Nutzen Sie The Prague Post mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use The Prague Post with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar The Prague Post con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le The Prague Post avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare The Prague Post con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o The Prague Post com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Au pied du mont Asama au Japon, les chefs de la diplomatie des pays du G7 ont présenté lundi un front uni face aux défis posés par la Chine, rejetant toute divergence de vues concernant le géant asiatique.
Taille du texte:
Réunis dans la station de ski huppée de Karuizawa, à une centaine de kilomètres de Tokyo, les ministres des Affaires étrangères des grands pays industrialisés ont consacré une bonne part de leurs discussions à la montée en puissance de la Chine, et réitéré leur soutien à l'Ukraine face à la Russie.
La présidence japonaise du G7 (France, Japon, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Italie, Royaume-Uni) avait clairement affiché la couleur en organisant dès dimanche soir un dîner à huis clos sur la Chine et la Corée du Nord.
Comme un rappel des tensions avec la Chine sur la question taïwanaise, un destroyer américain a navigué dimanche dans le détroit de Taïwan, où Pékin, qui revendique l'île comme faisant partie de son territoire, avait récemment organisé de vastes exercices militaires.
"La communauté internationale est à présent à un tournant historique", a plaidé lundi le ministre japonais Yoshimasa Hayashi, en soulignant que "l'unité du G7 était extrêmement importante" à cet égard.
Mais les récents propos du président français Emmanuel Macron sur la Chine ont plané sur la réunion.
De retour d'une visite en Chine, il avait défendu dans une interview la nécessité d'une "autonomie stratégique" européenne face au risque de voir l'UE entraînée dans un conflit entre Washington et Pékin, notamment sur la question de Taïwan.
Publiquement, les responsables américains y compris le secrétaire d'Etat Antony Blinken se sont gardés de dénoncer ces propos, au contraire d'une certaine exaspération affichée par des pays européens comme la Pologne.
Paris s'est de son côté efforcé de désamorcer la polémique, réaffirmant que la position de la France n'avait pas changé. La France reste "profondément attachée au respect du statu quo, ainsi qu'à la préservation de la paix et de la stabilité entre les deux rives du détroit" de Taïwan", a rappelé la ministre française Catherine Colonna.
Le chef de la diplomatie américaine et son homologue française se sont d'ailleurs rencontrés en marge du G7 lundi, affichant selon M. Blinken leur "convergence" de vues.
"Nous sommes unis, nous envoyons clairement le même signal au reste du monde que toute situation requiert le respect du droit international, précondition pour le reste", a déclaré à la presse Mme Colonna.
"Beaucoup de ministres se sont récemment rendus en Chine", constatait de son côté un haut responsable américain, évoquant un "large consensus dans la salle pour rester engagés avec la Chine".
"Il y a beaucoup d'unité" autour de la table qui sera mis en musique dans le communiqué final de la réunion attendu mardi, a ajouté le responsable qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.
Les ministres y enverront le message "que nous voulons travailler avec la Chine mais que nous allons certainement nous opposer à toute coercition" de la part de Pékin, selon cette source.
- "Coquille" -
Des experts soulignent cependant la difficulté d'obtenir un consensus.
La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a elle appelé les pays européens à ne "pas se limiter à défendre l'ordre de paix européen" ni à se "retirer dans leur coquille" mais à agir "avec une vision large du monde".
"Autonomie stratégique, vous appelez ça comme vous voulez. Le fait est que nous devons avoir les moyens de nous protéger contre nos vulnérabilités", résume un responsable européen.
Les ministres se sont également accordés pour intensifier leurs efforts pour "prévenir et répondre à l'évasion des sanctions" contre la Russie ainsi qu'à "la fourniture d'armes à la Russie par des tiers", ce qui pourrait être considéré comme un nouvel avertissement à la Chine.