mains du général Burhane.

Mais aussi dans les banlieues: à Omdourman, des manifestants brûlaient des pneus et dressaient des barricades pour couper des routes, tandis qu'à Khartoum-Nord, des milliers d'autres manifestants criaient "Les militaires à la caserne" et "Pas de retour en arrière possible", dans un pays resté sous la férule de l'armée quasiment en continu depuis son indépendance il y a 65 ans.

Partout, les forces de l'ordre ont poursuivi les contestataires dans les rues environnantes à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes.

Elles attaquent également régulièrement blessés et médecins dans les hôpitaux, s'indigne l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

- Appel à la retenue -

En soirée, des centaines de manifestants cherchaient à bloquer les rues de la capitale et de ses banlieues pour dénoncer la violence, tandis que le principal bloc civil, les Forces de la liberté et du changement (FLC), décrétait deux jours de désobéissance civile à compter de mardi.

Et la mobilisation ne se cantonne pas à la capitale dans ce pays de 45 millions d'habitants, l'un des plus grands d'Afrique.

A Madani, par exemple, à 200 kilomètres au sud de Khartoum, "environ 2.000 manifestants défilaient aux cris de +on ne veut que des civils au pouvoir+", a rapporté à l'AFP un témoin, Imed Mohammed.

Car le 25 octobre, le général Burhane a fait arrêter la plupart des civils qui partageaient le pouvoir avec l'armée. Ils ont été libérés depuis, mais le pays est toujours sans Parlement depuis la chute d'Omar el-Béchir et sans gouvernement depuis le putsch.

Le général Burhane, qui s'est entouré de militaires et de civils sans passé militant, est donc de facto seul aux commandes du pays, l'un des plus pauvres du monde.

A New York, neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont appelé "toutes les parties à la plus grande retenue", tandis que la mission des Nations unies à Khartoum tente d'organiser un dialogue pour relancer une transition vers la démocratie brutalement interrompue le 25 octobre.

Elle multiplie les rencontres avec acteurs du pouvoir, de la société civile, et même associations de femmes ou de jeunes, sans toutefois obtenir un accord pour des négociations directes ou indirectes entre toutes les parties dans l'immédiat.

L'envoyé spécial des Etats-Unis pour la Corne de l'Afrique David Satterfield et la secrétaire d'Etat adjointe Molly Phee ont, eux, entamé lundi une tournée en Arabie saoudite et au Soudan pour tenter de relancer le dialogue.

Les émissaires américains demanderont aux autorités au Soudan de "mettre fin à la violence" contre les manifestants, selon le Département d'Etat.

D'autre part, Washington a annoncé avoir remplacé son chargé d'affaires à Khartoum où les Etats-Unis n'ont plus d'ambassadeur depuis les années 1990.

H.Vesely--TPP